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C'est aujourd'hui un bonze, mais pendant 20 ans, il n'a pas vécu dans un monastre ni porté la robe. A près de 70 ans, il a fait voeu au Bouddha de refonder le Monde bouddhique en mer.Son héritage fait réfléchir les nouvelles générations.Mais quel genre de bonze est-il ? Quelle est l'histoire de sa vie et de ses lendemains? Suivez avec nous "La Terre pure du Bodhi"
Le Mont Putuo est l’un des quatre monts bouddhistes de Chine. C'est aussi un important lieu de culte du Bodhisattva Guanyin. Ce monde bouddhique abrite plus de 200 monastères, et d'innombrables statues du Bodhisattva Guanyin, de styles très divers.Toutefois, dans ce monastère du sud-ouest du Mont Putuo, on vénère un grand maître qui a atteint l’Illumination suprême il y a cinq ans.C’est même le seul monastère où l'on voue un tel culte à un bonze.Pour chaque anniversaire de l’Illumination suprême du grand maître, tous les bonzes et bonzesses viennent ici brûler de l’encens et déposer des fleurs en hommage.Certains disent qu’il a été le patriarche qui a amené le renouveau du bouddhisme au Mont Putuo. Et sa prospérité actuelle bénéficie encore de ces exploits et ces vertus. D’autres pensent que la plupart des bonzes importants du Mont Putuo ont chérit ses pensées.Mais quel est donc ce bonze ? Quelles expériences extraordinaires a-t-il vécues?
Le 28 décembre 1979, un vieil homme accoste au Mont Putuo en canot. En l'époque, le Mont Putuo est en ruines, seule une statue du Bodhisattva Guanyin de l'époque des Tang rappelle qu'il s'agit d'un haut lieu du bouddhisme. Emu, assailli par mille sentiments, le vieil homme se souvient avec inquiétude et dépit de la prospérité millénaire du Mont Putuo.Ce vieil homme était le bonze Miaoshan, du Monastère Fayu.Mais il portait un costume à la Sun Yat-sen, et non pas la robe de moine."Un lieu extraordinaire durant cinq dynasties,la première montagne respectée dans tout le pays"... Ces phrases suspendues à l’entrée du Monastre Puji illustrent le respect porté au Mont Putuo. Le statut unique de ce lieu de culte au Bodhisattva Guanyin et la particularité des paysages maritimes font du Mont Putuo une Terre pure, une offrande du ciel au monde.Pourtant, le Mont Putuo s'enracine dans le monde des vivants. Et les soubressauts de l’Histoire l'ont violemment secoué.Sous le règne de l’empereur Hongwu, à l'époque des Ming,les pirates japonais étaient très actifs sur le littoral du sud-est. Retranchés sur le Mont Putuo, ils ont chassé les bonzes et occupé les temples. Au début de la dynastie des Qing, les Hollandais ont occupé l’île de Taiwan, et souvent harcelé la région littorale du sud-est : le Mont Putuo a été plusieurs fois saccagé.Dans les années 1960,le Mont Putuo a subi d'autres calamités et catastrophes. Les statues du Bodhisattva Guanyin ont toutes été détruites. Seule une quarantaine de personnes âgées, faibles, malades et invalides ont pu y rester. La plupart des autres bonzes ont été renvoyés dans leur pays pour travailler. Et nombre d'entre eux ont ainsi repris leur vie d'antan.Le 23 décembre 1960, 108 bonzes, dont Miaoshao qui à ce moment là en charge du Monastre Fayu, ont été transférés au temple Lushan Yuyao pour travailler. Le bonze Miaoshan mettait beaucoup de coeur à l'ouvrage. Et il a été nommé contrôleur, chef de l’équipe de production, puis directeur-adjoint de la commission de contrôle de la ferme. Il a ainsi beaucoup appris en matière de gestion et de finances.Les locaux l'appellent "l’oncle Wu", bon et gentil. Car son nom laïc est Wu.Voici une photo du bonze Miaoshan prise en 1958. Appelé Wu Jingting dans le monde laïc, il est né à Rugao, dans la province du Jiangsu. A 16 ans, il a fait son apprentissage dans un magasin, aux côtés d'un patron croyant sincèrement au bouddhisme. C'est ainsi qu'il a commencé à se passionner pour le bouddhisme. A 24 ans, il s’est fait rasé les cheveux pour devenir bonze. Il a pris "xinci" comme prénom de la Loi et