|
Vue extérieure du Temple de la Rosée bienfaisante du Mont de Jiuhuashan
Le Temple de la Rosée bienfaisante, l’un des quatre grands temples du Mont de Jiuhuashan, se situe au pic Huacheng, loin des nombreux monastères de la Rue de Jiuhua. Le Temple de la Rosée bienfaisante a été construit durant le règne de Kangxi, sous la Dynastie des Qing. Avant le lancement des travaux, les aiguilles des pins de la montagne se couvrant d’une bienfaisante rosée, on nomma ainsi ce temple. L’Institut du bouddhisme du Mont de Jiuhuashan créé dans les années 1990, est installé dans ce temple antique. Selon les experts locaux, le Temple de la Rosée bienfaisante est celui où les usages religieux sont les plus standardisés du bouddhisme. Alors quels sont ces usages ? Quelle était la vie dans ce temple ?
En suivant la voix de récitation des canons, nous arrivons dans une grande salle. Des moines sont en train d’y étudier. Et nous découvrirons vite qu’ils sont des personnages extraordinaires. Agés d’environ 20 ans, ils viennent juste d’entrer à l’Institut du Bouddhisme du Mont de Jiuhuashan.
Zang Xue, Directeur, Institut du Bouddhisme du Mont de Jiuhuashan
« Cet Institut bénéficie d’une position géographique plutôt bonne. Il est suffisamment distant du Mont de Jiuhuashan pour éviter le dérangement dû aux touristes. Ainsi, les jeunes moines peuvent étudier en toute tranquillité. »
Carte du mont de Jiuhuashan
Sur cette carte, nous remarquons que pour aller du Temple de la Rosée bienfaisante à la Rue de Jiuhua noire de fidèles, il faut emprunter une route sinueuse d’une dizaine de kilomètres. Cette distance lointaine assure aux moines de l’Institut la tranquillité requise pour une contemplation et une méditation optimales.
Le Directeur de cet Institut bouddhique s’appelle Zang Xue. Il a 35 ans cette année. En 1992, en tant qu’un des premiers diplômés de l’Institut, il y est resté pour devenir enseignant. Et il y cinq ans, il en est devenu le directeur, ainsi que l’administrateur du Temple de la Rosée bienfaisante. L’Institut fonctionne selon une philosophie qu’il a lui-même proposée : « La prospérité vient de la tranquillité. On peut réussir sans action. »
La voix synchronisée de Zang Xue
« Nous voulons que toute notre vie, ainsi que notre esprit, restent toujours calmes et tranquilles. Cela signifie que notre école ne veut pas exister de manière éclatante, même en période de prospérité. En ce qui concerne le principe de « réussir sans action », cela ne veut bien sûr pas dire que nous restons les bras croisés. Nous espérons plutôt que notre corps et notre coeur puissent se fondre dans le monde extérieur. Laissons notre corps et notre esprit se libérer complètement pour embrasser le monde. »
Le Temple de la Rosée bienfaisante
En tant que moines étudiants, ces jeunes hommes ont deux positions sociales. Mais quel est leur quotidien ? Qu’ont-ils de différent des autres jeunes du même âge ? Nous avons décidé de passer une journée avec ces jeunes moines pour le savoir.
4 h du matin
Le moine de service sonne le réveil des moines
Dans le monastère, on a pour coutume de faire retentir une plaque pour appeler les moines à se rassembler. En outre, le nombre et la fréquence des coups ont différentes significations.
En entendant ce son familier, Fazang se lève immédiatement. Il est chef de classe, et chaque matin il doit sonner la cloche avant que s’arrête de retentir la plaque.
A 5 h du matin, les adeptes bouddhistes doivent se rassembler dans la grande Salle pour leur premier cours. Lorsqu’ils terminent ce cours matinal, il est 6 h 30. Dehors, le jour s’est levé.
