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Une île isolée sur la mer Orientale. Un poignant massacre. Des moines qui avaient risqué leur vie pour traverser la mer, sans qu’on sache ce qui les avait attirés si irrésistiblement vers cette île perdue. Notre programme vous emmène sur la mer Orientale pour découvrir le mystère du mont Putuo, et les cent années de vicissitudes auquel il est lié.
Dans cette île, un matin de l’an 14 du règne de l’empereur Kangxi, soit en 1676, une ambiance agitée régnait sur la plage. De plus en plus de moines s’y regroupaient. Le visage sombre, ils restaient là, au bord de la mer, hésitants, regardant autour d’eux. Attendant quoi ?
Voici la rue commerciale la plus animée du mont Putuo. Voici un homme, Wang Liansheng, qui est expert dans de l’histoire de ce lieu, et dans l’étude de la culture bouddhique. Il nous emmène aujourd’hui à la découverte d’un témoin particulier du passé. En essuyant l’épaisse poussière qui la recouvre, nous découvrons une stèle en pierre, insérée entre deux portes. C’est la plus grande que l’on connaisse en cet endroit. (Note sur la navigation maritime. Voyons donc quelles histoires nous raconte ce monument.
Le mont Putuo s’élève sur une petite île sur la mer Orientale. En face, se dresse le mont Luojia, de telle sorte que l’on désigne souvent ces parages sous le nom de « Putuo et Luojia ». Le mont Putuo occupe une superficie de 12,5km².Vers le milieu du règne des Ming, cet îlot est un lieu consacré aux rites bouddhistes, pour lesquels il constitue, à l’époque, le sanctuaire le plus vaste de toute l’Asie de l’Est. On y dénombre plus de deux cents monastères et temples. De nombreux moines célèbres s’y regroupent pour expliquer les canons bouddhiques.
Mais cette terre apparemment tranquille a traversé bien des bouleversements. Au début des Ming, bandits et pirates s’unirent pour l’assaillir et s’emparer des trésors des temples. Le général commandant la région Dinghai, se mit à la tête d’une armée pour conduire la répression. Et c’est sur cette terre bouddhique qu’eut lieu une bataille sanglante, après laquelle l’empereur émit une ordonnance « d’interdiction maritime ». Il fit incendier les temples et chasser les moines. Cet ordre impérial mit fin à la prospérité du mont Putuo.
Pendant la vingtaine d’années que dura cette interdiction maritime, des moines, n’hésitant pas à violer l’ordre de l’empereur, gravirent la montagne pour y construire de nouveaux temples. Ces derniers, à nouveau, furent détruits sur ordre des autorités locales.
En l’an 29 du règne de Wanli, empereur des Ming, le supérieur bouddhique du mont Putuo, le moine Zhenzai, se rendit à la capitale pour demander à l’empereur de réhabiliter sa région. Mais là, il mourut de maladie. Plus tard, en dépit de l’opposition de ses fonctionnaires, l’empereur Shenzong ordonna enfin de prélever de l’argent de la trésorerie d’État pour reconstruire les temples du mont Putuo. Il envoya sur place son fonctionnaire préféré, Zhang Sui, et le chargea de surveiller la reconstruction, tout au long des cinq années qu’elle dura.
Des centaines d’années plus tard, la stèle de la « Note sur la navigation maritime », cachée tantôt dans une boutique populaire, tantôt dans une autre, raconte toute l’amère histoire du mont Putuo,
Le nom du mont Putuo désigne en sanscrit une petite belle fleur blanche. Une fleur qui, depuis la construction du premier temple par le moine japonais Huie pour rendre hommage au Bodhisattva Guanyin, dut affronter de nombreuses catastrophes. Aujourd’hui, sur ce rocher, au-dessus de la grotte Chaoyin, on lit le récit d’un terrible massacre qui eut lieu sur l’îlot. Comme il a été dit, à la fin des Ming et au début des Qing, les pirates japonais déclenchèrent des attaques contre l’île pour s’emparer des temples et brûler les pagodes bouddhiques. En l’an 14 du règne de Kangxi (1676), un grave incendie détruisit les constructions du mont Putuo, ce qui décida la cour impériale à promulguer le fameux ordre d’interdiction maritime déjà évoqué. À partir de cette interdiction, la prospérité dont l’île avait joui pendant deux cents ans se dégrada irrémédiablement.
