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Automne 2005, îles de Zhoushan. Sur la plage Nansha de Zhujiajian, on peut voir de nombreux châteaux de style exotique. Qui a donc réalisé ces magnifiques sculptures sur sable? Comment ont-elles été faites ? Quel est leur secret de fabrication ? Pour en savoir plus, suivez notre émission « A la découverte de la Chine », et l’épisode sur « Le conte des sculptures sur sable ».
« Je vais construire une grande montagne. »
« Tu veux construire une grande montagne, c’est ça ? »
« Je vais sculpter un bonhomme de neige. »
Automne 2005, sur la plage Nanshan de Zhujiajian des îles de Zhoushan, des châteaux se découpent sur la mer en toile de fond, formant un site très pittoresque.
Cet ensemble de sculptures sur sable composé de châteaux et de personnages est exposé dans le cadre du 7ème Festival international de sculpture sur sable des îles de Zhoushan. Cet ensemble est intitulé : « La descente de Zheng He vers la mer de l’ouest ». Il relate l’histoire des sept expéditions maritimes du grand navigateur il y plus de 600 ans. Ces sculptures font revivre les us et coutumes des divers pays où Zheng He a accosté lors de ses voyages. L’œuvre compte au total 25 sculptures, de toutes tailles. Contrairement aux précédents festivals, la conception des œuvres se base sur le relief. Cette technique offre plus de possibilités d’expression aux sculpteurs et sublime leurs oeuvres. Les artistes viennent de presque toute la Chine.
Dong Zhisheng, sculpteur sur sable
« Moi, je viens de la province de Mongolie intérieure. »
Shao Jianxin, sculpteur sur sable
« Moi je viens de Hangzhou. »
« C’est la première fois que vous venez au festival? »
« Non, j’étais là ces deux dernières années, pour les 5ème et 6ème éditions. »
Jin Zaigen, sculpteur sur sable
« Cette votre 2ème fois ici ? »
« Oui. »
Zhang Weikang, sculpteur sur sable
« On en est où là ? »
« Un tiers, à peu près. »
C’est le 15 septembre que la réalisation de l’œuvre « Zheng He descend vers la mer de l’ouest » a commencé sous la direction de Wang Minjie, le concepteur général.
Wang Minjie, concepteur général des travaux
« Ce n’est pas facile à réaliser de cette manière. Et comme vous le voyez, on doit d’abord faire le premier niveau. Je viens tous les jours, parce que chacun a sa propre façon de travailler. Pour conserver l’harmonie entre ces oeuvres, je dois tout coordonner correctement. »
L’œuvre totale couvre une surface de 5000 m2. La plus haute sculpture culmine à 12 mètres. Et il faut plus de 10.000 m3 de sable pour réaliser cet ensemble. Pour les sculpteurs, la création d’une œuvre aussi spectaculaire constitue sans aucun doute un véritable défi. Tant sur le plan de la conception que de la réalisation. Une maîtrise parfaite des techniques y est primordiale.
Jin Zaigen, sculpteur sur sable
« Lors de ses expéditions maritimes, Zheng He a visité beaucoup de pays. Là, ce sont les Perses. Et ça, c’est l’Inde. L’œuvre est une combinaison. »
La sculpture sur sable est née aux Etats–Unis. Un siècle plus tard, ce simple loisir de plage est devenu un art interdisciplinaire qui s’inspire de la sculpture, de la peinture, de l’architecture et du divertissement.
Wang Minjie, sculpteur sur sable
« Ca se construit étage par étage. De haut en bas. L’œuvre se réalise en étapes, une partie après l’autre. C’est une méthode un peu différente de celle des autres sculptures. En plus, il faut que l’ensemble respecte le principe de la structure pyramidale, sinon tout s’écroulerait. »
Zhang Weikang et Zhang Yongkang sont frères. Ils sont nés et ont grandi à Zhoushan. Aujourd’hui, ils ont tous les deux acquis une réputation dans la sculpture sur sable. Dont ils dévoilent quelques ficelles.
