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Port Victoria de Hong Kong
Quand les premières notes de « l’Ode à la patrie » retentissent à sept heures et demie dans les rues autour du Centre de Conférences de Hong Kong, on sent bien que cet air très familier de la plupart des Chinois de la partie continentale intérieure n’a pas une signification ordinaire aujourd’hui.
1er juillet 2005, 8 heures
« Je déclare ouverte la cérémonie de lever du drapeau national pour le 8ème anniversaire de la création de la Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine ! »
Le 1er juillet 2005 n’est pas une journée ordinaire. Il y a en effet 8 ans, ce jour a marqué le nouveau point de départ de l’histoire de Hong Kong. Aujourd’hui, des Hongkongais se retrouvent à nouveau ici pour la cérémonie de célébration. Aujourd’hui plus qu’un autre jour, on peut ressentir le sentiment des Hongkongais depuis le retour de leur ville à la patrie, il y a huit ans. Aujourd’hui, la journée est encore moins ordinaire pour un homme. Celui qui, depuis 8 ans, a successivement été directeur du Bureau des Finances et directeur du Bureau des Affaires administratives de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Aujourd’hui, c'est la première fois que cet homme participe aux commémorations du retour de Hong Kong à la Chine, en tant que chef de l'exécutif. Cet homme au cœur de l'actualité et de l'histoire est Donald Tsang, le nouveau chef de l'exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong. En mars 2005, son prédécesseur Tung Chee-hwa avait démissionné de ses fonctions de chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong pour raisons de santé. A l’époque, Donald Tsang était directeur du Bureau des Affaires administratives. Toujours cravaté et familièrement appelé « Baotaitsang » par les Hongkongais, il a alors déclaré sa candidature à la tête de l’exécutif. Trois mois plus tard, Donald Tsang obtenait 710 des 800 voix de la Commission électorale et un taux de soutien de 80% de la part des habitants de Hong Kong. C’est ainsi qu’il a été élu nouveau chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Donald Tsang s’est rendu le 25 juin suivant à Beijing, pour son investiture sous serment. Et l’histoire légendaire du simple citoyen devenu chef de l’exécutif court sur les lèvres de nombreux Hongkongais. Cette histoire commence dans la pauvreté. Une famille démunie et un père agent de police très sévère sont les seules mémoires d’enfance de Donald Tsang.
Donald Tsang, Chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« Quand j’étais petit, mon père me frappait presque deux ou trois fois par semaine. Il me battait non seulement sur les fesses, mais aussi sur d’autres parties du corps. Quand j’étais espiègle, il me battait. Quand mes études scolaires n’étaient pas bonnes, il me battait. Quand lui-même n’était pas content, il me battait encore. Mon père me battait pour d’innombrables raisons. »
Donald Tsang reconnaît avec franchise que cette éducation paternelle selon laquelle « le bon fils est au bout du bâton » a forgé son caractère opiniâtre et tenace. Après ses études préparatoires, Donald Tsang est admis au Département d’Architecture de l’Université de Hong Kong. Mais en raison de la pauvreté de sa famille, et en tant que fils aîné, il est obligé d’abandonner l’enseignement supérieur, et il s’engage dans la vie civile à l’âge de 20 ans. Son premier métier, c’est représentant de commerce en médicaments occidentaux dans une entreprise pharmaceutique. 40 ans se sont écoulés, et dans cette entreprise qui existe toujours, personne ne soupçonne que le nouveau chef de l’exécutif de Hong Kong en a fait partie. Ce qu’a vécu Donald Tsang est vraiment incroyable. Et il fallait une force de caractère peu commune pour que ces nombreux jeunes gens de l’époque, comme Donald Tsang, réussissent malgré leur âge et les difficultés! Au bout de trois ans, Donald Tsang entre sur examen dans les rangs des fonctionnaires du gouvernement. Il a 23 ans. Devant tant de collègues diplômés d’universités, Donald Tsang avoue avoir ressenti à l’époque un sentiment d’infériorité. Mais ce complexe et ses regrets se sont finalement dissous après des efforts inlassables. En 1980, grâce à une expérience professionnelle riche et variée de plusieurs années au gouvernement, il est admis à l’Université américaine de Harvard. Et grâce à ses bons résultats dans neuf disciplines, il obtient le grade de master en Administration publique.