Trois cents ans après, un petit bateau amena un moine sur cette plage. Il s’appelait Bie’an Xingtong. Il était originaire du Sichuan. Son nom de famille ordinaire était Long et son prénom Xingtong. Il était né d’une famille de savants. Au moment de sa naissance, son père rêva d’un dragon blanc survolant fleuve. Dès son réveil, il dit : « Le dragon blanc symbolise le bouddhisme. Si nous avons un garçon, il deviendra moine ». À l’âge de douze ans, au début de ses longues études, Xingtong, très malin, décida de se faire moine. À vingt-deux ans, il portait déjà la responsabilité du fameux Temple Gaofeng au Sichuan. Malgré son jeune âge, il bénéficiait déjà d’une bonne réputation, grâce à son talent personnel, et à son bon niveau de connaissance du bouddhisme. En l’an 26 du règne de Kangxi, soit en 1688, il entreprit un voyage vers le Temple Datong à Ningbo, au Zhejiang. Un jour, alors que Xingtong était assis en tailleur pour pratiquer sa méditation, un moinillon vint lui dire que trois hommes le cherchaient. Il s’agissait du moine Mingyi, supérieur du mont Putuo, du gouverneur et du responsable militaire de la région Dinghai. Ces trois notables venaient demander à Xingtong de diriger la reconstruction du Temple Fayu sur le mont Putuo.
À l’époque, trois ans plus tôt, l’interdiction maritime frappant l’archipel Zhoushan avait été levée. Le mont Putuo pouvait donc espérer retrouver sa gloire perdue. Bie’an Xingtong aspirait depuis longtemps à se retirer en ce lieu sacré du bouddhisme. Cependant, il continuait d’hésiter. Car il savait bien qu’en l’an 2 du règne de l’empereur Wangli des Ming, soit en 1574, le moine Zhenbiao, n’hésitant pas à violer l’interdit impérial, avait reconstruit sur le mont le temple Baotuo. Bie’an Xingtong subissait les tortures de l’indécision. Quant au moine Wunian Xingkong, qui était le supérieur du temple Puji et avait consacré tous ses efforts à la reconstruction du temple, il était mort de maladie dans la capitale. Ainsi, chaque fois que se manifestait l’intention de restaurer le sanctuaire du mont Putuo, cela coûtait à la vie des moines de haut rang. Et Comment donc Xingtong, lui-même arriverait-il à assumer cette tâche importante ?
Depuis trois cents ans, le mont Putuo traversait des moments difficiles et des vicissitudes. Quand Bie’an Xingtong mit les pieds sur cette petite île, il n’eut devant les yeux que des images de ruines. Ces dernières, extrêmement dégradées, le choquèrent fortement. Il n’arrivait même pas à trouver un chemin d’accès parmi les herbes sauvages qui avaient envahi la montagne. Pour s’en frayer un, Xingtong dut faucher cette végétation pendant trois jours. Puis, il construisit une chaumière entre les murs en ruine du temple Fayu et l’habita.
Un jour à la fin de mars, Xingtong se promenait sur le mont Xuelang. Devant la stûpa du moine Dazhizhenrong, fatigué, il trouva une prairie bien propre pour s’y reposer. Cent ans plus tôt, au milieu du règne des Ming, Dazhizhenrong, qui était le supérieur du temple Fayu, avait grandement contribué à la renaissance du mont Putuo. À ce moment, Xingtong, assis devant le stûpa, les jambes croisées, ferma les yeux pour se livrer à la méditation. Quand il en sortir, il découvrit soudain des traces étranges derrière le stûpa, parmi un tapis des mousses. En enlevant celles-ci, il aperçut des lignes de caractères. Que notaient-elles ?
Selon cette inscription sur la pagode, avant sa mort, le moine Dazhi avait prédit que le temple Fayu serait détruit par un incendie, et que, dans cent ans, quelqu’un reviendrait pour le reconstruire. En l’an 8 du règne de Wanli des Ming, soit en 1581, le moine Dazhizhen traversa la mer pour venir au mont Putuo. Il construisit une chaumière dans une grotte et chaque jour, il s’y retirait pour lire le Sutra de Vajracchedika, Sutra du Diamant. Au début, personne ne le connaissait, mais, peu à peu, ses vertus et sa moralité furent reconnus par de plus de plus de moines et de croyants. On lui rendait visite pour l’écouter expliquer des canons bouddhiques. À l’époque, de nombreuses sectes bouddhiques du mont Putuo étaient moribondes. Dazhizhen créa le temple Haichao qui devint par la suite le temple Fayu. Il prônait le respect des règles bouddhiques pour revivifier l’école du Dhyâna. Après sa mort, le moine Dazhi fut enterré sur le mont Xuelang et à cet endroit on construisit la pagode qui porte son nom. Xingtong calcula que, selon les dates portées sur l’inscription, que la présente année marquait le centenaire de la mort du moine Dazhi. Il se demanda : « Est-ce que moi, je suis la réincarnation du moine Dazhi dans le monde ? Ou bien s’agit-il de la volonté du bouddha ? » Peu importe ! Cette inscription donnait davantage de force à sa résolution de reconstruire le temple Fayu.