Zhang Weikang, sculpteur sur sable
« En général, on prépare d’abord un croquis avant de commencer une oeuvre. Mais, il ne sert que de référence. Avant la réalisation, on fait sans cesse des modifications. Certaines parties peuvent être sculptées, mais d’autres non. Quand la sculpture est difficile, on peut ajouter d’autres éléments. De petites touches, ici et là. Et ce sera une belle sculpture… C’est bon. Pas mal, non ? Regardez là, sous le drapeau. Quelque chose apparaît. C’est une lanterne. Eh oui, une lanterne. »
« Dans la sculpture sur sable, plus l’oeuvre est haute, plus elle est difficile à réaliser. Parce qu’elle est en sable, et qu’on ne peut pas vraiment ajouter des produits comme la colle. Il n’y a que de l’eau et du sable. Quand on travaille la base, il faut vraiment bien maîtrise la technique, sinon, c’est l’effondrement assuré, très vite. Il faut donc être très minutieux quand on a commencé à travailler. Voilà ici une belle teinte. Il faut aussi percer beaucoup de trous. Voilà ce qu’est une authentique sculpture sur sable. »
Zhang Weikang estime que la création d’une belle sculpture sur sable réclame non seulement une grande maîtrise technique, mais aussi une vision esthétique bien particulière. Et à ce titre, la sculpture des détails est importante.
« Il faut faire très attention aux détails. Il faut être net. Là où l’on doit couper, on coupe. Il faut être sûr de soi, et bien connaître les tenants et les aboutissants de chaque geste. Sinon personne ne comprendra votre oeuvre. »
Pour n’importe quelle sculpture, il faut d’abord collecter un volume de sable et ensuite creuser. Le plus difficile est faire des trous sur les sculptures. La perfection des trous, leur degré de difficulté et leur nombre sont les critères qui permettent de juger une oeuvre. Et avant de creuser le moindre trou, il faut donc prendre de nombreux facteurs en considération.
« Après avoir passé une couche de colle, on doit la laisser sécher au soleil pendant une demi-heure. Puis on repasse une couche de colle. Pourquoi ? Parce que lorsque la partie supérieure a durci, on peut commencer à creuser en bas. Quand on a fini de creuser, on passe encore une fois de la colle. Mais pas sur le haut. Il ne faut plus en vaporiser. Sinon quand la colle va ramollir, le trou s’écroulera. On n’arrose donc pas le haut, mais seulement le trou… Encore une fois, comme ça. Et voilà un trou parfait ! C’est une astuce à connaître. »
Art à la croisée des disciplines, la sculpture sur sable est pratiquée depuis un peu plus d’un siècle. Durant ce temps, elle s’est dotée de ses propres techniques de création. Les outils utilisés ne sont pas particulièrement compliqués. Un burin, une pelle et une brosse suffisent. Et, la plupart des méthodes ont été mises au point par les sculpteurs.
« Ca s’appelle la « Bordure rincée à l’eau ». Si l’on le fait avec un burin, on n’aura pas ce genre de rendu. En général, pour sculpter des fleurs, on rince. Ca va plus vite. »
Zhang Weikang nous confie que la réalisation de cette oeuvre a été une rude épreuve pour eux.
« Ce bateau est la sculpture la plus difficile que nous avons réalisée ces sept dernières années. La voile est haute de 6 mètres, et l’œuvre elle-même culmine à 8 mètres. Je n’arrivais pas à dormir la nuit, et je me réveillais souvent à 2 ou 3 heures du matin, pour réfléchir à ce qu’on devait faire le lendemain. Je devais penser même en pleine nuit, parce que si on faisait la moindre erreur, toute la sculpture aurait été perdue. »
Simples sculpteurs sur bois à leurs débuts, les frères Zhang sont devenus des sculpteurs sur sable de réputation internationale… comment ont-ils fait ?
Grâce à leurs conditions géographiques idéales, les îles de Zhoushan ont vu naître d’innombrables sculpteurs sur sable de talent. Les Frères Zhang étaient des sculpteurs sur bois réputés dans la région, et c’est tout à fait par hasard qu’ils sont devenus des sculpteurs sur sable.
