Zhoushan - Route de la soie maritime en Asie orientale 
cctv.com 07-04-02 04:30 

Voici les eaux de l’archipel Zhoushan de la province du Zhejiang. Au centre de l’archipel, se trouve une petite île qui s’appelle l’île Lianhua, l’île des Lotus. Inhabitée dans le passé, cette île est maintenant occupée par un homme appelé Zhu Renming.

Voici Zhu Renming, l’unique habitant de l’île. Il est sculpteur. Il y a des années, il a acheté le droit d’utiliser l’île des Lotus. Depuis, il a investi des dizaines de millions de yuans pour créer un parc de la sculpture bouddhique. Quand celui-ci était achevé, Zhu Renming a décidé de l’ouvrir gratuitement au public.

Dans ce parc de la sculpture, on voit partout des statues d’arhats ou de bouddhas, parmi lesquelles on trouve celle du fondateur bouddhiste Dharma et celles d’un arhat combattant le dragon et d’un autre luttant contre un tigre, ainsi encore que celle du bouddha endormi. Ces statues sont en cuivre jaune ou en pierre. Le choix du site, la conception et la sculpture des ces statues, tout est dû à Zhu Renming lui-même.

Au centre de l’île, on voit une statue en bronze qui, cette fois, ne représente ni un bouddha ni un arhat. C’est un personnage réel de l’histoire, un moine japonais qui s’appelle Hui’e.

Qui est ce moine Hui’e, et pourquoi Zhu Renming a-t-il sculpté sa statue en cet endroit ? Selon l’artiste lui-même, c’est parce que ce moine japonais avait un jour abordé dans l’île pour y vivre une aventure très particulière.

Zhu Renming, sculpteur

Au nord de l’île des Lotus, il y a une autre, plus grande, dont la superficie est de 12 kilomètres carrés et demi. Sur cette dernière, les temples et les vestiges bouddhiques sont nombreux. Il s’agit du fameux mont Putuo, l’une des quatre montagnes bouddhiques de grand renom en Chine. Au sud-est de ce mont, se dresse un temple du style architectural de la dynastie des Tang, qui fut construit à la mémoire du moine Hui’e. Sur la porte du temple, deux bas-reliefs racontent l’histoire de ce moine et du mont Putuo.

Sur ce bateau de commerce sud-coréen, on voit une dizaine de marchands sud-coréens et un bonze japonais qui n’est autre que Hui’e.

Le bâtiment se brise contre ce récif qui est souvent couvert de mouettes. Comme les navires thaïlandais passent non loin de ce récif, on le nomme le « récif thaïlandais ».

Selon le calendrier lunaire, le 9 juillet, la planète Jupiter part vers l’est. C’est un moment convenable pour construire une maison ou déménager, mais non pour voyager.

À la tombée de la nuit, le bateau sur lequel se trouve Hui’e jette l’ancre devant la grotte Chaoyin, à Putuo. Le moine n’a pas de sommeil. Il se souvient de ses séjours de quelques mois en Chine.

Il y a à peine un peu plus de quatre mois, notre moine japonais donnait ses cours du matin dans un temple ordinaire, sur le mont Wutai, au Shanxi. C’était six mois après être venu pour la première fois en Chine. Et c’était déjà la troisième fois qu’il revenait dans le pays.

À trois reprises, il a emprunté pour venir en Chine la ligne de navigation appelée « Route de la soie maritime en Asie orientale ». Les Chinois l’avaient ouverte au début de la dynastie des Tang, et elle reliait la région côtière de l’est du Zhejiang à la Corée du Sud et au Japon, assurant le transport d’articles en soie et d’objets en porcelaine.

En se rendant au mont Wutai, Hui’e avait l’intention de rendre hommage au Bodhisattva de la Sagesse. À l’époque, le bouddhisme, issu de la Chine des Tang, venait d’être introduit au Japon. En arrivant en Chine, Hui’e souhaitait approfondir ses connaissances des théories bouddhistes.

Un soir, Hui’e se trouva face à une statue de Bodhisattva Guanyin, solennelle et minutieusement sculptée. Même lui qui avait déjà visité tant de temples bouddhiques pensa voir pour la première fois une statue aussi belle. Plein d’émotion et de joie, il proposa au supérieur du temple de la faire transporter au Japon. Mais le supérieur rejeta sa demande et Hui’e en fut très déçu.