Donald Tsang, Chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« A l’époque, j’aimais apprendre et j’étais très studieux. Je faisais de mon mieux et le maximum d’efforts pour chaque cours. J’avais déjà dépassé la trentaine, mais j’avais le soutien de ma femme. Nous étions venus ensemble aux Etats-Unis. Elle m’a toujours soutenu. Quant au résultat final de mes études, j’ai été très surpris !» Donald Tsang s’est souvent qualifié avec humour de « représentant de commerce solitaire ». Mais de nos jours, le parcours déjà légendaire de ce « représentant de commerce solitaire » est considéré par les médias comme le symbole de l’esprit de Hongkong. Donald Tsang affirme que c’est la concrétisation du rêve qu’il caressait depuis toujours au plus profond de lui.
Donald Tsang, Chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« Mon rêve, ce n’est pas seulement le rêve que j’ai tissé moi-même. C’est celui de tous les Hongkongais, ensemble. Une famille normale pourra toujours progresser pas après pas tant qu’elle déploiera des efforts inlassables, travaillera dur et avec un objectif. Ce qui est le plus important pour atteindre cet objectif, ce sont les efforts et la patience. C’est ça le rêve de HK ».
Le « rêve de Hong Kong » de Donald Tsang, c’est une « ville d’opportunités » et une « localité de paix et de joie ». Donald Tsang dit que « si Hong Kong n’était pas retournée dans le giron de la patrie et qu’on n’avait pas appliqué l’administration de Hong Kong par les Hongkongais avec un haut degré d’autonomie, et s’il n’y avait pas de soutien ni de confiance du gouvernement central et des habitants de Hong Kong, il n’aurait jamais pu réaliser ce rêve. Alors pour que ce beau rêve persiste, tous les Hongkongais doivent faire rayonner l’esprit de Hong Kong qui a fait des miracles. D’innombrables Hongkongais se projettent en Donald Tsang. Et ils espèrent que son caractère opiniâtre les conduira toujours en avant et fera franchir à Hong Kong à un palier supérieur. L’esprit de Hong Kong a créé la splendeur d’aujourd’hui. « Nous sommes pleins de confiance en l’esprit de Hong Kong qui ne baisse jamais les bras. » La vieille génération de Hongkongais qui jurent le « redressement d’une nouvelle génération » nous disent des souffrances derrière cette splendeur. « Il nous était difficile de gagner du pain. »
Avec près de 7 millions d’habitants sur 1.100 km², HK constitue une sorte de miracle mondial, au regard de sa prospérité actuelle. Les caractéristiques et atouts géographiques de HK ne suffisent pas à l’expliquer. Alors, quelle est la vraie cause du redressement de Hong Kong ?
Centre de Conférences de Hong Kong 1er juillet 2005,8 heures 30
Après la cérémonie de lever du drapeau, les représentants des différents milieux de Hongkong se réunissent au Centre de Conférences pour un cocktail en l’honneur du retour de Hongkong à la Chine. A propos du chemin parcouru par Hong Kong ces huit dernières années, Donald Tsang n’a pas caché son émotion :
Donald Tsang, Chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« Je suis convaincu qu’aujourd’hui, 8 ans après le retour de Hong Kong à la Chine, le sentiment des Hongkongais envers l’Etat et envers la Nation a connu un grand changement. Grâce à 8 ans d’expériences précieuses, je suis plein de confiance dans les perspectives de développement du pays, dans l’application de la Loi fondamentale et de la politique « un pays, deux systèmes » et dans l’esprit de Hong Kong qui ne baisse jamais les bras. J’ai la conviction que la Région administrative spéciale de Hong Kong s’est déjà engagée sur une voie radieuse et que l’avenir sera encore plus prospère et plus brillant. »
« Travailler dur pour avancer et ne jamais baisser les bras»… c’est ainsi que Donald Tsang a résumé l’esprit de HK dans son discours prononcé à cette occasion, trouvant un grand écho parmi les personnalités présentes au cocktail et dans la société hongkongaise.