miaoshan comme prénom social.La Chine a lancé sa politique de réforme et d’ouverture en 1979. Et le Mont Putuo en a fait partie, du fait de son statut de mont bouddhiste. Et c'est alors que le bonze Miaoshan a été chargé de superviser la restauration et la réouverture des monastères du Mont Putuo.Maître Weihang : directeur adjoint de l’Association du Bouddhisme du Mont Putuo."Depuis la mise en place de la politique religieuse en 1979, le comité du PCC de la municipalité de Zhoushan a envoyé un représensant à Yuyao pour inviter mon maître. A quelques jours de la fin de la peine, mon maître lui a promis qu'il s’y rendrait."Selon la doctrine bouddhique, on peut atteindre la perfection de diverses manières, en marchant, s’asseyant ou en se couchant. Pour le bonze Miaoshan, vingt ans de labeur peuvent aussi mener à la perfection. Sans jamais se plaindre. Le lendemain, le bonze Miaoshan a revêtu le kasya confectionné la veille.Voici maintenant une photo de 1979, alors que le bonze Miaoshan recevait une délégation japonaise. C’est aussi le premier cliché de lui vêtu du nouveau kasya. Il avait alors 71 ans. Mais comment ce vieil homme pouvait-il endosser la lourde responsabilité du renouveau du bouddhisme au Mont Putuo ?
Un vieil homme a fait voeu au Bouddha de refonder un monde bouddhique en mer.Mais face aux ruines, comment y parvenir ?Restez avec nous pour la suite de "La Terre pure du Bodhi "
De retour au Mont Putuo après 20 ans, le grand maître Miaoshan était soucieux. Il savait pertinemment que la prospérité et la décadence du bouddhisme du Mont Putuo étaient étroitement liées au sort du pays. Quand le pays est en paix, le Mont Putuo est prospère. Mais quand le malheur s'abat sur le pays , le Mont Putuo souffre. Miaoshan a donc fait voeu au Bouddha d'oeuvrer pour réanimer le Mont Putuo comme lieu saint du Bodhisattva Guanyin.
En mars 1980, l’Association du Bouddhisme du Mont Putuo a repris ses activités, dirigée par le grand maître Miaoshan qui gérait aussi les affaires bouddhiques.Actuellement, c'est le maître Weihang qui est directeur adjoint de l'Association. Il est venu au Mont Putuo en 1980, à 17 ans, pour accompagner son maître à passer les temps difficiles. Maître Weihang : directeur adjoint de l’Association du Bouddhisme du Mont Putuo"A ce moment-là, mon maître était septuagénaire. Nous l'accompagnions pour travailler. J’avais 17 ans à l'époque. Je suis allé au travail dans les traces de mon matre. Nous sommes allés au port porter des tuiles et des terres cuites. Nous faisions souvent beaucoup de choses autour de notre maître". Comme les travaux de restauration sont imposants, Miaoshan a décidé de restaurer d’abord plusieurs grands monastères. Voici le deuxième grand monastère du Mont Putuo, le Monastère Fayu. Adossé à la montagne et faisant face à la mer, il est considéré comme le plus beau monastère du Mont Putuo.La particularité architecturale du Monastère Fayu est la Salle des Neuf Dragons : au plafond serpentent neuf dragons de bois vivement colorés. Le toit est couvert de tuiles jaunes vernisssées.Comment se fait-il que ce monastère arbore un tel style? En fait, ces neuf dragons et les tuiles jaunes viennent du palais impérial de l’époque des Mings. L’empereur Kangxi avait ordonné de les tranférer au Mont Putuo.Miaoshan est profondément attaché au Monastère Fayu. Dans les années 1950, il a réuni des fonds venus d’Outre-mer pour restaurer le Monastère Fayu, dont la Salle des Neuf Dragons.Le maître Xinguang est aujourd'hui en charge du Monastère Fayu. C'est dans les années 1980 qu'il a fait son premier pèlerinage au Mont Putuo et qu'il a rencontré le bonze Maioshan.Maître Xinguang du Monastère Fayu"En 1987, lors de mon pèlerinage au Mont Putuo, je n'avais pas l’intention d’y rester. Mais quand je suis entré au Monastre Puji, le premier que j’ai rencontré a été le grand maître Miaoshan.Je ne savais pas qu’il était bonze. Il portait une robe sans doublure. Il semblait très bon, gentil et sympathique. je me sentais comme un enfant. Il m’a demandé d'où je venais, etc. Et j'ai alors réalisé que j'étais prédestiné pour être avec le grand maître Miaoshan." Et c'est ainsi que Xinguang a choisi de rester au Mont Putuo. Encouragé par le grand maître Miaoshan, il est allé étudier à Singapour et au Sri Lanka pendant sept ans. Aujourd’hui, il peut communiquer avec les visiteurs étrangers dans un très bon anglais.