Guo Yue enseigne les disciplines religieuses
A 8 h 30, après le petit déjeuner, le programme d’étude se poursuit. Dans cette école particulière, les moines suivent principalement des cours sur le bouddhisme. Le maître canonique Guo Yue qui est en train de donner son cours est lui aussi diplômé de l’Institut. Il en est maintenant le directeur des études.
Maître canonique Guo Yue, Directeur de études, Institut du bouddhisme du Mont de Jiuhuashan.
« Aujourd'hui, je donne un cours sur « les règles de discipline du sramanera, le novice bonze ». Chaque matin, les cours sont essentiellement consacrés au bouddhisme, avec les bases du bouddhisme, la doctrine bouddhiste, l’histoire du bouddhisme indien, et autre. L'après-midi, nous enseignons la culture, la littérature antique, la logique, l'histoire générale. L’objectif de notre programme, c’est de former des étudiants ayant un niveau bouddhique assez élevé, et de bons acquis culturels. Nous voulons former des étudiants intègres et compétents. »
11h30 du matin
Quand la plaque retentit dans tous les recoins du Temple, c’est l’heure du repas végétarien. Les bonzes disent que manger revient à « comparaître devant le tribunal ». Cela signifie-t-il comparaître en jugement? Les fidèles bouddhiques considèrent-ils l’acte de manger comme douloureux? En fait, « comparaître devant le tribunal » ça veut dire réciter les livres canoniques, pour se forger un coeur respectueux et prier pour le bonheur de tous les être vivants. Pendant le repas, les moines n’ont pas le droit de parler, mais ils peuvent s’expriment dans un langage spécifique. Par exemple, s’ils veulent plus de riz, ils poussent seulement leur bol au bord de la table. Quand ils entassent leurs bols, cela signifie qu’ils n’ont plus faim. Après ce repas frugal, le maître canonique Dao’an doit vérifier s’il reste du riz dans un des bols. Parce que le gaspillage, est très mal considéré dans le bouddhisme.
Un rouleau « 5 conceptions dans le coeur pendant le repas »
Les moines étudiants mangent dans ce qu’on appelle la salle des cinq conceptions. Pour quelle raison? Il faut savoir que le bouddhisme estime qu’au moment de leurs maigres repas, cinq bonnes conceptions doivent animer le cœur des bonzes. Pour simplifier, il faut par exemple penser que même un bol de bouillie ou de riz est le fruit d’un travail pénible. Ceux qui le mangent doivent faire preuve de reconnaissance et considérer cette modeste pitance comme quelque chose qui les aide à leur mortification et à résister à la gourmandise.
A 14 h 30, c’est le cours d’anglais. Les moines contemporains doivent consulter des documents en langues étrangères, et échangent de plus en plus avec les milieux bouddhiques du monde entier. Il leur est donc indispensable de maîtriser une langue étrangère, c’est un outil incontournable. Les moines étudient d’ailleurs l’anglais avec grand enthousiasme. Et en les écoutant pendant les leçons, il nous semble être dans une école tout à fait ordinaire et non dans Institut du Bouddhisme.
A l'intérieur du Temple de la Rosée bienfaisante
A côté de leurs devoirs et de leurs cours quotidiens, les moines bénéficient de leur espace de vie. Voici le bâtiment où sont logés les moines étudiants. Nous arrivons dans l’après-midi, à l’heure de la sieste. Nous entrons dans la chambre d’un étudiant, Guo Yan.
Guo Yan a été fait bonze en 2001, dans la Grande Salle du Corps de Ksitigarbha du Mont de Jiuhuashan. Il avait 24 ans. Comme les grands moines qui de l’antiquité à nos jours ont excellé en peinture, Guo Yan aime beaucoup s’adonner à la calligraphie pendant son temps libre.