Le soir de ce jour-là, Hui’e était toujours dans un état de grand bouleversement. Il ne cessait de penser à la statue. À la fin, il décida : « Puisqu’il n’y a pas d’autre moyen, je vais la voler ! » Il se trouva un bon prétexte pour passer à l’acte : il allait dérober la statue par gentillesse, afin de satisfaire l’envie qu’avaient les fidèles bouddhistes japonais de rendre hommage à Guanyin !

Hui’e se prosternait sans cesse devant la statue. Il priait le Bodhisattva Guanyin de lui permettre de rapporter la statue au Japon. Le lendemain, il vola la statue.

Hui’e a emporté la statue depuis le mont Wutai jusqu’au port de Ningbo. Là, il est monté à bord d’un bateau de commerce sud-coréen pour rentrer au Japon.

Mais, peu après avoir quitté le port de Ningbo, le bateau a rencontré un gros orage qui l’a jeté sur le récif thaïlandais.

Ce récif que le bateau du moine Hui’e a heurté reste toujours une énigme historique pour les savants. Mille ans après, sait-on exactement où il se trouve ?

Wang Liansheng, chercheur

Wang Liansheng, chercheur de l’Association du Bouddhisme du mont Putuo, essaie de localiser le récif thaïlandais que le bateau de Hui’e a heurté. Il s’efforce de trouver la réponse dans les livres anciens. Depuis des années, il a consulté de nombreux documents historiques. Enfin, en 2001, il a fini par trouver des traces dans les annales du mont Putuo, datant du règne de l’empereur Wanli des Ming.

Selon certains livres, le récif thaïlandais affecte une forme pointue et se trouve dans le sud-ouest de la pierre Pantuo, à l’extrêmité sud du mont Putuo, c’est-à-dire dans les eaux internationales. Cette position est bien indiquée dans le plan, mais cela ne résout pas le problème. En effet, on note dans un autre document historique que le fameux récif se trouve à l’embouchure du port Shenniu, lequel fait face du mont Putuo. Dans les « Annales du mont Putuo sur la mer Orientale sous le règne de Kangxi », qui datent du règne de l’empereur portant ce nom, on trouve aussi des notes sur le récif thaïlandais. Selon elles, le récif se trouve dans le port Shenniu, au sud-ouest du mont Putuo. Ce port est l’endroit où l’équipage du bateau qui transportait le moine Hui’e voulait aller se réfugier lorsque le navire s’est brisé contre l’écueil, tandis que Hui’e était en prière. Cette position est précisément déterminée.

Avec Wang Liansheng, nous avons embarqué dans un petit canot à moteur pour partir en mer à la recherche du récif thaïlandais qui, à l’époque, détruisit le bateau du moine Hui’e. Nous avons atteint notre objectif en une quarantaine de minutes de navigation.

Les eaux à l’ouest du mont Putuo s’appellent la mer des Lotus. Dans ces parages, un gros écueil qui ressemble à un chapeau de bambou tressé est appelé le « récif gangfei », ce qui signifie le récif plein de mouettes. En s’appuyant sur des documents historiques, Wang Liansheng prouve, lui, qu’il s’agit en fait du fameux récif thaïlandais.

Une fois sur ce récif, si l’on regarde autour de soi, on aperçoit partout une intense navigation de canots et de bateaux de commerce. Nous pouvons imaginer que sous la dynastie des Tang, il y a mille ans, de nombreux navires de transport thaïlandais passaient aussi par ici pour atteindre le port de Ningbo. Peut-être nombre d’entre eux se brisèrent-ils contre ces rochers qui, du coup, prirent ce nom de récif thaïlandais.

Une nuit, il y a mille ans, Hui’e se tourne et retourne dans son lit, sans trouver le sommeil. Selon des documents bouddhiques, dès qu’il fait jour, il quitte le bateau pour se rendre à terre.

En se promenant vers le nord, Hui’e arrive sur une plage, non loin de la grotte Chaoyin. La grève s’étend vers le sud, jusqu’à cette grotte, et vers le nord où se dresse le temple Fayu. Elle est longue de cinq cents mètres. Il faut mille pas pour la mesurer et c’est pourquoi elle a été nommée « la plage de mille pas ».

