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En octobre 2004, le Festival culturel de la longévité de Nanshan a eu lieu à Sanya, dans la province du Hainan. C’est une fête joyeuse, qu’aiment célébrer les personnes âgées. Elles se donnent rendez-vous à Nanshan et exposent des photos qui aiguisent l’attention des visiteurs.
Ceux qui sont représentés sur ces photos vivent dans les environs du Mont Nanshan. Le plus âgé a 104 ans et le plus jeune, 90 ans.
Le festival culturel de la longévité de Nanshan est connu non seulement à Sanya, mais aussi à l’étranger. Ces 6 personnes âgées sont venues de Russie. La vie divertissante et paisible de Nanshan convient au confort de ces centenaires.
Mais pour quelle raison le Mont Nanshan, ou le Mont du Sud, permet-il à tous ces gens de vivre aussi longtemps?
Quel secret le Mont Nanshan recèle-t-il ?
Voici le Mont Nanshan. Il se trouve à Sanya, sur l’île de Hainan, à l’extrême sud de la Chine.
Un proverbe chinois dit : « Qu’on ait autant de bonheurs que la Mer de l’Orient et qu’on vive aussi longtemps que le Mont Nanshan. »
C’est certain, le mont Nanshan est un lieu de bonheur. Vivre aussi longtemps que le Mont Nanshan est considéré comme la plus belle des choses.
Mais le Mont Nanshan est-il bien « le Nanshan de la longévité » que l’on cite dans la légende ?
Au début de l’année 2005, lorsque l’équipe de tournage de l’émission « A la découverte de la Chine » est arrivée à Nanshan, le premier site qui surgit devant nous était une immense statue de Boudhisattva Guanyin. Quel lien le Mont Nanshan et le Boudhisattva Guanyin entretiennent-ils ?
Statue de Boudhisatta Guanyin sur la Mer du Sud
D’après des ouvrages bouddhiques classiques, le prédécesseur de Boudhisattva Guanyin est la 3ème fille d’un roi indien de l’Antiquité. Après être devenue bouddha, elle a émis 12 grands vœux, dont le 2ème était celui de « vivre à Nanhai », sur la Mer du Sud.
Le Mont Nanshan fait face à Nanhai, la Mer du Sud, où déferlent des eaux à la couleur émeraude et se reflètent les lumières. C’est un lieu idéal pour travailler à son perfectionnement et s’efforcer de pratiquer le bien.
Xu Lunzhang est l’auteur de la statue de Boudhisattva Guanyin, sur la Mer du Sud.
C’est un artiste shanghaïen très connu. Il a créé une grande quantité de statues, dont le professeur Xu nous confie que celle qui est aujourd’hui exposée sur la Mer du Sud a été la plus difficile à réaliser.
Il nous a expliqué que la réalisation des pieds était particulièrement délicate.
Xu Lunzhang, auteur de la statue du Boudhisattva Guanyin sur la Mer du Sud
« Ce que vous voyez ici, ce sont les pieds du bouddha. Nous les avons sculptés d’après la méthode classique. A les voir de près, on observe qu’ils sont plus ou moins ronds et ne ressemblent pas à la sculpture occidentale. Cette dernière fait davantage apparaître les détails, les os et les muscles. Mais nous ne les représentons pas de la même manière. Ils sont même un peu exagérés et encore formels. Je suis maintenant à 21 mètres de la terre. »
Haute de 108 mètres, la statue du Boudhisattva Guanyin sur la Mer du Sud est en cours d’édification, et nous sommes convaincus que ce sera une merveille.
Voici notre collègue, un jeune homme qui mesure 1,88 mètre. Il pose sa main sur le pied de Guanyin. Quel contraste ! Sa main s’avère minuscule face au pied du bouddha.
La présente statue de Guanyin a quelque chose de spécifique. Il s’agit d’une statue à trois faces.
Autrement dit, la statue est constituée de trois Guanyin qui ont la particularité d’être différentes. L’une tient à la main le canon bouddhique, l’autre, le collier bouddhique et la dernière, un lotus. Tout cela a pour but de prôner la bienveillance, la sagesse et la paix. Au milieu de la mer, la statue parait encore plus sereine et plus paisible.
A Nanshan, il y a un temple nommé Jinyu Guanyin, ou « Guanyin en or et en jade ».
C’est en 1998 que la statue de Guanyin en or et en jade est arrivée à Nanshan. C’est une pièce d’art de grande valeur, réalisée manuellement.