Voici le temple Fayu. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des deux temples les plus importants du mont Putuo, l’autre étant le temple Puji. Les croyants bouddhistes sont nombreux à le visiter pour y brûler de l’encens et des cierges. Construit sur le flanc de la montagne, le temple Fayu compte 380 travées, en salles et palais, et il est haut de six étages. Sa superficie est de 19 500 m2. Le grand temple se cache parmi la verdure d’arbres anciens. Adossé au mont, il est à la fois gigantesque et grandiose. Nous nous demandons alors : un si grand temple a-t-il pu être construit par le moine Xingtong, il y a trois cents ans ? Et, si oui, comment ce simple moine, de condition très modeste à l’époque, a-t-il réussi à élever un temple aussi coûteux ?
Le 3 mai 1690, c’est-à-dire en l’an 28 du règne de l’empereur Kangxi des Qing, on célébrait le centenaire de la mort du moine Dazhizhenrong. Xingtong appela tous les moines présents sur l’île à organiser avec lui une cérémonie de sacrifice. C’était là l’occasion de les mobiliser pour la reconstruction du temple Fayu. Malgré le large soutien des moines pour cette entreprise, ce travail ne manquerait pas de nécessiter un gros investissement. Xingtong s’aperçut rapidement que le succès ne pourrait pas dépendre uniquement des dons offerts par les fidèles. Cependant, les jours s’écoulaient. Puis, un jour, le mont Putuo accueillit un invité spécial : c’était Huang Dalai, responsable militaire de Zhoushan.
En 1690 (donc en l’an 28 du règne de l’empereur Kangxi), Huang Dalai occupait ce poste élevé. Au même moment, l’empereur effectuait une inspection dans le Sud. Or, en passant par la province du Zhejiang, il fait un rêve étrange. Il se trouve en bateau et va passer sous le pont de Jiaxing, au Zhejiang. Il croise un sampan sur lequel se dresse une vieille femme. Kangxi demande : « Qu’est-ce que ce bateau ? – C’est un bateau de pêche », répond la vieille femme. « Y a-t-il des poissons à bord ? » demande l’empereur. « Veux-tu les acheter ? » demande la femme. Mais le sampan continue sa course. Le lendemain, Kangxi n’arrive pas à comprendre la signification de son rêve. Huang Dalai, après avoir exposé à l’empereur la situation du mont Putuo, lui explique que la vieille femme est l’incarnation de Bodhisattva Guanyin, qui a emprunté cette voie pour lui demander l’argent nécessaire à la réhabilitation du temple. Kangxi croit profondément à cette interprétation et ordonne aux fonctionnaires chargés de la trésorerie d’État de verser des fonds pour reconstruire le temple Fayu.
C’était une occasion exceptionnelle car l’argent de l’empereur n’était pas facile à obtenir. En 1690, les fonctionnaires mandatés par l’empereur montèrent sur le mont Putuo avec une importante somme. Lors de la cérémonie, les fonctionnaires demandèrent à Xingtong de composer un poème sur un thème qu’ils lui donnèrent. Issu d’une famille savante, le moine composa facilement une œuvre dans laquelle il exprimait la commune détermination de tous de reconstruire le temple, et chantait les louanges de l’empereur Kangxi et de sa vertu. Son talent, et sa volonté de rebâtir le temple de Xingtong touchèrent profondément les fonctionnaires. Et Xingtong put enfin obtenir un premier versement pour la réédification du temple Fayu.
En 1700, soit en l’an 38 du règne de Kangxi, les travaux de la reconstruction entrèrent dans leur dernière étape. Ce grand ouvrage avait déjà consommé beaucoup d’or. À l’époque, et pour cette tâche, la somme d’un millier de taëls d’or offerte par l’empereur n’était pas assez substantielle. Alors que Xingtong cherchait à attirer d’autres fonds, une nouvelle lui parvint de Hangzhou. L’empereur Kangxi effectuait une nouvelle inspection dans le Sud. Il était déjà arrivé dans cette ville, au Zhejiang. Xingtong composa tout de suite un poème à la louange de Kangxi, et en profita pour lui exposer toutes les difficultés rencontrées dans la reconstruction du temple Fayu, et la grande signification de cet ouvrage.
Le lendemain, Xingtong, muni de son poème, monta sur un bateau pour se rendre à Hangzhou. C’était la deuxième fois qu’il quittait le mont. À ce moment-là, il n’avait pas encore eu la chance de rencontrer Kangxi en personne, et il tenait à cette rencontre, car il savait que l’empereur partageait la foi bouddhique. Mais qu’en sortirait-il : bonne chance ou malheur ?
