Hong Kong Ⅲ - l´amour silencieux 
cctv.com 06-12-27 20:30 

Est-ce que la course à l’argent est inévitablement synonyme de perte de moralité ? Comment continuer de faire preuve de bonté et de générosité dans cette société ? A Hong Kong où l’argent coule à flots, nous avons découvert l’existence d’un monde généreux, qui permet à beaucoup de gens dans le besoin de recevoir leur part de chaleur humaine. Voici « A la découverte de la Chine », avec un numéro sur Hong Kong consacré à « l’amour silencieux ».

C’est un samedi matin, à la station de métro Wan Chai de Hong Kong.

Dans la foule, des gens tiennent à la main un petit sac rouge. De temps en temps, les passants y jettent quelques pièces, et reçoivent en retour un petit autocollant qu’on leur met sur la poitrine.

Tous ceux qui sont déjà venus à Hong Kong savent qu’il s’agit de vente caritative des petits drapeaux du samedi. Au début, on y vendait des fleurs, puis des drapeaux en papier. Maintenant ce sont de petits autocollants, mais les Hong Kongais ont l’habitude de l’appeler « la vente des drapeaux »… et à la longue, le samedi est devenu le jour de la vente des drapeaux.

Les personnes qui vendent ces drapeaux portent tous un badge sur la poitrine. C’est leur carte des volontaires. Ils sont issus de tous les milieux, et travaillent bénévolement sur leurs jours de repos.

un citoyen Hong Kongais :

Q : Depuis combien de temps faites-vous ce travail volontaire ?

R : Je n’ai commencé que depuis cette année.

Q : Combien avez-vous d’autocollants à vendre ce matin?

R : A peu près 360.

Q : Il faut tout vendre ?

R : J’espère.

Q : C’est bien.

Hong Kong est une société très évoluée sur le plan commercial. Ici, on dit que « le temps, c’est de l’argent ». Mais être bénévole ça signifie travailler de manière volontaire, sans aucune rémunération. Et dans la pragmatique Hong Kong, de très nombreux habitants sont déjà investis personnellement dans du bénévolat.

Chauffeur de taxi :

R : Le bénévolat, j’en ai fait souvent quand j’étais étudiant.

Q : Y’a-t-il beaucoup de bénévoles autour de vous?

R : De très nombreux : mes amis et beaucoup de gens de mon entourage s’y consacrent, comme ma femme et ma fille qui sont très souvent bénévoles.

Un citoyen Hong Kongais :

R : J’en ai fait il y a quelques années.

Q : Quel genre de volontariat ?

R : Rendre visite aux personnes âgées et aux enfants par exemple.

Un citoyen Hong Kongais :

Q : Quel genre de bénévolat avez-vous déjà effectué ?

R : J’ai été garde, agent de gestion...

Q : Toujours volontairement ?

R : Oui, volontairement.

Bureau d’Assistance sociale de Hong Kong

Lin Shaoqiu, directeur du travail social au bureau d’Assistance sociale de la Région Administrative Spéciale de Hong Kong

« Ces six dernières années, nous avons inscrit plus de 1.300 organisations et recensé plus de 470.000 volontaires. Mais ce chiffre regroupe seulement ceux qui nous rendent compte de leur travail. Je suis sûr que beaucoup de volontaires de nombreuses organisations ont fait des choses sans nous tenir au courant. Donc je suis certain qu’à Hong Kong, les bénévoles sont beaucoup plus nombreux que nous le pensons. »

L’organisation des volontaires que nous avons rencontré dans la rue se fait ici. Le volontariat se concentre dans les quartiers, certains établissements et les écoles. On s’y inscrit de manière volontaire, puis les membres du personnel répartissent les bénévoles. Le personnel téléphone pour fixer les horaires de travail convenables, et noter le temps de travail.

Lin Shaoqiu, directeur de l’assistance sociale au Bureau d’Assistance sociale de la R.A.S de Hong Kong.

« Notre bureau est implanté dans les quartiers, où nous avons établi un comité. Nous communiquons avec eux, et nous offrons des services bénévoles aux gens en fonction de leur intérêt et de l’endroit où ils vivent. »

Si on considère que les volontaires sont les ambassadeurs du secteur caritatif, et que le Bureau d’Assistance sociale en est l’organisme gouvernemental de coordination, qui joue le rôle principal dans les oeuvres caritatives de Hong Kong ?