- Qu'est-ce que ça signifie? - C'est l’absence de connaissance, de désir et de révolution.Tout le monde, même notre corps, découle des cinq éléments.Le grand maître Miaoshan conserve une image d'homme bon et gentil auprès des gens. Mais le maître Xinguang se souvient parfaitement des colères de Miaoshan. Une fois, alors qu'il inspectait un chantier, Miaoshan a surpris un petit bonze en train de cueillir une fleur... Il l'a sévèrement réprimandé. Dans le coeur de Miaoshan, le Mont Putuo est un monde bouddhique en mer, la Terre pure du Bodhi, et pas une banale zone touristique. Aucune herbe, aucun arbre ne peuvent y être endommagés. Pour mener à bien la construction et la sauvegarde du Mont Putuo, il a profité de l’expérience de la ferme, et proposé d'appliquer un système de gestion unifiée des monastères. Maître Jieren : directeur de l’Association du bouddhisme du Zhejiang"Le Mont Putuo abrite plus de 200 monastères. Au début, ils étaient gérés séparément les uns des autres. Mais depuis 1980, le grand maître Miaoshan a mis en place un système de gestion unifiée. Nous uniformisons le personnel, l’économie, les plans de construction des monastères. C’est grâce à cela que la construction des monastères et la valorisation du bouddhisme ont connu un développement le plus important de ces vingt dernières années au Mont Putuo ". L’uniformisation des gestions a fait disparaître l’esprit sectaire et permis d'assurer les tâches importantes. Le 16 octobre 1989, l’Association du bouddhisme du Mont Putuo a tenu une cérémonie solennelle pour inaugurer la statue du Bouddha. Le même jour, le grand maître Miaoshan a été élu moine en chef des monastères du Mont Putuo. C’est le premier de l’histoire du Mont Putuo.Au terme de dix années de dur travail, les bonzes et les bonzesses dirigés par Miaoshan ont redonné aux monastres leur majesté et la musique bouddhique flotte partout sur le Mont Putuo.Le symbole géographique du Mont Putuo es une statue en bronze du Gaunyin. Elle a été construite à l’initiative du grand maître Miaoshan.Le Mont Putuo était en effet le lieu sacré du Bodhisattva Gangyin, mais aucune image ne le symbolisait. La proposition de Miaoshan a été soutenue par tous.Pour déterminer le meilleur emplacement pour cette statue en bronze, le bonze Miaoshan a parcouru presque chaque endroit du Mont Putuo malgré ses 80 ans. Quelqu’un a même calculé que le vieux bonze a effectué 200 déplacements.Avant de se faire bonze, Miaoshan avait fait du commerce, et dirigé l'équipe de production... Doté de fortes capacités en calcul mental, Miaoshan mesurait souvent les terres avec sa canne sur les chantiers de construction et ses calculs tombaient juste. De nombreuses personnes ayant participé aux constructions l’admirent.Maître Weihang : directeur adjoint de l’Association du Bouddhisme du Mont Putuo"Sans mon maître, le Mont Putuo ne serait pas tel que vous le voyez maintenant. Mon maître est un homme très méticuleux. IL a ainsi lui-même dessiné le schéma de construction de la statue du Guanyi. Il n'est pas très instruit, mais il sait très bien s’y prendre."Le 30 dcembre 1997, la statue en bronze du Guanyin qui coûtait plus de 40 millions de yuans, a été terminée. Et le Mont Putuo a accueilli une cérémonie d’inauguration.Le grand maître Miaoshan a arrosé d’eau bénite les gens présents ce jour-là.La statue en bronze du Guanyin marque le renouveau du bouddhisme au Mont Putuo, et elle est aussi le symbole permanent du Monde bouddhique millénaire. Elle s'érige, face à la mer, comme si elle écoutait toujours l’appel des gens.
