Lanzhou - Le Fleuve jaune 
cctv.com 06-11-02 20:30 

Lanzhou, chef-lieu de la province du Gansu, est une ville qui se trouve dans le quart nord-ouest de la Chine. Construite en longueur, étendue sur une large bande, la ville est traversée par le Fleuve jaune, le Huanghe comme on dit en chinois. C’est grâce à ce fleuve que Lanzhou a pu naître et prospérer.

Cette vieille noria en bois sert à soulever l’eau du Huanghe. Située à une dizaine de kilomètres de Lanzhou, on estime au vu des pièces qui la composent qu’elle est vieille d’au moins à 200 ans. Mais à vrai dire personne ne sait à quelle époque les autochtones ont commencé à s’en servir pour la première fois, ni même quelle était la destination des eaux charriées depuis le fleuve.

Deng Ming, directeur du Bureau des annales locales de Lanzhou

Cette noria a été contruite pendant le règne de l’empereur Kangxi, sous la dynastie des Qing. Et il est encore en service aujourd’hui pour l’irrigation.

Lanzhou se situe entre le plateau du Loess et le plateau mongol. Avec de très faibles précipitations, le climat y est particulièrement sec. Depuis la haute antiquité, ce sont les eaux du Huanghe qui irriguent la population locale et les cultures qu’elle pratique sur ses rives. Reste qu’acheminer l’eau du fleuve jusqu’aux champs n’a sans doute pas été une tâche de tout repos pour les hommes de l’époque, qui n’avaient d’autre choix que de porter le précieux liquide sur leurs épaules. D’où la question qui s’est posée il y plusieurs siècles : comment faciliter le transport de l’eau ?...

A une époque où la solution à ce problème faisait encore cruellement défaut, un homme du cru qui avait pas mal voyagé revint sur les terres qui l’avaient vu naître pour y passer une douce retraite… Il allait révolutionner la vie des habitants du bassin.

Cet homme s’appelle Duan Xu, il est issu d’une grande famille de Lanzhou. Dans sa jeunesse, il travaille dans l’administration, au Hunan et au Hubei, plus au sud-est, en tant que fonctionnaire et conseiller. Cette expérience lui permet d’observer les élévateurs d’eau fabriqués en bambou, typiques des régions du sud. Là, il réalise l’intérêt que peuvent représenter ces espèces de moulins à eau, mus par le seul courant du fleuve, dont ils sont capables de soulever les eaux en ne faisant appel à aucune autre source d’énergie… Sauf qu’à Lanzhou, on ne trouve pas de bambou…. Qu’importe, dès son retour sur ses terres natales, la fabrication de cette noria est la première chose qu’il entreprend durant sa nouvelle retraite. Il convoque les charpentiers les plus chevronnés de la région afin de trouver un moyen pour remplacer le bambou par un autre type de bois… Il s’agit également de mettre au point un plan général du moulin et des pièces détachées en fonction de la différence entre le niveau du fleuve et celui des champs.

Succès sur toute la ligne, l’expérience de Duan Xu va fonctionner à merveille. Mue par le courant du fleuve, la noria tourne en élevant les eaux vers un canal, puis vers les champs. Le vieux rêve se réalise ainsi. Et en raison de sa taille assez monumentale, la noria va être surnommée par certains « tian che », ce qu’on peut traduire par la « machine céleste ». Désormais, le développement agricole de toute la région va être étroitement lié au moulin à eau.

Fan Wen, directeur de l’Office de tourisme de Lanzhou

La contribution des élévateurs d’eau est énorme à Lanzhou. C’est grâce à eux que l’eau a pu être acheminée du fleuve Huanghe vers les champs.

Deng Ming, directeur du Bureau des annales locales de Lanzhou

Jusqu’aux années cinquante, on a recensé le long du tronçon qui va du fleuve à Lanzhou, quelque 200 norias, des norias qui sont toutes très originales.

Avec l’évolution du temps, l’usage de ces norias s’est progressivement perdu, et elles sont aujourd’hui en voie d’extinction. Il en va de même pour les techniques de fabrication… Mais les habitants de Lanzhou éprouvent encore une certaine reconnaissance pour la contribution qu’elles ont apportée à l’agriculture locale, et ils restent souvent très attachés aux paysages d’un passé encore familier, où les norias tournaient dans la luxuriance des feuillages et des champs. C’est pourquoi lors de l’élaboration du plan touristique de la ville au début des années quatre-vingt-dix, on a tout de suite pensé à mettre en valeur les norias.