Le processus de fabrication qui mène à cette statue est très complexe. On commence par transformer l’or en plaques. Puis, avec un petit marteau, on frappe coup par coup ces plaques pour obtenir diverses formes délicates. Derrière la tête du bouddha, il y a un cercle de lumière bouddhique dont les fleurs sont composées de plus de 3000 fils très fins.
Zeng Yibin est le créateur du Guanyin en or et en jade.
M. Zeng est un grand maître de l’artisanat chinois. Pendant une trentaine d’années et à la tête de son équipe, il a réalisé une série de chefs d’œuvre. « Le mur aux neuf dragons en or et en jade » est une œuvre qu’il a créée et qui est conservée par un collectionneur de Hongkong.
Zeng nous confie que « la statue du Guanyin Jinyu », ou Guanyin en or et en jade, est son œuvre préférée.
La statue du Guanyin Jinyu est très imposante. Elle a le sourire aux lèvres et les yeux baissés. La statue est composée d’une seule face, mais avec 8 bras qui sont aussi beaux et expressifs l’un que l’autre. Le bouddha tient dans chacune de ses mains un instrument de musique utilisé lors des cérémonies bouddhiques, de manière vivace et subtile.
Le Guanyin Jinyu est haut de 3,8 mètres. La réalisation de la statue a nécessité une centaine de kg d’or, 120 carats de diamant, plusieurs milliers de pierres précieuses ainsi qu’une centaine de kg de jade. L’œuvre est été entièrement réalisée à la main.
Cette statue est un trésor de l’Etat chinois, qui vaut 192 millions de yuans. C’est tout à fait par hasard que le Temple de Nanshan a obtenu ce trésor.
Zeng Yibing, auteur de la statue du Guanyin Jinyu
« Cette statue a été conçue pour le roi de Thaïlande. Malheureusement, la crise financière de 1997 l’a empêché de partir. C’est alors que le Temple de Nanshan à Sanya lui a ouvert ses portes. A l’époque, après la mise en service du temple, on a remarqué qu’il n’y avait aucun bouddha à vénérer. Quant à moi, j’avais un bouddha, mais aucun temple pour l’abriter. Grâce à l’aide de l’Assciation des bouddhistes de Chine, les deux parties se sont mises d’accord dès le premier contact. C’est ainsi que le Guanyin Jinyu est devenue le premier bouddha de Sanya. »
La statue de Guanyin Jinyu permet à davantage de gens de percevoir l’atmosphère paisible du Nanshan. Quant à la danse de « La boudhisattva Guanyin aux mille main », présentée par la Télévision centrale de Chine lors de la nuit du Nouvel An chinois de l’année 2005, elle a rendu le bouddha Guanyin encore plus sublime.
Bien que le bouddha Guanyin qu’on nous présente prenne des formes différentes, elle provient de la même inspiration : lorsque le cœur est en paix, le monde l’est aussi.
A Nanshan, il y a encore un Temple au nom de Nanshan.
Le Temple de Nanshan est de petite taille, il n’est pas très vieux non plus, mais il est très réputé dans la région. Une fois entré dans ce temple, on est tout de suite submergé par une ambiance de culture bouddhique.
Le Temple de Nanshan
Lors de la tenue des grandes cérémonies bouddhistes, le temple est bondé de monde, et la fumée des batonnets d’encens emplit la salle. Comme le temple est construit au Nanshan, un lieu de bon augure, d’innombrables fidèles en provenance de toutes les régions du monde viennent ici pour se prosterner devant le bouddha, faire un vœu et le voir s’accomplir.
Cette plage se trouve à proximité du Temple de Nanshan. Tous les jours, des moines s’y entraînent aux arts martiaux. Sur un fond de grondement des vagues, ils jouent du bâton et des armes, bercés par la générosité et la bienveillance de la mer. Pour les moines, c’est un grand bonheur de pouvoir pratiquer le bouddhisme au bord de la mer.
Ces moines nous confient qu’en plus de la pratique des arts martiaux, ils doivent réciter chaque jour des canons bouddhiques.
Mais ils ne sont pas les premiers moines de Nanshan. Il y a mille ans, un grand moine a marqué le Mont Nanshan de sa présence.