Donald Tsang, Chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« Je vous invite à porter un toast à la prospérité et à la puissance de la patrie, à la prospérité et à la paix de Hongkong et à la santé et au bonheur de tous. »
Au cocktail, se rassemblent les élites des différents milieux sociaux de Hong Kong. On a le sentiment que tous ces gens, derrière eux, portent une histoire peu ordinaire. Ils reflètent en tout cas l’esprit de HK. Dans les années 1960, Zeng Xianzi est venu de Meizhou dans le Guangdong, pour s’installer à Hong Kong. Parti de presque rien, il a fait fortune en créant la célèbre marque Gold Lion. Aujourd’hui, il est président de la Fédération des Chambres de Commerce de Hong Kong. Nous l’avons interrogé sur son arrivée à HK. Zeng Xianzi s’est livré, non sans émotion.
Zeng Xianzi, président du conseil d’administration de la Société à responsabilité limitée du groupe Gold Lion
« C’est en 1963 que je suis venu à Hong Kong avec ma mère. Puis, en 1966, toute ma famille nous a rejoints. A cette époque-là, il était difficile de trouver un emploi. Personne ne nous embauchait. Alors, nous ne pouvions que faire du petit commerce avec peu d’argent. Nous, ça a été la vente de cravates. Grâce à ce petit commerce, nous avons gagné un peu d’argent pour nourrir toute ma famille. Nous ne pouvions compter que sur nous-mêmes. » Ces propos de Zeng Xianzi ont replongé les gens dans le passé de Hong Kong. L’histoire de cette ville marquée par le commerce de l’opium est devenue synonyme d’humiliation de la Chine. Et les Chinois hongkongais sous domination coloniale ont aussi beaucoup souffert de cette humiliation. Pendant les 100 ans de colonisation de Hong Kong, les Anglais qui ne représentaient que 5% de la population ont dominé les habitants locaux, à 95% chinois. Ces Chinois vivaient au plus bas de la société. Dans cette ville de « roches dures » et de « chemins raboteux », de nombreux Chinois comme Zeng Xianzi ont été obligés de travailler encore plus dur pour gagner d’élémentaires moyens d’existence. Plus de 40 années de travail acharnés ont causé des problèmes de santé à Zeng Xianzi. Mais, il tient à se rapprocher de la machine à coudre qu’il utilisait à son arrivée à Hong Kong, pour nous raconter ses difficultés d’alors.
Zeng Xianzi, président du conseil d’administration du groupe Gold Lion
« C’est avec cette machine on a commencé à faire de la couture. On devait coudre à la machine cette partie là. Mais pour le milieu, on devait coudre à la main. Il était très important que les points de couture soient esthétiques. Nous faisions ces coutures nous-mêmes. Mes doigts sont courts, mais ils étaient très adroits quand je travaillais à l’aiguille. » Le geste de sa main tremblante mais toujours habile nous remplit d’émotion. Ces cravates, Zeng Xianzi devait non seulement les coudre, mais aussi les vendre lui-même à l’unité dans la rue.
Zeng Xianzi, président du conseil d’administration du groupe Gold Lion
« Un jour je suis entré quelque part pour essayer de vendre quelques cravates. On m’a chassé comme un chien en me criant « va-t-en !». Je suis sorti tout de suite en me demandant pourquoi on me chassait ainsi, quelle était ma faute. Après réflexion, j’ai revêtu une tenue correcte avec costume et cravate, et je suis retourné chez celui qui m’avait chassé la veille pour lui présenter mes excuses et lui demander des conseils. » L’opiniâtreté et la ténacité ont permis de faire passer Zeng Xianzi de la cravate à un immense groupe industriel. De quoi mieux comprendre encore mieux la devise de Hong Kong de ne jamais baisser les bras. Sur cette terre, beaucoup de gens ont travaillé laborieusement pour créer leur fortune comme Zeng Xianzi. Mais l’argent ne pouvait résoudre certains problèmes auxquels devaient faire face les Hongkongais depuis toujours.
