Tracey Grebinsky journaliste
Comme chacun sait, l’ économie chinoise est celle qui en ce moment se développe le plus rapidement au monde. Si cette progression est flagrante dans des grandes villes comme Beijing ou Shanghai, elle est tout à fait perceptible dans la Chine rurale aussi.
Le gouvernement chinois établit des programmes pour améliorer la vie dans les campagnes et une attention particulière est portée à la mise à jour des connaissances pour développer d’autres secteurs que la culture des céréales. Des mesures qui permettront au pays de devenir un important producteur dans une large gamme de produits.
Dans cette édition d’Objectif Chine, nous apprendrons les secrets de l’élevage de crabes avant de goûter une nouvelle sorte de lait, le lait de buffle et nous rendrons visite à des cultivateurs de pommes.
Venez donc avec nous dans ce dernier recoin du pays pour voir comment les idées modernes peuvent changer la vie d’un simple homme.
La routine quotidienne de ces pêcheurs semble empreinte d’une grande sérénité qui se dégage des reflets du soleil qui effleurent les eaux paisibles et des gestes immuables de ceux qui jour après jour, lancent puis retirent leurs filets.
Cependant, le commerce de ces trésors n’est de loin pas aussi prévisible que ces gestes quotidiens. Des facteurs naturels, incontrôlables comme le taux de pluie au cours de l’année ou d’autres éléments qui peuvent affecter la température de l’eau auront des effets sur le taux de reproduction et de survie de ces crustacés et induire des fluctuations importantes du marché.
Ces aquaculteurs élèvent les crabes dans des étangs ou des réservoirs. Il est maintenant sept heures du matin et nous venons de revenir de la pêche et avons ramené ces bestioles, des crabes poilus, ainsi appelé en raison des poils qui poussent sur leurs pattes. Très prisés pour la chair délicate de leurs pattes, pour leurs organes digestifs internes et leurs glandes ovariennes les crabes permettent aux éleveurs des bénéfices considérables. Dans certaines zone comme Shanghai, en particulier à l’approhe du Nouvel An chinois, ces crustacés peuvent être vendus jusqu’à 200 yuans le kg.
Les Chinois qui émigrent ont tendance à emporter leurs coutumes, culinaire notamment. On trouve maintenant ces crabes sur des étals en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon et, bien sûr, Hong Kong.
Ce paisible village de pêcheurs qui abrite une centaine de personnes se dresse sur les rives d’un réservoir empli des eaux du lac Tai. Cette petite communauté de tous les âges se caractérise par une grande curiosité et un sens de plénitude qui lui vient sans doute d’une forme de communion avec la nature.
Cet étang communautaire, l’un des nombreux de la région, recèle dans ces eaux l’un des produits phare de l’aquaculture en Chine. Eleveurs du fameux crabe poilu, ces hommes sont considérés comme les villageois les plus riches du pays.
Shen Shuming Un villageois
En ce moment, nous pêchons nos crabes. J’en ai déjà plus de 5’000 kg. La pêche a l’air bonne. Cette année, j’ai nourri plus de 80’000 larves et j’espère en nourrir 150’000 l’an prochain. Les campagnes de marketing pour promouvoir le crabe ont été efficaces ces deux dernières années. Même si nous avons beaucoup de crabes, les clients doivent passer commande à l’avance. En ce moment, celui qui n’a pas réservé sa marchandise ne pourra pas acheter des crabes.
Auparavant, j’avais d’autres activités et je pensais que l’élevage des crabes était un travail pénible. Maintenant, j’ai changé d’avis et les mesures prises par le parti sont efficaces puisque le gouvernement local se préoccupe plus des cultivateurs.
Avec cet étang où les poissons foisonnent, Monsieur Shen a trouvé d’autres moyens de réaliser des affaires.
Aujourd’hui, c’est lundi et les affaires marchent bien. De nos jours, pour se détendre, les citadins vont à la campagne. De plus en plus de gens viennent ici pour se divertir. Ici, grâce à la largeur de la rivière et aux pavillons au toit de chaume, on peut échapper à la chaleur de l’été. Cet été, quand les températures ont dépassé les 40 degrés beaucoup de gens sont venus ici.