Zhang Weikang, sculpteur sur sable
« Notre père avait lu dans un journal qu’il y avait à Zhoushan un festival international de sculpture sur sable. Il nous a proposé d’y aller. A l’époque, mon frère et moi n’avions pas vraiment envie d’y aller car nous avions beaucoup de bois à travailler. Après deux ou trois jours, notre père est revenu en colère : « Quoi ? Vous n’êtes pas partis !? Vous n’êtes que des bons à rien ». Et il nous a expliqué qu’on sculpte du bois ou du sable ne fait pas grande différence. Tout part de la sculpture, n’est-ce pas ? »
A l’automne 1999, les deux frères arrivent donc à Nansha, de Zhujiajian, où l’on prépare les épreuves du premier festival international de sculpture sur sable de Zhoushan.
Zhang Weikang, sculpteur sur sable
« En arrivant, on a vu des gens en train de faire des essais de sculpture sur sable. On est allé leur parler et ils nous ont donné quelques explications approximatives sur la technique. En fait, la sculpture sur bois est une soustraction de matière, tout comme la sculpture sur sable. Dans les deux cas, on doit enlever de la matière, il n’y a donc pas de grande différence. C’est le même principe. »
Tout près de l’aire de sculpture, les deux frères mettent alors la main à la pâte, et forment deux tas de sable de 2 mètres pour les sculpter.
« Le soir, on a dormi dans un vieux bateau long de 14 mètres. C’est ce bateau, là. Cette nuit-là a été très humide. On n’a pu dormir que 4 ou 5 heures. Toute la deuxième moitié de la nuit, on n’arrivait plus à s’endormir. »
Leurs proches les rejoignent pour leur apporter aide et encouragements. Et finalement, leurs œuvres captent l’intérêt du public.
« Dès le lendemain, un journaliste de l’Agence Xinhua est venu nous voir. Il trouvait que notre oeuvre n’était pas mal du tout, que c’était du bon travail. Et aussitôt, un journal local a fait un reportage sur nous. Le Comité d’organisation a ainsi été informé qu’il y avait dans le coin deux frères qui savaient sculpter. Et tout le monde est venu nous voir, y compris des sculpteurs étrangers, comme un Canadien… Euh, non, c’était le candidat mexicain. On ne comprenais pas la langue, mais il nous faisait OK par des signes. Ca voulait dire qu’on avait bien fait notre travail. »
En 2001 et 2002, les deux frères ont pris part à des compétitions en Hollande et en France. Ils ont été les premiers Chinois engagés dans des compétitions de sculpture sur sable à l’étranger.
« Mon premier voyage à l’étranger m’a fait énormément plaisir. La presse a parlé de moi. Alors qu’on n’est que de simples agriculteurs. Mais aujourd’hui, des frères agriculteurs peuvent aussi aller à l’étranger. »
« Mais on n’est pas vraiment habitué à la vie dans ces pays. Et on avait du mal à communiquer avec les étrangers. On ne pouvait communiquer que par gestes, ou par le dessin. Par exemple, un candidat étranger qui voulait venir en Chine pour une compétition de sculpture sur sable a prononcé le mot « China », et dessiné un avion. D’ailleurs, il est venu en Chine. »
« Un matin, lors d’une compétition, nous avons hissé les couleurs nationales dès notre arrivée. Après tout, on représente la Chine. On était très ému. J’ai même fait la connaissance de quelques compatriotes. Ils étaient route pour un voyage à Macao, Xiamen et en Hollande. Quand ils ont vu les couleurs nationales, ils sont venus nous voir. Je leur ai demandé comment ils nous avaient trouvés… Et ils m’ont dit que c’était grâce au drapeau national. »
Leurs oeuvres sont très appréciées par leurs collègues étrangers et par les membres du jury. Elles intéressent aussi beaucoup les médias locaux. Zhang Weikang est le premier Chinois primé au plan international en matière de sculpture sur sable. Comment a-t-il réagi à cette distinction ?
« Lors de la cérémonie de remise des prix, je ne savais même pas que j’étais l’un des lauréats. Ce n’est que lorsqu’on a mentionné mon nom que j’ai commencé à comprendre. Tous les sculpteurs étaient là, ils m’ont fait un signe de la main, comme pour me dire « Allez ! Allez prendre votre prix !» J’ai été le premier à recevoir le prix. J’avais la coupe à la main, mais je ne savais ni mon classement, ni ce qui était gravé sur la coupe. Mais c’est vraiment extraordinaire. »
« -C’est terminé.