Les héros représentés par ce groupe de sculptures sont le maître Jianzhen et ses disciples, qui sont les premiers bouddhistes à mettre leurs pieds sur le Mont Nanshan. Pour faire rayonner le bouddhisme, le maître Jianzhen de la dynastie des Tang a tenté de traverser la mer et de parvenir au Japon à 6 reprises. Les 5 premiers voyages ont été tous échoué.
Lors de sa 5ème expédition maritime, il a été frappé par un violent typhon. Son bateau a coulé. Avec ses disciples, ils ont dérivé sur la mer pendant plusieurs jours avant de débarquer sur la baie du Nanshan.
Su Yagui, un habitant du village Yacheng, dans le bourg de Nanshan, à Sanya nous confirme que c’est là où le maître Jianzhen a fait sécher ses canons bouddhiques.
La pente Shaijin, où sèchent les canons bouddhiques
Su Yagui, habitant du village Yacheng dans le bourg de Nanshan, à Sanya
- Où se trouve la pente de Shaijin ? Celle où séchaient les canons bouddhiques ?
- Ici.
- C’est un terrain plat. Pourquoi l’appelle-t-on la pente de Shaijin ?
- On raconte qu’un moine voulait traverser la mer. En arrivant ici, les intempéries ont suspendu son voyage. Son bateau a coulé et les livres canoniques étaient mouillés. Après avoir débarqué par ici, il a remarqué que cette pente était relativement plate et il y a fait sécher ses canons bouddhiques.
Su Yagui nous confirme aussi que Jianzhen a résidé à Nanshan pendant un an.
Durant cette année, il a fait construire à Nanshan des temples et a prêché le bouddhisme. C’est ainsi qu’il a introduit la culture avancée du centre du pays à Nanshan. La gentillesse des habitants locaux et l’air pur de Nanshan ont permis à Jianzhen de bien se détendre.
Le maître Jianzhen est parvenu à atteindre le Japon après avoir traversé la mer.
Une centaine d’années après le séjour de Jianzhen à Nanshan, un célébre moine japonais est arrivé à la dérive à Nanshan. On raconte que le Mont Nanshan est le lieu de rétablissement des deux grands maîtres du bouddhisme, ce qui crée le premier lien entre le Mont Nanshan et le bouddhisme.
On souhaite souvent « vivre aussi longtemps que le Mont Nanshan ». Les caractères de Nanshan deviennent alors le symbole de la longévité. Est-ce que le Mont Nanshan de Sanya est bien le mont de la longévité qu’on mentionne dans la légende ?
Les caractères de Nanshan sont apparus dans le « Classique de la Poésie, Odes pour les cérémonies » : « Que l’on soit éternel tels la lune, le soleil et le Mont Nanshan ». C’est d’ici que provient la comparaison entre la longévité et le mont Nanshan.
Dans l’histoire, le Mont Nanshan est aussi appelé le Mont « Aoshan », le Mont de la Tortue géante.
Zheng Gang est originaire de la province du Hunan. Il vit à Nanshan depuis une dizaine d’années. Il a sa propre interprétation de la légende du Mont Nanshan.
Zheng Gang, directeur d’une agence touristique de Nanshan à Sanya
« Le Mont Nanshan est aussi appelé Mont Aoshan, du fait qu’il ressemble à une tortue géante qui flotte sur la mer. Une fois monté sur le Mont Aoshan, qui y a-t-il de plus extraordiaire ? On aperçoit huit rochers qui flottent sur la mer comme des tortues géantes.
La tortue géante est aussi une espèce animale qui connaît la longévité. Dans la Chine antique, on dit qu’ une fois parvenu à respirer comme une tortue géante, on peut connaître l’éternité. C’est pourquoi le Mont Aoshan, ou le Mont de la tortue géante, est considéré comme le mont de la longévité. On observe cette tortue géante pour connaître la méthode de la longévité. »
La méthode de réspiration que Zheng Gang a mentionnée est une sorte de Gongfu proné par le taoïsme de la Chine antique. C’est exactement la méthode de respiration de la tortue. Cet animal a une respiration profonde, longue et très fine, que l’on n’arrive pas à ressentir. Un être humain doit respirer 16 fois par minute et une tortue ne respire que 3 fois voire une seule fois par minute. Lorsque l’on apprend à respirer de manière lente et douce comme une tortue, on a un cœur paisible et serein.
On dit que le Mont Nanshan est le cheval du Bouddhisattva Guanyin, mais pourquoi ?