En fait, à Hong Kong, la prospérité et l’harmonie de la société sont soutenues non seulement par son économie très active, mais aussi par d’excellents organismes caritatifs très expérimentés, dont l’histoire remonte à plus de 100 ans. Les volontaires qui vendent des drapeaux dans la rue collectent justement des dons pour ces organismes caritatifs.

L’Hôpital n°3 de Donghua est l’hôpital caritatif le plus grand et le plus ancien de Hong Kong. Li Donghai, président de l’hôpital, nous raconte son histoire.

Li Donghai, président de l’Hôpital n°3 de Donghua

« L’Hôpital n°3 de Donghua a été fondé en 1870. A cette époque-là, Hong Kong était occupée par les Anglais depuis 20 ans, au cours desquels nous étions plus de 100.000 ici. Nous n’avions pas d’hôpital, et quand on tombait malade, on n’avait nulle part où aller pour consulter un médecin. Tandis que les Indiens, eux, lorsqu’ils étaient malades, ils pouvaient consulter le médecin de l’hôpital des douanes anglais. Nous autres, les Chinois, les malades et les pauvres allions tous à ce petit temple, le temple Guangfuyi. Beaucoup de pauvres qui tombaient malades y mourraient. Et après, il fallait évacuer les cadavres. C’était la misère. »

En 1870, pour soigner les malades, aider les pauvres et sauver les compatriotes, les Chinois locaux ont commencé à spontanément collecter de l’argent pour créer l’Hôpital Donghua. On y a installé des lits gratuits pour les gens pauvres, et construit des cimetières publics. C’est ainsi qu’a commencé l’histoire de l’aide caritative à Hong Kong.

Aujourd’hui, l’Hôpital Donghua n°3 est un établissement de service social qui regroupe cinq hôpitaux, plusieurs écoles et maisons de retraite. L’ensemble joue un rôle très important à Hong Kong. Chaque année, les activités caritatives de l’hôpital telles que « Donghua de cœur », et « Donghua joyeux » constituent de grandes occasions de dons pour les Hong Kongais

Une femme apparemment prédestinée au malheur a pourtant réussi à devenir heureuse et généreuse. C’était une orpheline errant dans les rues, devenue plus tard Miss Hong Kong. Mais la générosité et l’amour peuvent-ils vraiment changer la destinée de quelqu’un ? Quel genre de vie hors du commun a menée cette généreuse ambassadrice ? Restez avec nous pour la suite de « L’amour silencieux » dans quelques instants

.

Bon nombre d’organismes caritatifs Hong Kongais ont également une longue histoire. A la fin du 19ème siècle, dans les régions côtières de la Chine, l’enlèvement de femmes et d’enfants étaient fréquents. Et des Chinois dévoués ont alors spontanément projeté de créer un service à Hong Kong ayant pour mission de protéger ces femmes et ces enfants.

Sur les murs du hall de ce Service de Protection, les bustes des donateurs rendent hommage à tous ceux qui ont fait preuve de largesse en faveur de ce service pendant plus de cent ans. La plaque commémorative de Guangong trône dans le hall principal. Mais pourquoi Guangong est autant vénéré dans cet organisme caritatif ?

Du Weiqiang, président du Service de Protection

« Pourquoi nous commémorons le Seigneur Guangong ? Parce qu’il représente la vertu et l’humanité, ce qui correspond parfaitement aux principes du Service de Protection.

Protégés par cet esprit de vertu et d’humanité, beaucoup d’enfants abandonnés mènent ici une vie heureuse. Grâce aux efforts déployés depuis plusieurs générations, le Service de Protection est devenu un grand organisme caritatif qui en plus d’aider les plus faibles, fait aussi rayonner cet esprit. Cette plaque en bronze témoigne d’innombrables histoires touchantes de ce genre.

Ce beau visage est très connu des Hong Kongais. C’est celui de Zhang Mali, élue Miss Hong Kong en 1975. Elle a aussi été sélectionnée parmi les dix jeunes éminents de Hong Kong, et distinguée comme la femme de la réussite du 21ème siècle. Pourtant, sa vie a connu beaucoup de hauts et de bas.