Wen, directeur de l’Office de tourisme de Lanzhou

Il ne nous en reste qu’une à Hekou. Les autres ont toutes disparues. Alors, afin de perpétuer la culture liée à ces moulins à eau, on a décidé d’en reconstruire deux, à Qilihe.

Fan Wen et son équipe étaient particulièrement enthousiastes à l’idée de reconstruire les norias ; mais encore fallait-il trouver un technicien capable de fabriquer pareille machine… Et cette perle rare, ils l’ont trouvée pas très loin de Lanzhou, dans le district de Shuichuan.

Gao Qiyun, menuisier-charpentier

Dans ma famille, nous sommes charpentiers depuis 4 générations. Mon père, mon grand-père, tous travaillaient dans la construction des norias.

Après avoir en vent de ces antécédents familiaux, l’Office de tourisme de Lanzhou est immédiatement parti à la recherche de ce technicien hors pair.

Gao Qiyun, menuisier-charpentier

Le 22 févirer, alors que j’étais en train de réparer une noria, j’ai reçu une visite d’inspection de Wang Jianfeng, de l’Office de tourisme. Il m’a demandé si je pouvais en construire une nouvelle. Je lui ai répondu « oui ». Il a ensuite ajouté que son bureau comptait construire encore deux autres norias. Je lui ai dit « pas de problème », j’arriverais à faire ses machines, des machines solides et de bonne qualité.

C’est ainsi que Gao Qiyun a quitté les siens pour se rendre à Lanzhou. En toute simplicité, il s’est aménagé un petit chez-soi sur le site même où il allait construire les norias. En suivant le cahier des charges émis par l’Office de tourisme, il s’est mis aux travaux préliminaires : conception et ingénierie.

A cette période, Gao Qiyun était notamment entouré d’une équipe de menuisiers comme Lei Junguo. Tous ont participé à la conception et à la réalisation du prototype, sous la direction de Gao Qiyun. Au bout d’un an d’efforts et de recherches, ils ont réussi en novembre 1994 à construire deux norias. Et bientôt, sur ces mêmes lieux, un véritable parc à norias allait voir le jour… Et concrétiser par la même occasion les sentiments que les habitants de Lanzhou éprouvent pour cette savante machine. Il sera d’ailleurs ouvert au public dans les délais.

Fan Wen, directeur de l’Office de tourisme de Lanzhou

Après les travaux, on n’a pas laissé partir le maître Gao comme ça. Aujourd’hui c’est lui qui est en charge à la fois de la maintenance et des études de faisabilité. Ainsi, l’année passée, il est devenu ingénieur général en chef lorsque l’on a décidé de construire un nouveau parc à norias.

Ce nouveau parc, dont parle Fan Wen, va en fait devenir le Jardin de l’exposition universelle de norias que l’Office de tourisme a mis au point en 2005 pour présenter tous les moulins à eau du genre. 12 élevateurs y étaient exposées, regroupés en 6 groupes. L’ouverture du jardin est tombée le 26 août, soit le jour anniversaire de la libération de la ville. Mais alors que le public se pressait en masse pour admirer les machines, Gao Qiyun, lui, ne parvenait pas à se réjouir totalement.

Qiyun, menuisier-charpentier

Comment voulez-vous que je ne sois pas sur les nerfs à ce moment-là ?... Je n’avais qu’une crainte : que le débit de l’eau ne soit plus suffisant après que les premières norias, installées en amont du fleuve, aient commencé à tourner. Car, dans ce cas, comment les machines situées en aval pourraient-elles se mettre en marche ? Et puis finalement, quand j’ai vu les 6 groupes de moulins à eau installés, qui tournaient tous en même temps, j’ai commencé à souffler un peu.

Tout s’est donc passé comme prévu : les norias ont parfaitement fonctionné et le jardin a été ouvert dans les délais. De quoi soulager un peu Gao Qiyun, responsable technique du projet. A travers ces machines qui tournent lentement, obstinément, c’est une image retrouvée de la vieille ville de Lanzhou qui se donne à voir. Si loin, si proche...

Les anciens disent souvent que, partout où passe le Huanghe, on trouve des norias ; et partout où l’on trouve des norias, il y a des radeaux. Pas besoin d’aller bien loin pour vérifier ce vieil adage : sur les rives du Huanghe, à deux pas de la noria, on tombe sur ce centre de location de radeaux.