Guo Yan
« J’aime beaucoup les exercices de calligraphie. D’abord, en recopiant à le soutra avec un pinceau, je peux communiquer avec le contenu même du soutra canonique. Ensuite, le canon est bon pour mon esprit. Il aide à transformer les esprits troubles en esprit unique, et à chasser toutes les intentions et les pensées coupables. On peut dire que c’est aussi une méthode pour pratiquer le bouddhisme. Parce qu’à chaque fois que nous traçons un trait, nous répétons le nom d’un bouddha. »
Radicalement différents des silencieux exercices de calligraphie de Guo Yan, les arts martiaux ont la faveur du moine guerrier Fa Zang. Il vient du Temple Shaolin, au Mont Songshan, dans la province du Henan. Il estime que les arts martiaux sont comme un raccourci vers le bouddhisme.
Fa Zang, étudiant
« On peut pratiquer le bouddhisme en marchant, en restant assis ou couché. C’est ce que préconise Bodhidharma, le fondateur d’une secte bouddhique. Au temple de Shaolin, on se prononce pour la recherche de la sérénité dans le mouvement. Par le biais des exercices physique de boxe, nous pouvons élever notre esprit et pratiquer le bouddhisme. Mais marcher, s’asseoir en méditation, ou encore se coucher sont tous des méthodes du bouddhisme. Si l’on veut correctement pratiquer cette boxe, il faut être doté de très bonnes qualités morales. Si l’on se conduit mal et que ses actes ne sont pas nobles, il est impossible d’atteindre le sommet des arts martiaux. »
Voici un devoir organisé par l’école en dehors des cours. On l’appelle « sortir de la pente » dans le langage du bouddhisme. Il évoque la porte de la Loi, qui donne accès à l’illumination. Mais traditionnellement, « sortir de la pente » consiste à balayer la cour du temple et à travailler aux champs. Alors pourquoi l’Institut utilise cette méthode pour pratiquer le bouddhisme ?
Vue extérieur du Temple de la Rosée bienfaisante
L’histoire du Temple de la Rosée bienfaisante du Mont de Jiuhuashan a connu bien des tempêtes pendant plusieurs centaines d’années. Jusqu’ici, il a été restauré six fois. La dernière réparation, la plus importante, date de 2004. Mais, lors de notre visite, nous avons constaté un phénomène étrange sur les murs nouvellement restaurés.
Zang Xue, Directeur de l'Institut du bouddhisme du Mont de Jiuhuashan
« Selon le principe de respect de tout être vivant, nous avons ménagé un trou dans le mur durant sa restauration pour que cet arbre que vous voyez là puisse pousser librement vers l’extérieur. »
« Maintenant, il est 4 h et quart de l’après-midi. C’est l’heure des cours du soir dans la Grande salle. Dans notre Institut, personne ne peut demander de congé pour ce cours du soir. Tous les moines doivent se rassembler à l’heure dans la grande salle de l’Institut. Durant ce cours du soir, les moines doivent réciter le « canon d’Amitayus » et répéter les noms de 88 bouddhas. Ils déclarent à Bouddha Sâkyamuni leur aspiration à corriger leurs erreurs et confessent leurs péchés devant tous les êtres vivants. »
Adorer la montagne
La génuflexion devant la montagne est une méthode particulière du bouddhisme à l’Institut, parce que le Mont de Jiuhuashan fait partie des hauts lieux des rites bouddhistes de Ksitigarbha. C’est pourquoi les étudiants doivent souvent rendre un culte à Ksitigarbha dans la Grande Salle. C’est ce qu’ils appellent « adorer la montagne ».
Guo Yue, directeur des études
« Nous organisons souvent des activités comme l’adoration de la montagne. Cela reflète pleinement le principe de base de notre Institut qui consiste à accorder autant d’importance aux études qu’à la pratique du bouddhisme. De telles activités favorisent la formation du corps et de l’esprit. Les étudiants doivent s’agenouiller tous les trois pas, depuis l’Institut jusqu’à la Grande Salle de Ksitigarbha. Cet exercice très pénible dure 5 heures. Il constitue vraiment une rude épreuve pour la volonté des étudiants. »
Des moines du Temple Qiyuan nourrissent les diables de la faim
Voici maintenant des moines du Temple Qiyuan, un autre grand monastère du Mont de Jiuhuashan, qui sont en train de donner à manger aux diables de la faim. Il s’agit là encore d’une des principales pratiques bouddhiques. En donnant à manger aux diables de la faim, on peut leur parler de la Loi et des disciplines monastiques du Bouddhisme pour les aider à délivrer leurs âmes de leur état de souffrance.