Assis tranquillement sur la côte, Hui’e se souvient de la scène d’hier, au moment de sa montée à bord : au début, une seule personne parvenait à porter la statue volée. Mais brusquement elle est devenue très lourde, et il a fallu plusieurs commerçants thaïlandais pour la porter dans le bateau. Comment est-ce possible ? Le soleil vient de se lever. Hui’e se dirige vers le sud pour aller à la grotte Chaoyin. Le nom de cette grotte évoque les sons puissants produits par le ressac des vagues. Or, dans les soutras bouddhiques, on compare souvent les paroles de bouddha aux sons que font les vagues. Dans la grotte, un écho se fait fortement entendre. En l’écoutant, Hui’e sombre dans de profondes réflexions.

Près de la grotte Chaoyin, Hui’e médite tranquillement. Le bruit de la mer l’a réveillé. N’a-t-il pas violé la discipline bouddhique en transportant clandestinement la statue de Guanyin ? Pourtant, son ambition n’était pas mauvaise, puisqu’il souhaitait simplement la rapporter au Japon, afin que davantage de fidèles japonais puissent se prosterner devant Guanyin !

Après quelques jours de réparation, le bateau de transport sud-coréen, stoppé près de la grotte Chaoyin, est de nouveau en état. Il fait grand vent sur la mer, mais au bout de deux jours, il devient moins fort. Pourtant, le capitaine dit qu’il faut encore attendre un peu pour s’assurer de la direction du vent. C’est la grande règle de la navigation maritime à l’époque : il faut bien observer la direction du vent. Il faut attendre que la mer soit vraiment paisible pour reprendre la navigation. Sinon, il serait trop dangereux de sortir en mer.

Voici les eaux sur lesquelles le bateau de Hui’e s’est brisé contre le récif. Jusque-là, la mer était tranquille, mais un orage soudain s’est levé et de grosses vagues ont secoué le bateau. L’instabilité météorologique de cette région a toujours beaucoup ennuyé les marins. Ici, sous les Tang et les Song, beaucoup de bateaux de commerce ont heurté des écueils et coulé par le fond. Pour les chanceux qui n’ont pas fait naufrage, comme les passagers de ce bâtiment sud-coréen, il paraissait prudent d’attendre encore quelques jours pour retrouver le beau temps.

Il a fallu attendre deux jours. Le vent est enfin tombé. Il a été décidé qu’après une nuit de repos, on pourrait reprendre la navigation le lendemain. Mais pendant la nuit, le ciel s’est de nouveau couvert de nuages. La mer est redevenue agitée. Il faisait tellement noir qu’on n’arrivait même pas à voir ses propres doigts. Il était impossible de reprendre la mer ! Même les marins riches d’une expérience de quelques dizaines d’années n’arrivaient pas à comprendre comment le temps pouvait se montrer tellement changeant ! Il faisait donc encore mauvais. Le bateau ne pouvait pas repartir en mer. Hui’e proposa bien à maintes reprises de se remettre en route malgré ce mauvais temps, mais les commerçants thaïlandais s’y opposèrent fermement. Ils demandaient au capitaine où il serait possible de se mettre à l’abri du vent et des vagues. Il leur répondit que, près de la grotte Chaoyin, il y a un quai appelé « Gaoli Daotou». Là, le navire pourrait s’avitailler en eau douce et en vivres.

Dans l’antiquité, « Daotou » signifiait l’endroit où l’on montait sur le bateau, c’est-à-dire un quai. Voici donc le quai « Duangu Daotou » qui est très connu sur le mont Putuo, où l’on trouve bien d’autres quais semblables, mais pas un seul qui se nomme « Gaoli Daotou ». Est-ce que le « Duangu Daotou » était un autre nom pour « Gaoli Daotou » ? Wang Liansheng estime que tel n’est pas le cas, car en ce temps-là les commerçants coréens avaient coutume de brûler de l’encens dans le temple Puji, dans les environs duquel devait donc se trouver le quai « Gaoli Daotou ». Et voici que Wang Liansheng décide de chercher ce fameux quai « Gaoli Daotou ».