Chauffeur de taxi
« Dans le passé, si vous déteniez un passeport britannique et que vous rencontriez des problèmes à l’étranger, la Grande-Bretagne ne vous accordait pas la moindre attention. Pourquoi ? Je ne sais pas. Allez interroger des Britanniques. En général, quand nous avions des problèmes à Hongkong, nous cherchions de l’aide auprès du consulat chinois de Hongkong. Maintenant, personne ne cherche assistance auprès de la Grande-Bretagne, même avec un passeport britannique. »
Ce téléphérique a été construit en 1888 par des manoeuvres chinois, pour l’usage exclusif des étrangers habitant au sommet de la colline. On a coutume de dire que l’économie de Hong Kong, à l’instar de ce téléphérique, grimpe laborieusement sur un rail édifié par la force humaine et matérielle des Chinois qui représentent 95% de la population locale. Le redressement de l’économie de Hong Kong a commencé dans les années 1960 et 1970. Et la force réelle qui a stimulé l’essor de l’économie, ce sont les milliers et les milliers de Hongkongais de la génération de Zeng Xianzi. C’est pourquoi on considère que l’histoire de Hong Kong est celle du labeur des Chinois. La mentalité qui dit non à la défaite, et dont font fait preuve les Chinois face à l’adversité, a créé la splendeur actuelle de Hong Kong. Depuis 8 ans, HK a connu deux crises majeures : la crise financière et l’épidémie de SRAS. « Que de souvenirs douloureux ! » Faire rayonner l’esprit de Hongkong pour surmonter les difficultés, et renforcer la coopération entre Hong Kong et la partie continentale du pays pour faire renaître la splendeur. « L’avenir de Hong Kong sera meilleur. »
Stade de Hong Kong, 1er juillet 2005, 10 heures
A 10 heures du matin, plus de 30.000 personnes issues de 800 organisations populaires de Hong Kong sont réunies sur le grand stade de Hong Kong. Elles commencent ici le grand défilé célébrant le 8ème anniversaire du retour de Hong Kong à la Chine. De nombreux numéros aux couleurs nationales ont été préparés. Ils créent une atmosphère festive pour cette journée peu ordinaire. Le défilé a pour thème la création de la société harmonieuse. C’est aussi l’aspiration commune de tous les Hongkongais. Ces huit dernières années, ils ont travaillé inlassablement et énergiquement pour y parvenir, même au plus fort de la crise. En 1998, des spéculateurs financiers internationaux ont provoqué une crise financière en Asie du Sud-est, qui a affecté l’ensemble de l’économie mondiale. Hong Kong, en tant que ville la plus ouverte de l’Asie du Sud-est, est aussi devenue la cible des spéculateurs internationaux. Et d’un seul coup, le marché financier de Hong Kong a dû affronter des épreuves sans précédentes. Et c’est sur les épaules du gouvernement hongkongais formé depuis un an seulement qu’est retombée la mission de contrecarrer cette spéculation financière internationale.
Donald Tsang, Chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« Après cette tempête financière, en 1998, un artiste hongkongais a fabriqué ça pour moi. Q : C’est vous ? R : Oui, c’est moi, l’année 1998 est indiquée dessus. L’autre, c’est George Soros, le grand crocodile de la finance. Que de souvenirs douloureux depuis tant d’années ! »
Les propos de Donald Tsang nous permettent de sentir la pression qui pesait alors sur le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Après avoir vaincu avec succès les spéculateurs internationaux, Donald Tsang a donné des explications aux Hongkongais au nom du gouvernement : « Les spéculateurs nous ont pris non seulement de l’argent, mais ils ont aussi déstabilisé le système financier de Hong Kong et la confiance de 7 millions de Hongkongais ». Une mise au point largement saluée à HK même et par de nombreux pays étrangers. En 2003, face à l’épidémie subite de SRAS, le gouvernement de la Région spéciale, les entreprises et les citoyens ont réagi efficacement en temps voulu, ensemble. Unis dans le même élan pour cette lutte difficile contre l’épidémie. Encore une fois, cette réaction hongkongaise a prouvé la maturité et l’esprit de raison de toute la société. Face aux difficultés, Hong Kong cherche toujours à être plus forte encore. Après cette crise, force est de constater qu’HK a prouvé à nouveau sa capacité à résister aux chocs. Par sa sagesse, la confiance des Hongkongais et leur force. Aujourd’hui, on ne constate pas d’importants effets sociaux et économiques dus à ces deux crises majeures. Progressivement, l’économie a repris ses droits à Hong Kong. Avec un taux de croissance de 7,5% en 2004.