-La tête de Zheng He n’est-elle pas trop petite?
-Non.
-Alors là c’est bon. »
Grâce à leur profonde complicité, les deux frères se comprennent sans mot dire.
« -Lequel d’entre vous fait office de chef?
-On discute, et puis c’est tout.
-De temps en temps, il y a des désaccords entre nous.
-C’est celui qui a raison qui l’emporte
-On écoute toujours celui qui a raison. »
Ce jour-là, auprès des sculptures en construction se pressent de nombreux étrangers.
« -Bonjour, bonjour, mon vieux.
-Tu vas bien ?
-Celle là, elle est vraiment grande, et belle.
-Je l’aime bien
-bonjour.
-Ca va bien ? Très bien.
-Et vous, pas mal du tout.
-C’est l’Américain qui vous l’a donné, n’est pas ?
-Oui, c’est un Américain qui m’a offert ce chapeau.
-Il a le même que le vôtre. »
« Ils sont super tous les deux. Je me souviens, il y a 5 ans, quand j’ai vu leurs œuvres pour la première fois, j’ai été très surpris. Ils sont vraiment formidables. »
Pourquoi place-t-on des câbles métalliques sur le haut des sculptures ? Qui remportera la compétition internationale de sculpture sur sable des îles de Zhoushan ?
Le 7ème Festival international de sculpture sur sable de Zhoushan comporte une épreuve de sculpture sur sable intitulée « Marche vers la mer ». Dès 7 heures du matin, Wu Zhenqin se met à l’oeuvre.
Wu Zhenqing, chargé de l’arrosage
« On arrose tout deux fois par jour. Une fois le matin, une fois l’après-midi. Sinon, elles sont difficiles à travailler. »
Le 24 septembre 2005 a lieu le tirage au sort des candidats.
Pour l’épreuve de la « Marche vers la mer », les concurrents viennent des Etats-Unis, d’Australie, d’Espagne et de Russie. Ce sont tous des sculpteurs sur sable de réputation internationale.
“-Bonjour, bonjour. Hello.
-- Bonjour Zhoushan.”
Les îles de Zhoushan se situent dans la mer, à l’est de la baie de Hangzhou. Une région faite de vastes étendues d’eau et de nombreux ports. On y trouve aussi beaucoup de plages. Au point de devenir un site majeur pour la sculpture sur sable. Le mariage des paysages pittoresques et des magnifiques sculptures sur sable sublime les aspects naturels et humains des îles de Zhoushan. C’est même une des destinations de prédilection des sculpteurs sur sable de divers pays du monde. Et justement, tout le monde a son avis sur la qualité du sable de Zhoushan.
Sculpteur sur sable canadien
« C’est bien. Le sable n’est pas très dur, il est facile à sculpter. »
Sculpteur sur sable japonais
« Il est juste un peu mou à mon avis. Mais je pense que la qualité du sable est bonne. »
Wang Minjie, sculpteur sur sable chinois
« Il est très propre. La couleur est belle. Notamment au lever du jour et au crépuscule. »
Sculpteur sur sable hollandais
« De toute façon, on doit toujours faire très attention quand on travaille. Pour que les oeuvres ne soient ni trop abruptes ni trop légères. Mais finalement, je crois que ce sable convient parfaitement à la sculpture».
Sculpteur sur sable espagnol
« Je dois dire qu’ici, le sable n’est pas très différent de celui qu’on a en Europe. Mais chez nous, en général, je n’utilise pas le sable des plages. Là-bas, le sable est un peu plus dur. Ici, comme il est plus fluide, on avance plus vite. Et on termine nos œuvres plus rapidement. »
Sculpteur tchèque
« Ce sable est très fluide. Normalement, on ajoute un peu de sol argileux dans le sable. Ca soutient le sable et ça le durcit. Ce sont donc deux façons différentes de travailler. Celle d’ici est un peu risquée à mon avis. »
Avant même le début des épreuves, certaines oeuvres connaissent déjà des avaries. La sculptrice estonienne Kirke Kangro vient de terminer de sculpter un bras sur une oeuvre, mais il s’écroulera le lendemain. Elle doit changer son plan de travail.