Vue extérieure du Temple Qiyuan
Le Temple Qiyuan est le premier des quatre grands temples du Mont de Jiuhuashan. Nous n’avons vu que des moines étudiants au Temple de la Rosée bienfaisante. Mais, ici, au Temple Qiyuan, nous ne rencontrons que des moines confirmés. Alors comment fonctionne ce grand temple Qiyuan?
Pour gérer correctement les multiples et complexes affaires quotidiennes du Temple, huit grands diacres sous aux ordres de l’administrateur.
Les maîtres récitent le canon
Le diacre Weina est en charge des toutes les pratiques bouddhiques. Il est au premier rang des huit grands diacres. Par ailleurs, un surveillant s’occupe de l’économie de tout le temple et un gardien des moines est responsable du maintien de l’ordre. Il y a aussi d’autres moines de différents grades.
Le prêtre bouddhiste accueille un bonze itinérant
En arrivant dans ce monastère, on rencontre tout d'abord le moine chargé de l’accueil des hôtes dans la salle de réception. Ce bonze itinérant demande le gîte au Temple Qiyuan. Pour régler les formalités d’hébergement, il lui faut d’abord chercher le moine chargé de l’accueil, l’un des huit grands diacres.
Sheng Jin, moine de recevoir les hôtes Temple Qiyuan
« D’abord, on s’agenouille devant le bouddha. »
Maître canonique:
« Que voulez-vous? »
Bonze itinérant:
« Je demande le gîte à votre Temple pour quelques jours. »
Maître:
« D’où venez-vous? »
Bonze:
« Je viens de la province du Liaoning, dans le Nord-Est. »
Maître:
« Quel est votre temple de résidence permanente? »
Bonze:
« Le temple de Shengyang. »
Maître:
« Shenyang? Avez-vous le certificat délivré par le gouvernement aux bonzes et bonzesses? »
Bonze:
« Je l’ai »
Maître:
« Bon. Vous me le donnez pour régler toutes les formalités d’hébergement. »
Sheng Jin a remplis les formalités.
Sheng Jin est le moine chargé de l’accueil des hôtes au temple Qiyuan. Il a la responsabilité de la réception de tous ceux qui arrivent au Temple.
« Bon, je vais vous conduire dans la chambre pour les hôtes. »
Ri Hui travaille à la cuisine
Le nom bouddhiste de ce moine qui travaille à la cuisine, est Ri Hui. C’est l’un des huit grands diacres du Temple Qiyuan. Il est chargé de l’alimentation des moines et des fidèles de tout le temple, comme un directeur général des cuisines.
Ri Hui, moine du Temple Qiyuan
« En tant qu’adepte, je suis un peu en retrait de la société. Si je restais longtemps sans contacts avec la société, j’en ignorerais les changements. Mais si je communique avec les autres bouddhistes, et je lis souvent les nouvelles sur l’Internet, cela pourrait beaucoup m’aider à mieux connaître la société et le bouddhisme. »
Ri Hui pratique le bouddhisme
En plus de son travail aux cuisines, Ri Hui doit comme les autres huit grands diacres du Temple Qiyuan, participer régulièrement aux activités bouddhistes du soir. C’est aussi l’une de ses fonctions.
« Maintenant, dans le grand dictionnaire électronique du bouddhisme, on a intégré beaucoup de caractères dont on se sert souvent. On peut les afficher grâce à la souris. »
Ri Hui achète des légumes
Chaque jour, après le cours du matin dans la Grande Salle, le maître canonique Ri Hui doit aller au marché aux légumes de la Rue Jiuhua pour les besoins du temple pour la journée.