Zheng Gang, directeur d’une agence touristique de Nanshan à Sanya
« Le Mont Aoshan est le cheval de Bouddhisattva Guanyin. Cette interprétation a une signification particulière. La tortue est un animal porteur. Selon «Le livre des monts et des mers », la déesse Nüwa a coupé les quatre pattes de la tortue pour séparer le ciel de la terre. Si le Mont Aoshan est le cheval de Guanyin, cela témoigne du cœur paisible et serein de Guanyin. Si l’on dit que le Mont Aoshan est le cheval de Guanyin, c’est parce qu’il a une signification particulière. »
Un proverbe chinois dit, « Vivre aussi longtemps que le pin éternel du Mont Nanshan ». Aujourd’hui, beaucoup de touristes viennent à Nanshan pour rechercher le pin éternel. Y a t-il vraiment un pin éternel à Nanshan ?
A Nanshan, on voit accrochés sur les branches des arbres des rubans rouges. Cet ornement impressionne les touristes lorsqu’ils le rencontrent. Ce genre d’arbres est appelé « Le pin éternel du Mont Nanshan ». On dit que cette espèce d’arbres vit à Nanshan depuis plus de mille ans.
Voici des touristes sud-coréens. Ils viennent spécialement à la recherche du pin éternel. Ils le caressent et accrochent des rubans rouges sur les branches tout en faisant un vœu, celui que tout le monde, eux et les membres de leur famille, connaissent tous la longévité.
Aujourd’hui, on dit que le Mont Nanshan est planté de près que 30.000 pins éternels.
Les branches et les racines de ces arbres s’embrassent et forment un paysage extraordinaire. Ils ressemblent à la divinité de la longévité, assise en tailleur.
On raconte qu’un jeune homme répondant au nom de A gui, conduisait une charrette tirée par deux bœufs. Il s’arrêta sous un pin éternel pour voir deux vieillards jouer aux échecs.
Six heures avaient passé alors qu’à peine terminée la partie, les deux vieillards se sont évanouis dans la nature. A ce moment-là, le jeune homme s’est souvenu de ses deux bœufs. Il ne restait plus de bœufs, mais seuls des squelettes de bœufs et des pins éternels verdoyants.
En fait, une dizaine d’années s’étaient écoulées sans que le jeune homme n’ait pu s’en apercevoir.
Finalement, ces arbres dits « éternels » qui ressemblent aux pins, ne sont pas de véritables pins. Ils sont des « Dracaena draco ».
Ces dracaena draco ont vu le jour à la période crétacée.
Selon des experts, les dracaena draco sont des arbres de longévité assez rares de par le monde. Ils peuvent vivre jusqu’à 10.000 ans. Ils sont nés avec les dinosaures. Mais, les dinosaures ont déjà disparu tandis qu’eux ont subsisté jusqu’à nos jours.
En traversant des pins éternels, Zheng Gang nous conduit devant une stèle, sur laquelle a été inscrit un gigantesque caractère : « la longévité ». On doit cette inscription à l’impératrice Cixi. Vers la fin de la dynastie des Qing, elle l’a offerte à Wang Gen, nommé a l’époque chef de la région de Yazhou. Il était originaire de la province du Hunan, comme Zheng Gang.
Zheng Gang, directeur d’une agence touristique de Nanshan à Sanya
«Wang Gen a été nommé chef de la région de Yazhou. Alors qu’ il devait partir pour entrer en fonction, on a fêté le 60ème anniversaire de l’impératrice Cixi. Cette dernière a alors dédié le caractère de la « longévité » à Wang Gen. Avec la stèle de la longévité, Wang Gen a fait construire le temple de Tongshan. L’impératrice Cixi devait grâce à cela vivre aussi longtemps que nous, sous un ciel en paix. »
L’impératrice Cixi a dédié d’innombrables « longévités » aux fonctionnaires nommés dans diverses régions. Par ce geste, elle souhaitait la paix au monde et sa propre longévité.
Quoi qu’il en soit, elle n’a pu vivre aussi longtemps qu’elle l’espérait.
Quant au caractère « Longévité », on ne peut le relier qu’au Mont Nanshan.
Aujourd’hui, les caractères « Nanshan », que l’on doit à Zhao Puchu, poète, caligraphe et défunt président de l’Association du boudhisme de Chine et la stèle de « longévité » que l’on doit à l’impératrice douairière Cixi se reflètent pour former un beau site sur le Mont Nanshan.