Se prélasser au soleil semble être un passe-temps très apprécié par certaines personnes de la région. Et Monsieur Shen est ravi de voir ses amis prendre du bon temps au bord de ‘ses’ étangs.
Après avoir passé la matinée à pêcher, nous avons été gratifiés d’un succulent repas où figuraient bien évidemment des crabes délicieux, rehaussés par une sauce faite de vinaigre et de gingembre.
La réputation du crabe poilu ne cesse de s’étendre et le gouvernement multiplie les efforts pour que Huzhou en devienne le lieu de production par excellence.
Lu Qiqi Fonctionnaire local
District de Changxing, Zhejiang, Chine
Dans le début des années 90, l’essor de l’économie chinoise a entraîné une augmentation du revenu des agriculteurs. Le gouvernement local a décidé de favoriser le développement de la culture du crabe dans la région, sachant que ce secteur était très porteur et que la proximité du lac Tai était un avantage certain.
Les pêcheurs de la région ne donne pas l’impression de mener une existence difficile et en se promenant dans les méandres des sentiers qui pavent les rives de cet étang à Huzhou, on découvre des maisons spacieuses dont les cours s’ouvrent face au réservoir, sorte de marque de respect pour les merveilles que la nature dispensent. Paisible semble être ici le maître mot.
Une collaboration étroite entre le gouvernement et les habitants a permis de jeter les bases d’une solide activité lucrative. Le gouvernement parvient non seulement à entretenir des relations fructueuses avec la communauté locale, mais aussi avec les consommateurs ce qui assure un commerce éminemment prospère.
Zhu Ling Une villageoise
Le gouvernement organise des cours de perfectionnement. Parfois aussi, ils viennent pour examiner la qualité des eaux des étangs et des subsides sont versés en cas de besoin. Ceux qui possèdent un étang de plus de 33'300 mètres carrés reçoivent 0.3 yuan mensuel par mètre carré. Des mesures qui nous ont permis de prende confiance.
La surface de mon étang dépasse les 133’200 mètres carrés. Cette année, le taux production est excellent. Les crabes sont essentiellement vendus dans les villes de Suzhou, Hangzhou et Changzhou.
Cette année, la production de crabes poilus est estimée à 2'000 tonnes, parmi lesquelles 2 à 300 tonnes sont destinées à l’exportation pour satisfaire la demande de la clientèle étrangère. Les restaurants de la région se fournissent chaque jour en marchandise fraîche.
Gérant de restaurant
Je possède un restaurant et ma clientèle est satisfaite de la qualité des crabes. La chair est savoureuse et de bonne teneur. De plus, les organes internes ont bon goût. J’en achète chaque jour plusieurs kilogrammes.
Les taux de production de l’acquaculture en Chine sont stupéfiants si l’on considère la consommation nationale et la demande internationale. Dans un marché comme celui-ci, la quantité de fruits de mer de toute première qualité est à relever.
L’extraordinaire progression des taux de production de l’acquaculture en Chine est essentiellement due aux efforts consentis par le gouvernement et à la hausse de la demande.
Même si les Chinois font de l’acquaculture depuis plus de 3'000 ans, ce n’est qu’en 1991 que la production a atteint un million de tonnes, peu après la mise en place des réformes économiques.
Aujourd’hui, la Chine produit 28 millions de tonnes, ce qui équivaut plus ou moins aux deux tiers du total mondial. Le Japon à lui tout seul achète pour deux milliards de dollars de crabes par année.
Les agriculteurs chinois qui oeuvrent dans ce secteur s’appuient sur de solides fondations qui leur permettent d’envisager un futur prospère.
Je veux en acheter trois.
Une femme d’affaire
Le lieu de production est proche du lac Tai où les crabes sont réputés pour la qualité de leur chair, ce qui garantit un commerce prospère
M. Shen aime beaucoup participer aux différentes activités sociales de la communauté locale. Quand les pêcheurs revêtent leur costumes colorés, une forme d’excitation est perceptible dans les airs.
Au rythme lancinant des tambours, les pêcheurs exécutent la danse du lion. A chaque mouvement, la gueule de l’animal modifie son expression.
Des occasions comme celles-ci permettent à l’ensemble de la communauté de se retrouver et de se divertir.
Nous avons répété pendant deux mois et puis nous avons participé à de nombreuses activités. Nous avons gagné des médailles d’or en participant à des concours dans plusieurs villes comme Jiaxing, Pinghu, Fuzhou ou Shanghai.