Zheng Zhenyao, Recteur adjoint de l’Université chinoise de Hong Kong
« Je trouve que la reprise économique a été très rapide ces deux dernières années. Surtout après le SARS, le gouvernement central a pris une série de mesures politiques pour soutenir Hong Kong. On a par exemple tissé des liens économiques encore plus étroits entre la partie continentale du pays et Hong Kong. C’est utile pour Hongkong. Par ailleurs, le tourisme l’a aussi beaucoup aidé. »
Dans le brouillard, la perle de l’orient brille de sa beauté unique. Mais, pendant les 150 ans de « séparation », la patrie chinoise est restée bien floue pour les Hongkongais, comme dans ce brouillard.
He Zhiping, Directeur du Bureau des Affaires civiles du Gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« A vrai dire, après les 150 ans de colonisation britannique, beaucoup de Hongkongais ne savaient rien du développement de la Chine de ces dernières années. Ils n’avaient pas pu le voir, de leurs propres yeux, ni n’en ressentir la fierté. Depuis huit ans, depuis le retour de Hong Kong à la patrie, nous n’avons cessé de mener une éducation patriotique et civile auprès de la population. Pour permettre à nos citoyens de connaître de nouveau notre mère patrie. »
Le 31 octobre 2003, la visite du premier cosmonaute chinois, Yang Liwei, a fait sensation dans tout Hong Kong. Il a été accueilli en héros, ovationné par des milliers de Hongkongais massés tout au long de la route entre l’aéroport et le centre. « Le vent de Yang Liwei » soufflait sur la ville, et s’élevait au rang de grand événement dans l’histoire de Hong Kong. Le lendemain, 1er novembre, Yang Liwei rencontre les Hongkongais au grand stade. D’innombrables habitants se sont levés très tôt pour prendre leur place ici et voir le cosmonaute en chair et en os. Le stade est plein à craquer. Plus de 40.000 spectateurs n’ont pas voulu manquer l’événement. Et l’occasion d’exprimer leur respect envers ce héros de l’espace par leurs applaudissements et leurs acclamations. La mission réussie du vaisseau spatial habité Shenzhou V a plongé Hong Kong dans un océan de joie. Les Hongkongais sont à la fois émus et fiers des succès de leur patrie. Ainsi, Yang Liwei est naturellement devenu « leur » héros. Même le célèbre acteur hongkongais Jackie Chan partage cet avis. Un an plus tard, les sportifs de la Chine ont visité Hong Kong, auréolés de leurs 32 médailles d’or olympiques remportées à Athènes. Et cette fois, c’est « le vent des JO » qui a soufflé sur Hong Kong. Nombreux sont ceux qui disent que la ténacité de Yang Liwei et des champions olympiques chinois a beaucoup impressionné les Hongkongais. Renforçant leur conscience de l’Etat, raffermissant leur sentiment national.
Chen Ning Yang, célèbre physicien
« Je pense qu’il est évident qu’en général, la reconnaissance qu’expriment les Hongkongais à la Chine se renforce depuis la rétrocession officielle de Hong Kong à la patrie. »
Défilé
Depuis un siècle et demi, jamais les Hongkongais n’ont sans doute été aussi sûrs d’eux qu’ils le sont aujourd’hui. Ces huit dernières années, ils ont su résister aux crises et s’animer de la prospérité et de la puissance de la Chine. Ces huit dernières années sont vraiment les 8 ans du retour de la popularité.
L’avenir de Hong Kong sera meilleur Port Victoria de Hong Kong, 1er juillet 2005, 20 heures
C’est la nuit que le port Victoria exerce sa fascination la plus forte. Et la splendeur et l’opulence du feu d’artifice que les Hongkongais ont composé sont les meilleures preuves de l’état d’esprit des Hongkongais en ce jour unique.
Zheng Zhenyao, Recteur adjoint de l’Université chinoise de Hong Kong
« Maintenant, je suis très optimiste. »
Liu Zunyi, Professeur d’économie à l’Université chinoise de Hong Kong « Hong Kong pourrait continuer à se développer si elle continue à renforcer ses liens internationaux et ses liens avec la partie continentale du pays. »
Zeng Yucheng, membre du Conseil législatif de la Région administrative spéciale de Hong Kong
« Je suis plein de confiance en l’avenir de Hong Kong. »
Zeng Xianzi, président du conseil d’administration du groupe Gold Lion
« Hong Kong sera encore meilleure. Aujourd’hui, je ne suis pas le seul à avoir confiance en Hong Kong. Tous les Hongkongais aussi. »
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