Toux ceux qui viennent visiter le Mont Nanshan veulent se comparer à lui. Ils font le vœu de « vivre aussi longtemps que le Mont Nanshan » et visitent le site tant pour se détendre que pour faire plaisir aux autres.
Selon des experts, le Nanshan que « Le classique de la poésie » a mentionné n’est pas le Nanshan de Sanya, mais le Mont de Zhongnanshan dans la province du Sha’anxi. Cependant, on préfère aujourd’hui venir voir le Mont Nanshan de Sanya pour connaître la longévité et la paix. Aujourd’hui, ceux qui vivent à Nanshan ont-ils une vie aussi longue que le Mont Nanshan ?
Ce village se trouve au pied du Mont Nanshan et s’appelle aussi Nanchan.
Ce genre de villages, on peut en trouver beaucoup aux alentours du Mont Nanshan.
Ce sont ces villages qui ont fait venir beaucoup d’experts et de touristes car une quantité de gens du quatrième, voire du cinquième âge, y vivent.
C’est ici que nous avons rencontré un vieux couple. L’homme s’appelle Su Dagui. Il a 98 ans. Son épouse, Fu Yalun, a 97 ans.
Lorsque nous arrivons sur le site, c’est la grande saison. Tous les enfants des personnes âgées sont allés travailler au champ.
Les deux personnes âgées sont très travailleuses. Tous les matins, ils se lèvent avant le levé du jour. En dépit de leur âge avancé, ils refusent de rester les bras croisés et persistent à travailler la terre.
Un jour, les enfants ont caché la charrue de peur qu’ils ne soient trop fatigué par le travail manuel. Lorsque Su Dagui a su qu’on avait caché l’outil pour l’empêcher de travailler, il s’est mis en colère. On a fini par lui céder et il a repris son calme.
Même notre tournage n’a pu les empêcher de travailler. Les voilà qui mettent du bois dans le feu et qui font manger le bœuf. Fu Yalun n’oublie pas de s’occuper de son arrière-arrière petit enfant qui dort dans le berceau.
A l’approche de midi, la vieille tient un bœuf au bout d’une corde et le promène à deux kilomètres du village. Elle le promène tous les jours, sans exception.
En apercevant leur silouhette qui s’éloignent peu à peu de nous, nous leur souhaitons de vivre aussi longtemps que le Mont Nanshan.
Selon le 3ème et le 4ème recencement national, dans la province du Hainan, l’espérance de vie la plus élevé est enregistrée à Sanya. Et à Sanya, l’espérance de vie la plus élevé est notée à Nanshan. Dans la région de Nanshan, on compte un peu plus de 20 000 habitants dont 800 d’entre eux ont plus de 96 ans.
En vertu des règlementations fixées par l’Association internationale de la médecine naturelle, si l’on y compte 75 centenaires pour un million d’habitants, on est considéré comme le pays de la longévité. La région de Nanshan dépasse largement ce critère. Ce genre de phénomènes reste très rare dans le monde.
Mais pourquoi le Mont Nanshan peut-il avoir autant de personnes âgées ? Les gens de Nanshan nous répondent que cela est dû au beau paysage de Nanshan, à la montagne verdoyante, à l’eau limpide et à l’air pur.
L’organisation mondiale pour la protection de l’environnement a surveillé la qualité de l’air atmosphérique de 158 villes dans 48 pays du monde. Le résultat indique que la qualité de l’air de Sanya la place au deuxième rang mondial, et au premier rang chinois.
L’air de Sanya contient une forte teneur en anion, qui est très bénéfique à la santé des êtres humains. La quantité d’anion dans l’air y est cent fois plus importante qu’à Beijing, la capitale chinoise.
Notre tournage à Sanya a duré deux semaines et touche à sa fin.
Durant ce bref séjour à Nanshan, nous nous sommes réjouis d’apercevoir chaque brin d’herbe ou chaque arbre de la forêt. Le rugissement de la mer du Sud, la bonne humeur des habitants de Nanshan ainsi que son air rafraîchissant nous ont enivrés.
Les vagues lavent le sable et la Mer du Sud a connu bien des vicissitudes dans son histoire. Aujourd’hui, on peut y sentir le parfum des cocotiers et le charme de la mer, mais aussi y bénéficier de la paix et de la sérénité.
Lorsqu’on vit dans un monde féerique comme le Nanshan, comment ne pas être divin ?
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