Dali Ⅱ - Le royaume ancien de Dali 
cctv.com 06-12-03 20:30 

Le royaume ancien de Dali

En 1253, un matin, une troupe de cavalier mongole qui, après avoir franchi le pic Zhonghe du Mont Cangshan, se dirigea vers le royaume ancien de Dali au pied de la montagne. L’arrivée de cette armée surprit la population locale qui la croyait en armée célestre. La paix du royaume fut troublée.

Au début du 13ème sicèle, la dynastie mongole qui se trouvait au nord de la Chine devenait puissante progressivement. Pour remporter la victoire totale sur la plaine centrale, l’empereur de la dynastie mongole Kublai Khan voulait profiter de la main d’oeuvre et des richesses du royaume Dali et encercler le pouvoir des Song du sud par le sud-ouest.

On dit qu’après son occupation de Dali, Kublai Khan fit détruire tous les documents historiques et livres. Par conséquent, il est difficile de trouver aujourd’hui les traces du royaume Dali, même ces pierres ont été érodées.

Le royaume Dali fut établi par les Bai de Dali en 937, 35 ans après la disparution de Nanzhao. La Dynastie des Tang éait alors en déclin. Sous le règne de la Dynastie de Song, Zhao Kuangying, premier empereur des Song exclut Dali du Yunnan du territoire de la cour impériale décidant de ne plus y retourner. C’est la raison pour laquelle le royaume Dali avait connu la paix pendant 315 ans.

Les ancêtres du royaume de Dali cultivaient cette terre fertile menant une vie en auto-suffisance. Les Bai locaux vouent un culte pour le Benzhu, une croyance religieuse originale. Les ancêtres, empereurs, la nature et les animaux qu’ils adorent peuvent être leur Benzhu et leur assurer une bonne récolte et un élevage prospère.

Dali possède une culture ethnique originale. mais selon des écrits des Han, les échanges entre Dali et la plaine centrale existaient toujours. Par exemple, ces instruments aratoires utilisés par les ancêtres de Dali sont identiques à ceux de la plaine centrale. On plantait le riz, élevait des concons, entreprenait la pêche et la chasse en jouïssant de la paix.

La population de Dali construisit son royaume pendant plus de 200 ans sur la digue, laissé par l’empire Nanzhao, séparant le Mont Cangshan et le lac Erhaï. Cette digue qui avait une longueur de plus de 50 km constituait un écran naturel protégeant le royaume Dali. C’est pourquoi Kublai Khan, futur empereur des Yuan, choisit le Mont Cangshan comme point de départ pour s’emparer de Dali.

Duan Siping, premier roi du royaume, qui, après la prise du pouvoir, réformait l’ancienne administration et appliquait les rites de la politesse. Il donna le nom Dali au royaume, qui signifie un grand réaménagement de l’administration pour s’adapter au développement de la force de production.

Pendant son existence de 315 ans, 22 empereurs montèrent successivement sur le trône, qui étaient de la même famille portant le nom Duan, c’était toujours le fils succèdait au père. (Ce nom garde encore aujourd’hui son importance.)

On essaie de restaurer la cité disparue selon des écrits incomplets et les imaginations. Mais, comment était la vie sociale du royaume de Dali ? Heureusement une peinture réalisé en 1180 par le peintre bai Zhang Shengwen nous présente une scène du royaume dans laquelle se trouvent le 18ème empereur et ses officiers et officiels. La peinture décrit aussi la scène où les gens de pays voisins venus lui payer tribut . Ce chef d'oeuvre fut emporté dans la plaine centrale puis à Taïwan en 1949.

La copie de cette peinture est conservée aujourd’hui dans la salle du Temple Chongsheng. Le royaume Dali avait la même capitale et la même muraille enseinte que Nanzhao, et poursuivi son système politique et religieux et sa culture. Sous le règne du royaume, le bouddhisme était en vogue. Parmi les 22 empereur qu’il comptait 9 étaient moines et présidaient la cérémonie religieuse dans le Temple Congsheng. Quant aux habitants, qu’ils soient riches ou pauvre, ils établirent une salle de pratique religieuse. Par conséquent, le royaume Dali était apelé aussi « le royaume bouddhique ».

Le mont Jizushan se situe au district de Bingchuan dans le nord-est de Dali, à 50 km du centre-ville. De loin, on n’aperçoit pas la particularité du mont. Pourtant, depuis l’antiquité, un grand nombre d’hommes de lettres et de fidèles s’y sont rendus malgré la fatigue et les difficultés après avoir parcouru plusieurs centaines de km. Et ils en étaient ravis de leur voyage. Quelle est la mythe de cette montagne ?

Yin Mongjv, savant sur la culture des Bai

"La forme du mont Jizushan ressemble à la patte du poulet , au mont sacré indien Jizushan: trois pics antérieurs et une chaîne de montagne postérieure."

L'origine du mont Jizushan remonte à plus de deux mille ans. Selon la légende, çakyamonie prêcha un jour dans le mont Linshan. Il tenait alors une fleur dans sa main et la présentait à ses adeptes qui ignoraient presque tous la signification, sauf son doyen Jiaye qui lui souriait. Çakyamonie en était très content et décida de lui transmettre les preceptes bouddhiques. Après nirvâna de çakyamonie, Jiaye , considéré comme vénérable, continuait à faire valoir les preceptes bouddhiques. Il se rendit au mont Jiuque dans le sud-ouest de la Chine. Il remarquait que la forme de Linshan est semblable au mont Jizushan et décida d’y rester. C’est alors que le Linshan devint Jizushan et attira les fidèles venus de différentes régions.

Dans la forêt située au pied du mont Jizu, il y a le cimetière du moine Jinwen mis sur pied il y a plus de 300 ans. En 1638, le grand voyageur Xu Xiake qui vint ici par monts et par vaux en emportant les cendres du moine de Nanning afin de réaliser la dernière volonté de son ami. Il y a une histoire qui dit pourquoi.

Selon la légende, ayant pratiqué le bouddhisme pendant 20 ans, Jiaye entra par cette énorme porte en tenant dans la main la longue robe de çakyamonie. Il attendait dans le silence la naissance du futur bouddha. Dès lors, cette porte a gardé la clé la plus mystérieuse dans l’histoire bouddhique. Le moine des Ming Dandang écrivit un poème à ce sujet indiquant que le Mont Jizu est un des monts bouddhiques le plus respectueux. C'est la raison pour laquelle de nombreux adeptes bouddhistes considèrent que faire le pélerinage à la porte de Huashou est une chose la plus prestigieuse dans la vie. Ceci explique pourquoi le moine Jinwen désirait être enterré au mont Jizu après son décès.

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