Zhang Mali, Miss Hong Kong 1975, une des dix jeunes éminents de Hong Kong en 1988

« Je suis venue habiter à Hong Kong à l’âge de 8 ans à peu près, au Service de Protection, où je suis restée plus de dix ans. Dès notre enfance, nous participions à différents travaux volontaires et à des collectes de fonds. Nous vendions des petits drapeaux chaque semaine, et recueillions de l’argent pour cet organisme caritatif. »

Si elle ne l’a pas avoué elle-même, personne ne pourrait imaginer que Zhang Mali, aujourd’hui une personnalité mondaine, a été une enfant abandonnée qui errait dans la rue. Elle a reçu une bonne éducation au Service de protection, et la notion de bienfaisance a peu à peu gagné son coeur.

A Hong Kong, concours de beauté signifie souvent gloire et fortune. Pourtant, après avoir été élue Miss Hong Kong en 1975, Zhang Mali a choisi un autre chemin, plus difficile. Celui de la promotion de la générosité et de la bonté. Au Service de Protection, à Hong Kong mais aussi dans le monde, elle est devenue une ambassadrice très connue de la cause caritative.

Zhang Mali, Miss Hong Kong en 1975, une des dix jeunes éminents de Hong Kong en 1988

« Pourquoi je fais souvent ça ? Parce que je pense que je suis parmi les plus favorisés. Sans famille, j’habitais au Service de Protection, et des gens qui ont de l’argent et bon coeur m’ont beaucoup aidée. Alors, c’est normal que maintenant j’aide les autres. »

Etre reconnaissante en payant en retour ce qu’elle a reçue, c’est la conviction profonde de Zhang Mali. Elle espère pouvoir aussi apporter de l’amour à ses propres parents qui l’ont abandonnée.

Zhang Mali, Miss Hong Kong en 1975, une des dix jeunes éminents de Hong Kong en 1988

« Maintenant je suis aussi une mère. J’ai deux enfants, l’aîné est déjà diplômé d’université. En les voyant, je crois que je ne hais plus mon père et ma mère. Personnellement, je pense que c’est très dur si un papa et une maman ne peuvent pas s’occuper de leurs enfants. Comme je suis chrétienne, chaque fois que je prie, je leur dis souvent, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, que j’espère qu’ils ont oublié le passé malheureux, et qu’il y a un dieu dans le ciel pour leur dire : « Votre fille va très bien maintenant, elle espère que vous menez aussi une vie heureuse. »

Les personnes bienveillantes aiment autrui. Car donner est sans doute plus important que recevoir dans la vie. Cette personne âgée s’appelle Zeng Xianzi. C’est le fondateur de la célèbre entreprise Goldlion de Hong Kong. En 1968, Zeng Xianzi s’est lancé avec cette machine à coudre. Il a beaucoup travaillé et beaucoup souffert jusqu’à aujourd’hui. Mais il a ses raisons.

Zeng Xianzi, fondateur de Goldlion de Hong Kong

« Avec quoi je paye ma patrie en retour ? Je suis comme ça, j’ai de la fortune, et ainsi je pourrai récompenser les autres, et rendre ce que ma patrie m’a donné par des actions réelles. »

Industriel de profession, Zeng Xiangzi s’est fixé comme règle personnelle de faire chaque année des dons à différents organismes caritatifs. Au total, il a donné jusqu’ici cinq cents soixante-dix millions de dollars de Hong Kong.

« Maman, je t’ai dit qu’il y a des choses qu’on n’oublierait jamais. Cet hiver-là, où il faisait si froid, il m’a apporté du feu pour me réchauffer ».

Ces lettres, M. Zeng les conserve précieusement sur son bureau. Elles lui ont été envoyées par les étudiants qu’il a aidés financièrement. Ce geste est la plus belle des récompenses offertes par ces gens profondément bons, comme lui.

Kuang Minghui est lycéenne. Après avoir vendu des petits drapeaux près de la station de métro, elle rentre en vitesse chez elle pour cuisiner avec ses camarades de classe.

Le gâteau, c’est presque leur spécialité. Elles en préparent souvent pour la famille… et un peu pour elles-mêmes. Mais aujourd’hui, il s’agit d’un cadeau spécial.

Kuang Minghui est en 6ème année au Couvent Sainte-Marie, un lycée très célèbre de Hong Kong. Elle est issue d’une famille très aisée, ses parents l’ont gâtée. Mais malgré tout, cette jeune fille sait être généreuse. Depuis six ans, elle travaille souvent comme bénévole le week-end pour des organismes caritatifs.