Ri Hui au marché, puis dans la cuisine
Il n’est pas facile de distinguer Ri Hui des autres clients dans ce restaurant. Seule leurs cheveux et leurs vêtements les différencient. Car dans la société actuelle, il est impossible que les adeptes se coupent complètement du monde extérieur pour pratiquer le bouddhisme. D’ailleurs, le bouddhisme estime que ses adeptes peuvent le pratiquer dans la moindre parole, la moindre action. Beaucoup de moines de haut niveau ont compris la Loi grâce à des choses sans importance, comme un simple bol de bouille de riz. Je fais de mon mieux pour fournir suffisamment de repas végétariens aux adeptes, pour qu’ils puissent finir correctement leurs pratiques bouddhistes. Cela correspond aussi au principe principal du bouddhisme qui veut qu’on sauve soi-même et les autres à la fois. C’est l’une des importantes portes de la Loi pour pratiquer le bouddhisme.
En réunion
Nous assistons à une réunion hebdomadaire du Temple Qiyuan. Le maître canonique Dao Yuan, assis au milieu, est l’administrateur du Temple. L’administrateur est le chef d’un monastère. Il se charge principalement de la gestion globale du monastère et de toutes les importantes activités en lien avec l’extérieur. Aujourd'hui, en plus des affaires courantes du Temple, le maître canonique Dao Yuan veut faire une annonce aux diacres : les quatre grands temples du Mont de Jiuhuashan voulaient faire un don financier servant à la construction d’un pont pour les habitants au pied de la montagne.
Les maîtres canoniques arrivent au village Xin Feng
Ce dimanche, nous suivons ces maîtres canoniques du Mont de Jiuhuashan en direction du village Xin Feng, dans le canton de Duchun. Au nom des milieux bouddhistes du Mont de Jiuhuashan, ces maîtres canoniques ont fait un don de 30.000 yuans. La construction d’un pont routier reliant ce village a été stoppée il y trois mois faute d’argent. Et cet ouvrage est pourtant essentiel pour le bon développement économique des cinq villages du canton de Duchun.
Les maîtres canoniques se rendent à l’école et rendent visite aux personnes âgées
Chaque année, les maîtres canoniques du Mont de Jiuhuashan doivent faire un don en argent en faveur de l’éducation dans le district de Qing Yang. Pendant les fêtes, ils se rendent dans les foyers de personnes âgées démunies. Depuis longtemps, les habitants considèrent les maîtres canoniques du mont de Jiuhuashan comme leurs parents.
Zhu Shulin, Chef du canton de Duchun
« Donnez l’argent à notre chef de canton. Cela illustre votre soutien à la construction du pont. Au nom du Comité du Parti et du gouvernement du canton, ainsi que des habitants locaux, nous exprimons nos remerciements sincères à tous les maîtres canoniques locaux pour leur soutien à notre projet de pont et de route. »
Maître canonique:
« Ce n’est rien. C’est juste une petite marque de notre reconnaissance. »
Zhu :
« Merci. »
Maître canonique :
« Je vous prie de les accepter. »
De nombreux ouvrages bouddhistes ont expliqué les relations entre le bouddhisme et le monde des humains. Le bouddhisme prône une doctrine qui dit de sortir de ce monde pour entrer dans le nirvâna.
Tombée du soleil, séance de contemplation en position du lotus
Lorsque les dernières lueurs du jour se sont estompées, les battements du tambour du soir retentissent dans tout le mont de Jiuhuashan. Pour les moines, c’est l’heure du dernier cours du jour, une séance de contemplation en position du lotus, les jambes croisées. Selon le bouddhisme, cette contemplation permet de réajuster l’esprit. Elle dure en général environ 45 minutes, le temps pour un bâton d’encens de se consumer. Les moines peuvent calmement se remettre en question, faire une introspection sur leurs propres fautes, sentir leurs douleurs, et finalement se dégager de tous leurs maux. Durant ce temps de paix, nous aussi, nous sentons une certaine sérénité gagner notre esprit.
Derrière les portes du Temple, les cloches du soir accompagnent les moines dans les profondeurs de la nuit. Vers la nouvelle aube qui arrivera demain matin.
|