Pour trouver les vestiges de ce quai, Wang Liansheng a parcouru tous les coins du mont Putuo. En septembre 2001, il a découvert par hasard, dans un livre ancien datant de la dynastie des Song du Sud, ces notes : « Sur le mont Putuoluojia, on monte à bord d’un bateau à l’ouest, par le quai : le "Gaoli Daotou" »

Dans ce livre, on notait la position précise du quai «Gaoli Daotou », qui n’est effectivement pas éloigné du temple Puji. Le texte signalait même que ce quai est relié au temple Puji par une route vieille de mille ans.

不做转换       半角转全角       全角转半角 同时发布到Voici un plan touristique du mont Putuo d’aujourd’hui. On peut y voir le plus grand temple de Putuo ? le temple Puji. À l’est de ce dernier, on voit l’ancienne route, ouverte il y a mille ans. Plus à l’ouest, on aperçoit les vestiges du quai «Gaoli Daotou », qui n’est plus un « quai » puisqu’il se trouve aujourd’hui en pleine terre, ce qui est le résultat de la construction de digues, menée depuis des années, pour arracher des terres à la mer. Voici l’ancienne « route de mille ans ». Elle est longue de 1 kilomètre et demi. À son extrémité est, on se dirige vers le temple Puji, alors qu’à l’ouest elle mène aux vestiges du quai «Gaoli Daotou ».

Wang Liansheng, chercheur

<À partir du quai «Gaoli Daotou », la route continue jusqu’au temple Puji, à 1 kilomètre et demi de là. Mais, dans sa partie orientale, la moitié de la route n’était plus en service. Pourquoi ? Parce que, sous les Qing, on avait créé là des étangs d’eau salée, entre terre et mer. De ce fait, les gens ne pouvaient plus emprunter la route qui longeait la côte, devenue inutilisable. Maintenant, on l’utilise à nouveau, car les étangs marins actuels ont été créés au début de la République, et cette route a été bien restaurée. Nous l’appelons « la route de mille ans ».>

D’un côté de cette ancienne route, on trouve la fresque en pierre et de l’autre, les vestiges des étangs marins. En parcourant cette voie pendant un kilomètre vers l’ouest, nous arrivons à une route nationale. Voici ce qu’il reste du quai «Gaoli Daotou » de l’époque. L’ancienne baie est recouverte de bâtiments et de champs labourés. Mille ans après, on a construit des digues pour arracher des terres à la mer. L’ancien quai s’est transformé en une route ouverte à tous et aujourd’hui, on ne peut plus apercevoir la mer que d’un endroit élevé. Une nuit d’il y a mille ans, Hui’e avait toujours autant de peine à s’endormir. Dès qu’il commençait à s’assoupir il était assailli de nombreux cauchemars.

Le matin, après s’être levé, Hui’e commença par se prosterner devant la statue de Guanyin. Il annonça aux autres, qui s’étaient trouvés sur le même bateau que lui, qu’il avait décidé de laisser la statue de Guanyin sur cette montagne ! Tout le monde trouva cela étrange. Hui’e dit alors qu’il avait vu en rêve l’incarnation de Guanyin qui lui avait demandé de laisser sa statue sur la montagne.

Tout le monde se mit donc à transporter la statue sur la montagne, jusqu’à la déposer devant la porte d’une famille appelée Zhang, qui pratiquait le bouddhisme. Tous les membres de la famille furent très contents de voir revenir la statue. Ils vidèrent une chaumière pour l’y installer, afin de pouvoir rendre hommage à Guanyin.

Les pêcheurs du lieu partaient souvent en mer et y risquaient leur vie. Selon certaines légendes populaires, après le retour de la statue de Guanyin, la sécurité des pêcheurs se trouva bien mieux assurée. Quant aux documents historiques, ils nous fournissent des notes concernant le Bodhisattva Guanyin, telles que : « En l’an 5 du règne de Xuanhe des Song du Nord, soit en 1124, le fonctionnaire Xu Jin fut envoyé par l’empereur en Corée du Sud. Le jour de son départ, un grand vent soufflait sur la mer. Xu Jin monta sur le mont Putuo pour rendre hommage à Guanyin. Le soir même, le temps s’améliorait. Les eaux de la mer devenaient calmes et limpides. Le lendemain, la flotte pouvait reprendre la mer. »