Kuang Minghui, lycéenne Hong Kongaise

« Je me souviens être allée dans un quartier pauvre de Hong Kong faire notre travail de bénévole avec les grands frères et soeurs de la croix rouge. A cette époque, j’étais en 2ème année à l’école secondaire. Nous sommes entrés chez un vieux monsieur. Il nous a accueillies avec un grand sourire, comme s’il nous attendait depuis très longtemps. Puis il m’a donné un bonbon. Pour moi ce bonbon n’est pas ordinaire. Quand je le regarde, je me souviens que des gens ont besoin de notre sollicitude. »

Eprouver de la joie dans le bénévolat, c’est la plus grande récompense de Kuang Minghui. A présent, presque tous les week-ends, elle remplit différentes missions volontaires. Qui lui ont valu des médailles d’or cinq années durant.

La cérémonie de remise de médailles est organisée par le Bureau d’Assistance sociale de Hong Kong pour rendre hommage et encourager les bénévoles exemplaires. Des médailles d’or sont remises à ceux qui se sont impliqués bénévolement plus de 200 heures par an. L’argent revient à ceux qui ont fait 100 heures de service volontaire. Et le bronze pour plus de 50 heures. Plus de 50.000 bénévoles ont déjà été distingués de la médaille d’or.

En plus de ces bénévoles exemplaires, beaucoup d’autres, anonymes, ne rapportent jamais leur temps de service volontaire. C’est le cas de Cai Bizhi, qui vit à Kowloon. Elle est secrétaire de profession, et bénévole dans les quartiers depuis plus de 20 ans. Une histoire touchante s’est déroulée chez elle.

En 2003, Hong Kong a dû faire face à l’épidémie de SARS. Et dans l’Amoy Garden (Taodahuayuan), un très grand nombre de personnes ont été atteintes par cette maladie. Song Ming vit dans le Bâtiment E de l’Amoy Garden. Sa fille est décédée du SARS. A 90 ans, cet homme en a souffrait tellement qu’il perdait le goût de vivre.

Ce jour-là, en sortant de chez elle, Madame Cai a entendu dire qu’un vieux monsieur du Bâtiment E pleurait toute la journée, enfermé chez lui. Et comme sa langue est le hakka, personne ne pouvait communiquer avec lui. Depuis des jours il n’était pas sorti et n’avait pas mangé. Madame Cai a alors décidé de s’y rendre immédiatement.

Cai Bizhi, citoyenne Hong Kongaise

« Je suis originaire du sud du Fujian, puis j’ai travaillé dans l’ouest du Fujian. Et là-bas, on parle le hakka. Bien que je vive à Hong Kong depuis un certain temps, je comprends le hakka et j’ai pu communiquer avec lui. »

L’obstacle de la langue effacé, ce vieux monsieur désespéré a retrouvé un peu de sérénité. Pendant très longtemps, Madame Cai s’est occupée de lui, lui préparant ses repas et son thé. Et grâce à elle, l’état de santé de son protégé s’est peu à peu amélioré.

Mais Madame Cai constatait que très souvent il restait encore devant la fenêtre, comme interdit, torturé par ses pensées. Et il ne pouvait trouver le sommeil sans somnifères.

Cai Bizhi, citoyenne Hong Kongaise

« A ce moment-là, j’étais vraiment triste. Il avait plus de 90 ans, venait juste de perdre sa fille, la seule qui était proche de lui. Et les somnifères ruinaient sa santé déjà fragile. C’est alors que je l’ai emmené consulter la médecine chinoise. Je cherchais partout des recettes populaires, comme le sirop aux yeux de dragon. Je lui faisais boire du lait, du thé aux roses… On a tout essayé pour lui. »

Mais cela n’a pas véritablement apaisé le tourment profond du vieil homme. Alors quand Madame Cai a su qu’il avait un petit-fils dans l’arrière-pays qu’il n’a jamais vu, elle s’est démenée pour le trouver. Au bout d’un an, elle aidait le petit-fils à s’installer à Hong Kong. Et dès lors, le vieux monsieur retrouvait sa joie de vivre, et Madame Cai la consolation.

Cai Bizhi, citoyenne Hong Kongaise

« En le voyant, je me suis rappelée de ma grand-mère, disparue à plus de 90 ans. Dès mon âge de raison, elle m’a enseigné qu’il faut faire de son mieux pour aider autrui. Même une herbe, il faut l’aider à survivre en cas de besoin. Cette phrase est toujours gravée dans ma mémoire, c’est la devise de ma vie. »

Ce que Mme Cai a fait bénévolement pour ce vieux monsieur depuis plus de deux ans, ne se calcule pas en temps. Et son investissement personnel de ces 20 dernières années n’a pas non plus son équivalent en médailles. A Hong Kong, les citoyens ordinaires comme Madame Cai sont très nombreux. Ils apportent leur part d’amour et de générosité au monde, et sont aussi respectés que les bénévoles médaillés.

