La vie à 2 roues

Source: CCTV.com | 04-29-2009 10:36

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Nathan Jones

Bonjour et bienvenue sur Objectif Chine ! Mon nom est Nathan Jones. Je vis en Chine depuis à peu près 4 ans et l’une des choses qui m’a le plus impressionné à mon arrivée et continue à jouer un grand rôle dans ma vie, c’est le vélo. La Chine est vraiment le royaume de la Petite Reine. Nulle part ailleurs, on y produit et utilise plus de vélos. Mais ce n’est pas tout. Le vélo joue un rôle dans la culture chinoise. Les vélos servent à trouver l’âme soeur, des amis, une carrière ou peuvent aussi devenir des oeuvres d’art. Tout au long de cette émission nous allons découvrir le royaume de la bicylette et je suis sûr que vous verrez ce moyen de transport d’une tout autre façon après notre émission.

Personne ne sait exactement quand le vélo est arrivé en Chine, mais à la fin de la dynastie Qing, des traces de pneux de vélos étaient visibles dans la Cité Interdite. Pu Yi, le dernier empereur Qing, aimait tant le vélo qu’il a demandé à ses serviteurs de retirer le seuil des portes pour lui permettre d’aller et venir sans avoir à descendre de son deux-roues…

Avec l’établissement de la République Populaire de Chine, et la création de nombreuses usines étatiques de vélos, le petit peuple a pu à son tour connaître les joies de ce nouveau moyen de transport. Tout au long des années 1960 et 1970, le vélo est resté un outil cher et souvent considéré comme un luxe. Pour n’importe quelle famille chinoise à cette époque, une machine à coudre, une montre et un vélo étaient les trois objets de valeur que l’on rêvait d’acquérir.

Client

C’était très dur d’acheter un vélo à l’époque,

parce que la Chine avait une économie planifiée.

On devait acheter un ticket d’abord,

mais ces tickets n’étaient pas facile à acquérir.

Un certain nombre d’employés devaient faire

un don de sang d’abord

afin d’obtenir un de ces tickets.

Et c’est ainsi que j’ai pu acquérir mon premier vélo.

Non seulement il était difficile de trouver des vélos à acheter mais leur prix était très élevé, et pour la moyenne des chinois, l’achat d’un vélo était souvent une décision importante à prendre.

Shanghaïen

J’avais environ 20 ans quand j’ai eu mon premier vélo.

A cette époque, un vélo coutait 170 ou 180 yuans,

et mon salaire mensuel n’était que

d’un peu plus de 30 yuans.

Pour m’acheter un vélo,

je devais donc économiser pendant un an.

Malgré le coût élevé et les difficultés pour en trouver, le peuple chinois a développé un véritable amour pour la bicyclette qui a fait son apparition petit à petit dans les rues du pays tout entier.

Bien que la bicyclette fut inventée en Europe, elle a connu son plus fort développement en Chine au cours du 20ème siècle. Quand on mentionne les plus grandes marques chinoises, tout Chinois vous citera immédiatement 3 noms qui leur vient à l’esprit. Ce sont Pigeon Volant, Phénix et l’Éternel. Ces deux dernières marques étant toujours basées à Shanghaï.

C’est l’une des plus vieilles usines de vélos en Chine… et depuis plus de 50 ans, cette marque rayonne dans toute la Chine. Il s’agit des vélos « Yongjiu », c’est-à-dire l’Éternel.

L’histoire de Yongjiu remonte à 1940. L’une des plus vieilles fabriques de vélo du pays, Yongjiu a beaucoup contribué au développement de l’industrie et de la culture du vélo en Chine.

Gu Juexin Président du Conseil d’Administration de Yongjiu.

Cette enterprise a une histoire longue

de 66 ans puisqu’elle a été fondée en 1940.

Elle a joué un grand rôle dans le développement

de l’histoire du vélo en Chine.

Durant 30 ans,Yongjiu était condidérée

comme le fer de lance de l’économie

et 1 vélo sur 10 était fabriqué par notre entreprise.

Dans ce secteur, de nombreux “prototypes”

ont été créés par Yongjiu.

Comme par exemple le premier vélo standard

ou encore le premier vélo de course,

le premier vélo 26 pouces etc.

La plus forte production annuelle que nous ayons jamais faite

a été de 6 millions d’unités.

Au fil du temps, l’industrie n’a plus seulement visé les couches aisées de la population, mais s’est adressée à tout le monde. Le vélo est devenue une partie intégrante de la vie de tous les jours. …A plus d’un point de vue, la Chine est l’Empire du vélo : avec 500 millions de vélos, elle constitue le 1er marché du monde. Et bien sûr, elle se classe également au 1er rang mondial pour ce qui est de ses exportations.

Les Chinois ont une affection particulière pour leur vélo. Presque tout le monde en possède un, et chacun peut vous raconter une anecdote amusante, émouvante ou surprenante qui en dit long sur la relation qu’ils ont avec leur vélo.

M. Wang Wenlan, photographe au quotidien « China Daily » est surnommé par ses collègues et collaborateurs le “photographe à vélo” car pendant de nombreuses années, il a sillonné à vélo d’innombrables rues et ruelles des villes du pays pour prendre ses photos. … Il a d’ailleurs aussi pris beaucoup de vélos en photos durant ses voyages. …Depuis plus de 30 ans, il a voyagé aux quatre coins de la Chine et il a ramené une collection impressionnante de clichés.