De ces eaux maritimes appelées « Lianhuayang », on voit au loin le mont Luojia, qui ressemble à un bouddha endormi. C’est aussi un mont bouddhique de renom en Chine. En 1890, un phare fut construit sur le mont Luojia pour guider la navigation. Aujourd’hui, grâce à lui, les capitaines des bateaux qui passent par ici n’ont aucun souci à se faire au sujet du temps. Mais déjà, sous le règne de l’empereur Wanli des Ming, un phare avait été édifié en cet endroit. Et un poème a même été composé à sa louange : « De petites lumières éclairent l’ignorance» Mais ces lumières sont plus brillantes que le soleil et la lune» Lumières toujours allumées qui brillent pour l’éternité» Qui reçoit en son sein ces lumières du phare. »

Ensuite, Hui’e a repris le bateau pour rentrer au Japon. Bien qu’il n’ait pas pu rapporter la statue de Guanyin en son pays, il se mit à y diffuser le bouddhisme et gagna lui-même le respect et l’adoration de tous les fidèles bouddhistes japonais.

En l’an 2000, trente-trois temples japonais ont offert chacun une statue de Guanyin au mont Putuo. Pour le cœur des fidèles bouddhistes du Japon, le mont Putuo se trouve à l’origine de la croyance en Guanyin, dans le monde entier.

En 1980, afin de cultiver la mémoire de Guanyin et du moine Hui’e, on a construit un temple nommé « Temple que Guanyin ne voulait pas quitter ». Il s’élève au bord de la plage où le bateau de Hui’e accostait à l’époque, près de l’emplacement où se trouvait la maison de la famille Zhang. Cette reconstruction a respecté le style architectural des Tang. Sur le rempart en dehors du temple, deux bas-reliefs en pierre rappellent cette histoire ancienne.

Depuis mille ans, l’histoire de Hui’e et de « Guanyin qui ne voulait pas partir » est restée vivace dans des annales locales et inscrite dans des documents historiques. Le mont Putuo est qualifié comme lieu des rites rendant hommage à Guanyin. Hui’e est considéré par la postérité comme le créateur du sanctuaire du mont Putuo. Malgré les vicissitudes qu’il a connues, le mont attire toujours de nombreux bouddhistes qui y brûlent de l’encens, et jouit auprès d’eux d’un grand prestige.

Sur la petite île du Lotus de Zhu Renming, la statue en bronze du moine Hui’e, portant dans ses bras celle de Guanyin fait face au mont Putuo. Sans cette statue de Guanyin rapportée par Hui’e jusqu’ici, jamais n’aurait pu s’opérer le développement du mont Putuo en tant que lieu sacré du bouddhisme, et le millier de vestiges bouddhiques que compte le mont seraient demeurés abandonnés.

Sur le mont Luojia, on a construit une pagode en pierre, à trois étages. Cet édifice commémore les vertus des moines célèbres qui ont beaucoup contribué au prestige du mont Putuo. On l’appelle « pagode Yuanjue ». Des portraits ou photos des moines célèbres des diverses dynasties ont été incrustés sur les huit faces de la pagode. Ces moines ont accompli des exploits qui ont profondément influencé l’histoire de Putuo. Le portrait du maître Hui’e se trouve au deuxième étage de la pagode. Il est représenté regardant vers le lointain, d’un air ferme et tranquille. Il fixe le mont Putuo, comme pour le sauvegarder à sa manière.

On dirait que Hui’e n’a jamais quitté le mont Putuo. Il le contemple et le protège. Mille ans se sont écoulés. C’est un temps très long pour l’être humain, mais c’est juste un instant pour les bouddhistes. Le sculpteur Zhu Renming a souhaité propager l’esprit du moine Hui’e, en espérant que sa statue sur l’île du Lotus pourra conférer à son esprit la vie éternelle, et qu’on pourra se rappeler son nom pour toujours.

Selon les règles du bouddhisme, puisque Hui’e a réussi à sauvegarder Putuo pendant mille ans, il doit avoir accédé au rang de bouddha. Cette consécration exige en effet mille années. Et comme c’est le temps qui s’est écoulé depuis qu’il a rapporté ici la statue de Guanyin, on peut être certain qu’il a sauvegardé le mont Putuo pour toujours.

Rédacteur: Baiyun  Origine:CCTV.com

A propos de nous . Recevoir la chaîne . Nous contacter Xinhua . Le Quotidien du Peuple . CRI . China.org.cn
Copyright © 2005 China Central Television. , All rights reserved.