Ces agriculteurs ont même été assez généreux pour me laisser participer leur danse mais je sais qu’ils m’ont donné la part la plus facile. Quant à leur agilité, elle est tout simplement stupéfiante et leur talent immense.
La vie d’un agriculteur ne peut pas se limiter au travail. Il faut aussi des divertissements.
Comparée aux évolutions rapides qu’ont connues les villes, la campagne de cet ancien empire semble immuable. Toutefois, même si le rythme des journées est toujours scandé par le soleil, les agriculteurs ont su s’adapter pour répondre à la demande toujours croissante du marché.
En ce moment, je suis dans le district de Lingshan, à environ 3 heures de route au sud-est de Nanning, la capitale de la province du Guangxi. Ici, l’industrie principale ce sont les buffles, pour la reproduction de l’espèce et pour la production laitière. Le lait de buffle est utilisé pour fabriquer de délicieux fromages à pâte molle comme la mozzarella. La demande pour le lait de buffle croit de jour en jour, tant sur le plan national qu’au niveau international.
En règle générale, les éleveurs possèdent entre 5 et 30 têtes de bétail et peuvent gagner quelque 100’000 yuans par année, une somme considérable dans ce secteur.
Allez, viens, on va gagner un peu d’argent.
Le fait que la cuisine occidentale devienne de plus en plus populaire, modifie quelque peu les habitudes culinaires des Chinois. Depuis que plus de produits laitiers, fromage, yogurt, glace, sont consommés, la demande de lait de buffle est en constante augmentation.
En raison du nombre élevé de consommateurs, les agriculteurs de Lingshan ont vu leur revenu annuel augmenter.
Bonjour.
Bonjour.
Etes-vous en train de baigner les buffles ?
Oui, je lave les buffles. Cette zone a été désignée pour l’élevage de buffles. J’en possède moi-même 5. Actuellement, plus de 20 familles font ici de l’élevage de buffles.
Dans cette région, la priorité du gouvernement chinois est le développement de l’élevage du buffle d’eau, un projet qui a pour but de favoriser l’essor de l’économie dans les provinces du sud de la Chine.
Comme les éleveurs sont la base de ce programme, il est essentiel de les aider à maintenir les conditions nécessaires à un élevage de qualité, en particulier en ce qui concerne la reproduction de l’espèce. Le but ultime est aussi d’augmenter la production de viande et de lait.
Le programme s’attache à offrir aux éleveurs une formation technique tant en ce qui concerne l’élevage des buffles qu’en ce qui concerne les critères de qualité qui régissent le marché international.
Le plan de soutien va encore plus loin puisqu’il offre aux éleveurs un certain nombre de prestations gratuites, injections, désinfection, pesticides voire même des subsides provenant d’organisations gouvernementales lorsqu’il est nécessaire de faire des investissements.
Ce programme permet aux produits chinois provenant de l’élevage du buffle de se créer une niche intéressante. Grâce à cette production locale, le gouvernement peut garder un contrôle sur les prix de la distribution intérieure et permettre aux éleveurs de la région de subvenir à leur besoin.
Ding Xuanbao Un villageois
Un petit buffle naît après l’accouplement et 11 mois de gestation. A deux ans, une femelle peut mettre bas.
Ces deux buffles sont nés il y a peu et sont d’une bonne race, ce qui favorise notre développement.
Bonjour. Vous voulez du lait ? 30 kilogrammes ? D’accord, je vous les fais parvenir dès que possible.
Ding Xuanbao apporte sa contribution aux quelque 2,65 millions de tonnes de lait produit par année en Chine. S’occuper de ses bêtes et de sa terre est un travail à plein temps qui requiert chaque jour son attention. C’est il y a dix ans que Monsieur Ding a acheté son premier buffle et a commencé cet élevage qui, au fur et à mesure de l’accroissement du troupeau et de la demande du marché, est devenu de plus en plus important.
Maintenant, quand on le regarde s’occuper de ses 20 têtes de bétail, il semble que l’élevage est pour lui une seconde nature.
Bonjour, êtes-vous en train de traire les buffles ?