Dans le coeur des jeunes bonzes, il est le patriarche qui a conduit au renouveau du bouddhisme au Mont Putuo. Pour les enfants, il est le "grand-père", bon et gentil.Son héritage fait réfléchir les nouvelles générations.Alors restez avec nous pour découvrir la suite de La Terre pure du Bodhi
Au son de cloche du matin, un nouveau jour commence sur le Mont Putuo.Pour les jeunes bonzes du Mont Putuo, l'héritage du grand maître Miaoshan est non seulement constitué de monastères et de statues de Bouddhas reconstruites... mais il a surtout jeté les bases culturelles de l’avenir du Mont Putuo. Ce monastère niché dans les arbres est le Monastère Yinxiu. Comme son nom l'indique, il est réservé et exquis. Il abrite l’Institut de recherche de la culture bouddhique créé à l’initiative du bonze Miaoshan.
Maître Jingmin : directeur de l’Institut de recherche de la culture bouddhique"Il a dit que le siècle à venir sera caractérisé par les sciences, la technologie et la culture. Si notre milieu bouddhique se met à l’éducation et à la culture, c’est inadmissible." Le maître Jingmin est le moine en chef du Monastère Yinxiu, et aussi directeur de l’Institut de recherche de la culture bouddhique. Il est né dans une famille de lettrés et adore lire. C’est pourquoi le grand maître Miaoshan l’a choisi pour superviser la construction du Monastère Yinxiu.Maître Jingmin : directeur de l’Institut de recherche de la culture bouddhique "Le grand maître Miaoshan m’a recommandé d’être très attentif et d'aller souvent sur le chantier. Car ainsi nous pouvions transférer l’Institut de recherche au Monastère Yinxiu. Dès lors, j'ai fréquenté le chantier du Monastère Yinxiu."Sous la direction du maître Jingmin, la construction du Monastère Yinxiu a été menée sur le style traditionel chinois, s'inspirant de la quintessence des monastères japonais notamment. Une quintessance exquise et épurée. On fait même l'éloge en disant qu’il est la quintessence des monastères du Mont Putuo. Après le succès de la construction du Monastère Yinyue, le maître Jingmin a uniformisé la planification des monastères au Mont Putuo.Le grand maître Miaoshan a dit à maintes reprises que le siècle à venir serait celui du savoir et que le bouddhisme devait marcher avec son époque. Sur sa proposition et grâce à ses efforts, l’Institut du Bouddhisme du Mont Putuo a donc été créé en 1998.Le cours va commencer. Ces élèves admis à l’Institut du Bouddhisme du Mont Putuo viennent de monastères des quatre coins du pays. Ils doivent non seulement apprendre l’histoire du bouddhisme et les soutras bouddhiques, mais aussi la langue chinoise ancienne, la philosophie occidentale, l’anglais, le droit et l'informatique. A ce jour, l’Institut du Bouddhisme du Mont Putuo a formé plus de 400 talents.Voici une scène où les élèves répètent un programme louant le Bodhisattva Guanyin. Ils se préparent pour la très prochaine Fête de la culture du Guanyin. Ces jeunes bonzes et bonzesses ne sont pas voués à voir le grand maître Miaoshan, mais ils connaissent par expérience les bienfaits que le vieux sage a légués.