Aujourd’hui, dans le grand palais du temple Fayu sur le mont Putuo, 120 000 tuiles vernissées jaunes sont représentatives d’un style impérial. Dans le grand palais, on voit quarante-huit grandes colonnes, des caissons à neuf dragons, un dragon sur le plafond, huit dragons encerclant huit colonnes, prêts à s’envoler vers le haut. On ne peut rencontrer ce style architectural que dans un palais impérial. Comment a-t-il pu s’appliquer à ce temple ? Comment les tuiles jaunes et les neuf dragons ont-ils pu être choisis pour décorer le grand palais du mont Putuo ? En 1700, Xingtong avait traversé la mer tout seul. Mais ce qui l’avait bien surpris, c’est que sa rencontre à Hangzhou avec l’empereur avait donné un aussi bon résultat. Après avoir lu le poème de Xingtong, Kangxi s’en déclara très content, et il tint à écrire lui-même les inscriptions : « Tianhua Fayu » et « Temple Fayu » sur les panneaux qu’il donna à Xingtong. C’est à ce moment que le temple Zhenhai a changé de nom pour prendre celui de Fayu. Autre résultat de première importance : Kangxi ordonnait de transférer au mont Putuo 120 000 tuiles jaunes du Sud et 1 000 taëls d’or pour l’achèvement des travaux. Voilà ce qui explique la présence des tuiles jaunes et des neuf dragons dans le grand palais du temple Fayu.
Devant la porte d’entrée du temple Puji, il y a un étang peuplé de lotus au centre duquel on voit le « Pavillon avec une stèle impériale de longévité ». Cette stèle en jade fut construite pour l’empereur, lors de l’achèvement du temple Fayu en 1703, soit en l’an 41 du règne de Kangxi. Cela fut fait à l’initiative de Xingtong et l’inscription était à la louange de l’empereur. À cette époque pourtant, les travaux des temples Fayu et Puji étaient presque achevés. Comment se faisait-il qu’après avoir atteint ses objectifs de reconstruction des temples, Xingtong continuait de chanter les louanges de l’empereur ?
C’est que l’ambition de Xingtong ne se limitait pas à la rénovation du temple Fayu. Il espérait beaucoup réhabiliter aussi le lieu réservé aux rites bouddhistes de Bodhisattva Guanyin sur le mont Putuo. En tant que responsable de ce sanctuaire bouddhique, il savait bien que le destin du lieu tout entier dépendait étroitement de l’intervention de la cour impériale. Prévoyant clairement le futur, il profitait de chaque aller-retour entre la capitale et Putuo pour remercier l’empereur, car ce dernier représentait sa meilleure bonne chance de restaurer le sanctuaire du mont Putuo.
Deux splendides exemplaires de cette longue robe orange des bonzes, ou kasaya, sont conservés dans le musée du mont Putuo. Elles furent offertes par l’empereur Kangxi en 1710, quand il convoqua Xingtong et le responsable du temple Puji au palais impérial secondaire à Rehe, nouvelle rencontre qui resserra encore l’amitié entre l’empereur et Xingtong. Ce dernier profita de cette occasion pour présenter à l’empereur Duotang, le nouveau responsable du temple Puji. Un lien étroit fut ainsi établi pour un long terme, entre le mont Putuo et la Cité interdite.
Quatre ans plus tard, Kangxi fit organiser une cérémonie, afin de célébrer son 60e anniversaire. À cette occasion, Xingtong et Duotang se rendirent à la capitale. Cette fois, ils jouirent de l’honneur impérial, puisque l’empereur les convia à habiter dans sa villa : le temple Yongning dans le Changchunyuan. Cette année-là, Xingtong allait fêter ses cinquante-deux ans. Il ne le savait pas, mais c’était la dernière fois de sa vie qu’il se voyait convoqué par l’empereur. Cinq ans plus tard en effet, Xingtong décéda sur le mont Putuo. Dans son dernier rapport à l’empereur Kangxi, il demandait au souverain d’exempter les moines dans la région de Putuo des taxes qu’ils devaient payer au gouvernement. Xingtong avait consacré tous ses efforts au redressement et au développement de cet lieu de culte. Durant toute sa vie, il traversa la mer dix fois et fut convoqué huit fois par l’empereur. Il faisait tout son possible pour reconstruire le sanctuaire. Après sa mort, Duotang s’attacha à réaliser ses souhaits de préserver soigneusement les bonnes relations avec la Cité interdite, ce qui ne pouvait que favoriser le développement de Putuo.
Aujourd’hui, sur la grande porte du temple Puji à Putuo, on voit un distique de sentences parallèles : « Unique endroit jouissant de l’honneur reçu de cinq dynasties, Premier mont jouissant du respect du monde entier ». Ce distique nous explique la prospérité que cette terre a connue, placée qu’elle était sous la grâce impériale. Au-delà de ce grand honneur, on raconte des histoires émouvantes dans lesquelles les moines poursuivent inlassablement leur idéal, de génération en génération.
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