Oui. Je me lève tous les matins à 4h30. D’abord je lave les buffles. Ensuite je nettoie l’étable et nourrit les bêtes. Quand ce travail est terminé, je trais les buffles.
Ça c’est mon ancienne maison. Grâce à l’élevage de buffles, j’ai pu construire une nouvelle maison. Quand nous avons du temps, nous emmenons notre petit-fils pour faire une petite promenade et quelques achats. Mais, en raison de la forte demande du marché, nous n’avons pas beaucoup de temps libre.
Le centre de recherche sur le buffle du Guangxi a pour but de permettre à d’autres éleveurs de la région de réussir aussi bien que Ding Xuanbao.
Zhang Chunxi Conseiller technique
Centre de recherche sur le buffle du Guangxi
La production de lait de bufflonne apporte un revenu quotidien. C’est un peu comme quand les gens déposent de l’argent à la banque pour faire fructifier leurs économies. Ceux qui ont un buffle mâle l’utilise pour labourer la terre et pour la boucherie. L’élevage de buffles est une bonne activité pour les campagnes puisqu’elle permet aussi de fertiliser la terre ou de produire des gaz des marais, du méthane, que nous utilisons pour fabriquer de la fumée voire même pour cultiver des champignons.
Mis ensemble, ces éléments ont favorisé l’essor de la région et de nombreux éleveurs se sont enrichis.
Le Centre de recherche sur le buffle du Guangxi est le seul institut de ce genre en Chine. Il est chargé de mettre sur pied des programmes pour développer les élevages, mettre à jour les connaissances, fournir aux éleveurs assistance technique et formation et leur appporter un soutien logistique pour, le cas échéant, trouver les fonds nécessaires aux installations.
En 2001, le gouvernement chinois a lancé un programme d’aide pour favoriser le développement des villages les plus pauvres. L’un des points principaux de ce programme avait pour but de garantir que chaque famille perçoit au minimum un revenu fixe et qu’au moins l’un des membres est formé pour exercer une activité dans un secteur qui n’appartient pas au domaine agricole.
Depuis le début de ce programme d’aide au développement, on peut constater des changements importants dans le monde rural chinois.
Les gens de ce village ont pu observer des améliorations de leur qualité de vie et ils espèrent que leur niveau de vie va continuer à progresser.
Une villageoise
Dans notre région, beaucoup sont ceux qui sont venus à bout des difficultés économiques et qui grâce à l’élevage des buffles ont un bon revenu. Beaucoup de gens voyagent maintenant.
Un villageois
Il est maintenant plus facile pour nous de sortir du village pour acheter des habits pour les enfants. Avant, les infrastructures étaient insuffisantes. Maintenant il y a une autoroute, des autobus. Certains d’entre nous ont même des téléphones portables. Lingshan s’est très bien développé.
Bienvenue dans le district de Lingshan
On peut espérer que les efforts consentis aujourd’hui par le gouvernement chinois, par la population permettra à ces magnifiques enfants de bénéficier d’un futur plus riant.
Le panneau qui se trouve derrière moi est entièrement constitué de pommes, signe que nous sommes parvenus dans le district des pommes.
Wahoo ! C’est superbe !
Des agronomes du monde entier sont venus ici, à Luochuan, pour permettre à la région de développer sa production de pommes tout en maintenant les standards de qualité exigés par le marché international.
Luochuan a la réputation de produire des pommes qui se classent parmi les meilleures de Chine. Luochuan possède 17’300 hectares de pommeraie. Récoltées manuellement par des équipes d’ouvriers agricoles, les pommes sont ensuite classées, traitées, emballées pour être enfin distribuées. Les plus belles seront mangées à la main alors qu’on fera du jus de pommes ou du vinaigre avec les autres.
Lorsqu’il faut préparer un chargement de pommes qui seront expédiées dans toute la Chine, les pommes sont soigneusement triées.
Un camionneur
En général, on transporte les pommes à Wuhan, Canton et dans la province du Fujian où les gens apprécient énormément les pommes. Les pommes de Luochuan ont une bonne réputation. Chaque mois, on vient ici 3 ou 4 fois.
Comme j’étais très curieuse de connaître tous les secrets de la culture des pommes, mes amis étaient ravis de me faire travailler. Ça a commencé par l’arrosage des pommiers … simple comme tâche.