Kirke Kangro, sculptrice sur sable estonienne
« Ca me chagrine un peu de voir ma sculpture s’écrouler. Hier, on a tous commencé à travailler. Et dès le premier jour, tout le monde a rencontré la même difficulté. Mais ça arrive avec n’importe quel genre de sable. En fait, on essaie de jauger les limites du sable. »
Wang Minjie, sculpteur chinois
« Je viens deux fois par jour, matin et soir. Mais finalement, j’ai été obligé de changer mes prévisions. Ce qui fait que parfois, l’humeur n’est pas très bonne. Ce genre de problème, on n’en rencontrait pas souvent. Mais maintenant, c’est très fréquent, très fréquent. »
En fait, ces accidents émaillent souvent les concours de sculpture sur sable. Et c’est même l’un des charmes de la compétition pour tous les concurrents. Ils s’appliquent donc à travailler dans la patience. Et quant aux pronostics, chacun a sa propre vision des choses.
Sculpteur canadien
« Je crois que je vais faire une belle sculpture. »
Sculpteur sur sable tchèque
« C’est difficile à dire. C’est un peu comme une loterie. Personne n’est sûr de rien. Aujourd’hui, on a de très belles sculptures. Le résultat sera quoi qu’il en soit, surprenant. »
Kirke Kangro, sculptrice sur sable estonienne
« Je serais très contente de pouvoir remporter un prix. Et je le fêterais encore. J’ai déjà été primée cinq fois. En plus, je pense que je peux prouver qu’on peut faire de très belles choses avec le sable du coin. »
Zhang Yongkang, sculpteur sur sable chinois
« Je vais faire de mon mieux. »
Sculpteur sur sable canadien
« On a de nombreux sculpteurs de talent aujourd’hui. Les Chinois sont super. Difficile pour moi de dire qui sera le vainqueur. Peut être que je vais gagner un prix. Mais de toute façon, cela n’a pas grande importance. Avant tout, je suis content d’être ici. »
Des sculpteurs sur sable du monde entier se réunissent à Zhujiajian chaque automne, inspirés par la culture maritime. Et, ensemble, ils créent un site magnifique dans un cadre de paysage naturel.
Les sculpteurs mettent la dernière main à l’œuvre monumentale « La descente du navigateur Zheng He vers la mer de l’ouest».
« Dans deux jours, ce sera terminé.»
Cet ensemble de sculptures fait revivre certains épisodes marquants des 7 voyages maritimes de Zheng He. La structure de l’œuvre est vraiment très spectaculaire et le travail exige une grande minutie. Les personnages ont des attitudes très vivantes et remplissent les spectateurs de nostalgie. Elles illustrent les us et coutumes de plusieurs pays du monde, et en particulier leurs sites pittoresques.
Au sommet des sculptures, on a inséré du fil de fer.
Dong Zhisheng, sculpteur chinois
« C’est fait pour empêcher les oiseaux de se poser sur les sculptures. Sinon, ils la briseraient facilement. Grâce aux fils de fer, on peut remédier à ce genre de problème.»
Cet ensemble de sculptures est le fruit de l’harmonie entre la beauté de l’art, la grandeur de la nature, la vivacité des personnages et la prouesse technique. Et l’œuvre entière devient un véritable point d’attraction sur la plage Nanshan de Zhujiajian et elle ajoute sa note de gaîté dans le printemps de Zhoushan.
Nous sommes le 3 octobre. Aujourd’hui, on dévoile les résultats de l’épreuve de sculpture sur sable la « Marche vers la mer ». Le Hollandais Martijn Rijerse et le Chinois Zhang Yongkang se classent 3ème. .Juste devant, seconds ex-aequo, le Russe Exei Doakov et l’Américain Kevin Crawford. Applaudissements nourris pour eux…
Mais c’est finalement le Chinois Shao Jianxin qui remporte la compétition.
« Regarde, Je fais une montagne. »
« Et mon bonhomme en neige, il est pas mal, hein? »
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