"Porter la robe de moine, suivre un régime végétarien, vivre en célibataire sont inscrits dans la tradition du bouddhisme chinois.Le grand maître Miaoshan s'y tient toujours évidemment. Il exige aussi des autres bonzes de rechercher la perfection dans la Terre pure de Bodhi et de prendre mesure de la quintessence du bouddhisme aux marées montantes et descendantes.Le bonze n’a pas d’enfant. Mais le grand maître Miaoshan les aime beaucoup. Chaque fois qu'un bouddhiste vient en visite avec son enfant, il est toujours très joyeux et tient à se faire prendre en photo avec l’enfant. Il a toujours vécu très simplement. Et a souvent offert de l'encens pour les sinistrés et pour les écoles.
Voici l’Ecole des mille fleurs de lotus, un pensionnat gratuit de la ville de Zhoushan. Ses élèves sont issus de familles défavorisées.Wang Zhenhong : président de l’Ecole des mille fleurs de lotus"Nous comptons actuellement 391 élèves, dont 26 orphelins. 256 ont des parents divorcés et 109 des parents handicapés. "Les bonzes du Mont Putuo ont très tôt décidé d’aider ces enfants. L’Association du Bouddhisme a fait un don de dix millions de yuans pour construire l’école.Dans le monde du bouddhisme, le fleur de lotus symbolise la pureté et la sagesse. L’école s'appelle donc des mille fleurs de lotus pour remercier l’Association et pour souhaiter que ses enfants grandissent sainement.Maître Jieren : directeur de l’Association du bouddhisme du Zhejiang "Le grand maître Miaoshao souhaitait créer un pensionnat de son vivant. Mais à cause des conditions de l'époque, son souhait ne s’est pas réalisé. Après son Illumination suprême, nous avons pu le concrétiser, en 2001." Aujourd’hui, le maître Jieren se rend spécialement à l’Ecole pour rencontrer les élèves.Maître Jieren : directeur de l’Association du bouddhisme du Zhejiang-Madame, ne me dites rien... Rien qu'en voyant votre état mental, je sais que vous allez bien. -Merci ! Wang Zhenhong : président de l’Ecole des mille fleurs de lotus"Ces jeunes que vous voyez là mènent de bonnes études. Ces deux là ont participé au nom de notre école à l'opération "Dans les universités de Beijing". Tu peux en parler au grand maître? Qiu Na : élève de l’Ecole des mille fleurs de lotus"Nous nous sommes donc rendus à Beijing. Nous avons visité de nombreux sites, plusieurs universités, comme Tsinghua et Beida. Nous sommes bien sûr allés sur la Grande Muraille et au Palais impérial pour comprendre la culture de l’antiquité chinoise. Nous avons aussi visité des endroits plus modernes, comme le Palais des Sciences et des Technologies qui regorge d’inventions contemporaines. c'était très amusant.""Si vous voulez mener des études universitaires, notre Association du bouddhisme. Nous souhaitons que vous soyez admis dans les grandes universités.
Une vingtaine d’années ont passé. Le voeu du vieux bonze Miaoshan de voir le culte au Bodhisattva ranimé est comblé. Quand il a su que sa fin était proche, il a fait un testament disant: "Nous sommes les bonzes chinois et il nous faut faire les choses que les bonzes chinois font".Le 26 février 2000 dans l’après-midi, le grand maître Miaoshan a atteint son Illumination suprême au Mont Putuo, à l'âge de 92 ans.Dans le monde bouddhique, le Bodhisattva Guanyin est le plus familier des Chinois.Les croyants apprennent la majesté et la compassion du Bodhisattva Guanyin par la musique, les chansons, les danses et le théâtre. Selon la légende chinoise, avant de devenir le bodhisattva, le Bodhisattva Guanyin était la troisième fille du Roi Miaozhuang, la princesse Miaoshan. Le hasard a voulu que le prénom social du maître Miaoshan soit le même que celui que portait le Bodhisattva Guanyin avant son Illumination. Voici enfin la cérémonie de transmission des lampes tenue par les bonzes et les bonzesses du Mont Putuo à l’occasion de la Journée de commémoration de l’Illumination de Guanyi. Cette cérémonie symbolise la transmission de la puissance de Bouddha. Et la tradition du bouddhisme du Mont Putuo passera ainsi de génération en génération.
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