Voici une rencontre entre de jeunes étudiants et des personnes handicapées, une scène fréquente à Hong Kong. Leurs différences ne les empêchent pas du tout de communiquer. Et chacun de nous est profondément touché par ce magnifique exemple.

Dans ce monde merveilleux, une seule chose surpasse tout, c’est l’amour. Eternel et sans limite.

Si la bonté c’est d’avoir bon cœur, la générosité, c’est d’aider ceux qui en ont besoin. Avec bienveillance. Les oeuvres caritatives de Hong Kong sont connues dans le monde entier. Après le tsunami meurtrier de fin 2004 dans l’Océan Indien et le sud-est asiatique, Hong Kong a fait un don de 700 millions de dollars… le record du monde en terme de valeur de don par habitant, selon les chiffres officiels. Pour les inondations de 1998, le don de Hong Kong a atteint 680 millions de dollars de Hong Kong, là encore le plus important élevé du monde. Quant au Projet de l’Espoir, destiné notamment à construire 1600 écoles primaires pour 240.000 enfants non scolarisés, il a reçu un don de 500 millions de dollars HK de la part de Hong Kong.

Li Donghai, président de l’Hôpital Donghua n°3

« Hong Kong a toujours été comme ça. Il n’y a pas de ressources ici, tout est donc basé sur le commerce. Et dans le passé, quand il n’y avait pas encore d’usine, Hong Kong a appliqué une fiscalité très légère. On ne payait que très peu d’impôt. Et actuellement, c’est toujours le cas. Une entreprise est taxée à 17,5% sur son bénéfice. Avant, c’était même 15%. Aujourd’hui, pour un million de bénéfice, on paye seulement 175,000 dollars d’impôts. C’est très peu par rapport aux autres pays. »

Li Donghai a 80 ans. Il a beaucoup étudié l’histoire de Hong Kong, et écrit pas mal de livres sur le sujet. Il en est conseiller pour les affaires de HK, nommé par le Conseil des Affaires d’Etat. Il apporte une explication inattendue sur le tel développement des oeuvres caritatives à Hong Kong.

Li Donghai, président de l’Hôpital n°3 Donghua

« Avec un taux impôt si bas, le gouvernement n’accorde pas beaucoup d’aide. Dans les pays où l’on pays plus d’impôts comme aux Etats-Unis et aux Canada par exemple, on a les maisons de retraite, et les pensions de retraite. Quand on est malade, le gouvernement vous donne de l’argent. Mais à HK, c’est différent. Pas d’assistance sociale de l’Etat. Alors comment faire pour ceux qui n’ont pas les moyens ? C’est pourquoi tous ces organismes caritatifs existent. »

S’entraider entre citoyens, c’est le but originel des oeuvres caritatives de Hong Kong. Elles constituent aujourd’hui l’une des bases de la stabilité et de l’harmonie de la société. Les Hong Kongais disent souvent qu’on est plus heureux quand on donne que lorsqu’on reçoit. Une idée qui permet sans doute aux habitants de cette métropole très animée, de vivre un amour chaleureux entre eux.

C’est un nouveau week-end. Comme d’habitude, des bénévoles sont dans les rues pour vendre leurs petits drapeaux. Aujourd’hui, parmi eux, il y a un petit enfant. Comme il est très jeune et sans expérience, il n’a pas vendu beaucoup de drapeaux.

Sa mère ne tiendra bien sûr pas compte de ce qu’il a vendu. Ce qui compte, c’est que dans le cœur de cet enfant germe une graine d’amour, le plus beau des sentiments humains, pour l’avenir de Hong Kong.

Q : Tu as 4 ans. Avec qui vends-tu tes drapeaux ?

R : Avec Maman, papa et mon grand frère.

Q : Oh ! Maman, papa et grand frère !?

R : Oui.

Q : Pourquoi vends-tu ces drapeaux avec eux ?

R : Maman a dit qu’il faut s’entraider. Alors on s’entraide.

Rédacteur: Baiyun  Origine:CCTV.com

A propos de nous . Recevoir la chaîne . Nous contacter Xinhua . Le Quotidien du Peuple . CRI . China.org.cn
Copyright © 2005 China Central Television. , All rights reserved.