Que vous le croyiez ou pas, la Chine est le plus grand producteur de pommes, ce qui représente le 40% de la production mondiale, soit 25 millions de tonnes de pommes par année. Un chiffre à vous faire tomber dans les pommes !
Le 80% de la population de Luochuan travaille dans l’agriculture. Le ministère de l’agriculture a instauré des programmes pour développer l’industrie fruitière dans toutes les étapes de la production. Dans cette région, la plupart des fermiers en activité font partie de la première génération à cultiver des pommes. Ils ont consentis des efforts considérables pour se former et pour obtenir des résultats qui ont permis à leurs pommes d’acquérir une solide réputation.
Une attention de tous les instants est consacrée à la culture d’une pomme parfaite. Chaque pomme est recouverte non pas une, mais deux fois, une mesure qui permet de la protéger du mauvais temps, du gel notamment, des pesticides, des oiseaux qui seraient tentés de picorer. Les deux enveloppes permettent de contrôler exactement la quantité de soleil que chaque pomme reçoit et quand on vise des standards élevés de qualité, le moindre détail a son importance.
Toute la communauté a pu tirer parti des bénéfices procurés par la culture de pommes.
Wang Rong Une villageoise
Le prix des pommes a augmenté en raison de la croissante demande de nombreux pays étrangers. Des petites pommes comme celles-ci se vendaient auparavant 3 yuans le kilo, mais maintenant on les vend à 3,6 yuans par kilo. On exporte nos pommes, en Corée, au Japon, aux Etats-Unis !
Feng Huaili Un villageois
Le passage de la culture de la terre à la culture des pommes n’a pas tout de suite été accepté par les gens. Ils pensaient que si on ne cultivait plus la terre, il n’y aurait plus rien à manger. Ça a été une période difficile. Récemment, le prix des pommes a augmenté prouvant les avantages de l’industrie fruitière. Maintenant toute la terre a été transformée en pommeraies.
Quand on se promème entre les pommiers, on est progressivement envahi par une douce fragrance sucrée. Dans la pommeraie, les activités semblent plutôt soumises à des gestes ancestraux qu’à un horaire précis. La demande du marché pour ces fruits magnifiques est si forte que la récolte est vendue avant même d’avoir été faite, ce qui garantit aux cultivateurs une grande sécurité et des perspectives prospères.
Le bien-être nouveau procuré à la population locale par la culture des pommes leur a permis de construire des maisons souvent spacieuses et confortables. En général les habitations contiennent au moins deux chambres à coucher et sont équipées de toutes les commodités modernes.
Oh, très joli !
Feng Fuping Un villageois
Bonjour.
Nos pommes de Luochuan sont exportées dans le monde entier et c’est ce qui vous a fait venir ici. Nous avons pu acheter un distributeur d’eau, une télévision et un climatisateur. Depuis 1996, le gouvernement et la population locale ont travaillé main dans la main pour planter des pommiers, ce qui nous a permis de nous enrichir. La génération de nos parents ne cultivait pas de pommes et, même s’ils travaillaient très dur aux champs, un chariot tiré par une paire de bêtes de somme, leur revenu annuel n’était que de quelques centaines de yuans. La vie était difficile. Maintenant les pommes exportées sont souvent vendues par internet. Vous pouvez même connaître le prix du marché en surfant sur l’internet. Nous avons créé un site pour promouvoir les pommes de Luochuan.
Comme souvent, un petit séjour à la campagne, hors des centres urbains agités, permet de reconsidérer les vraies valeurs de la vie et réserve de jolies surprises dans un cadre si paisible.
Il est toutefois rassurant de voir que le gouvernement chinois ne tarit pas d’efforts pour permettre aux campagnes de suivre tant que faire se peut le développement des centres urbains. Chaque étape de ce programme permet à la fois d’assurer des revenus plus importants et d’offrir aux consommateurs des produits délicieux.
Tracey Grebinsky Journaliste
Grâce aux programmes instaurés par le gouvernement chinois pour assurer non seulement le développement des campagnes, mais aussi la diversification des cultures, de plus en plus de produits chinois figurent à notre menu quotidien. Le “made in China” prend alors une connotation toute nouvelle.
Merci de nous avoir suivi dans cette édition d’Objectif Chine. Au revoir et à la prochaine.
Rédacteur: Liu Yan