En fait, l’actuelle ville de Lanzhou est divisée par le Huanghe en deux parties nord-sud. Inutile de préciser que la dizaine de ponts qui enjambent le Fleuve jaune est indispensable à la vie et au travail des citadins. Mais avant l’existence de ces ponts, comment les gens se débrouillaient-ils au quotidien ? Eh bien ils avaient trouvé une alternative aux bateaux…

Par le passé, Lanzhou était entourée de vastes prairies où d’innombrables troupeaux pouvaient paître en toute quiétude. La région était donc particulièrement abondante en fourrure. Lors des périodes de pénurie de bois, certains ont pensé à utiliser des peaux de chèvres ou de vache pour remplacer les planches qui servaient aux bateaux. Alors ils ont essayé de gonfler une peau entière pour pouvoir s’allonger dessus et traverser le fleuve. Mais l’eau pouvait s’infiltrer trop facilement et les malheureux risquaient de périr. C’est pourquoi on a ensuite conçu un moyen plus sûr. On a combiné ce système de peau gonflée à une armature en bois plus solide, et plus apte à transporter des hommes et des marchandises. C’est ainsi que les radeaux sont entrés dans la vie quotidienne des habitants de Lanzhou. Et qu’ils sont vite devenus un moyen de transport indispensable dans la région.

Deng Ming directeur du Bureau des annales locales de Lanzhou

Les radeaux en peau de chèvres ne polluent pas l’environnement. Ils ne consomment d’ailleurs pas d’énergie. Lorsqu’ils heurtent des récifs, leur malléabilité leur permet d’éviter le naufrage et la perte de biens à bord. Dans la région d’Anning, tous les fruits et légumes, fussent-ils gros comme des pastèques, sont tous acheminés sur des radeaux en peau de chèvres, qu’on laisse voguer jusqu’à Lanzhou. Ces radeaux facilitent également les échanges entre les deux rives.

Avec le temps sont apparus des gens qui ont fait du transport en radeaux leur métier. C’est le cas des ancêtres de Hai Wanfu, dont la famille assure cette mission de génération en génération.

Hai Wanfu chef d’un équipage de radeaux

J’ai appris de mon père que son grand-père s’occupait déjà de faire des navettes sur le Huanghe avec des radeaux en peau de vache. Grâce à ces embarcations, on pouvait transporter le tabac, la laine et beaucoup d’autres marchandises de Lanzhou à Baotou. C’est ce que faisaient mes ancêtres. Quant à mes parents, ils travaillaient aussi avec les radeaux, mais les leurs étaient en peau de chèvres. Il y avait un quai pour les radeaux en ville, à Jinshuiloutai.

Le métier de passeur sur ces bacs n’est pas si aisé que l’on peut se le figurer. Il exige non seulement une bonne dose de force physique, mais un bon professionnel doit aussi avoir de bonnes aptitudes à la natation, tout en sachant maîtriser le radeau pour qu’il progresse de façon à la fois stable et rapide. En plus, il doit savoir réparer, voir même fabriquer les embarcations.

Hai Wanfu chef d’un équipage de radeaux

La vie était plutôt difficile pour nous quand on était petit. Nous élevions nous-même des chèvres, les moutons ne convenaient pas. On en avait trois ou quatre, parfois une demi-douzaine. Une fois morts, on entaillait l’arrière des animaux pour leur arracher la peau. On laissait cette peau enfermée à l’abri de l’air, et au bout de deux jours, la fourrure se séparait d’elle-même. Ensuite, on les trempait dans l’eau salée. C’est la technique que m’a transmise mon père.

Après la fondation de la Chine nouvelle en 1949, la famille de Hai Wanfu continue à gagner sa vie sur les radeaux. A cette époque-là, à Lanzhou, il n’y avait pas beaucoup de pont pour traverser le Huanghe. Une aubaine pour les passeurs qui utilisaient des bacs en peau de bêtes : Hai Wanfu et son père travaillaient tous les jours sur le fleuve pour faire traverser les gens.

A partir de 1966, la révolution culturelle nous est tombée dessus. Les radeaux étaient considérés comme une vieillerie qui devait être anéantie. Mon père a eu très peur. Alors nous avons dégonflé les radeaux pour pouvoir les cacher. On les a entreposés sur des poutres. Et dans la crainte qu’ils soient grignotés par les rats, on les a emballés dans de gros sacs plastiques.

Après la mise en œuvre de la politique d’ouverture et de réforme, il n’y avait plus à Lanzhou de passeur en radeau sur le Huanghe. Mais Hai Wanfu a vu naître une opportunité avec les touristes qui venaient visiter la ville. Alors il a remis en état les vieux radeaux qu’avait cachés son père pour emmener les touristes en croisière sur le Fleuve jaune. Et très vite, pas mal d’amateurs ont été attirés par cette curiosité. Avec la demande croisante, Hai Wanfu a donc décidé de réunir 7 ou 8 bateliers pour ouvrir ce relais de location de radeaux. Il peut réaliser une recette nette de 10.000 yuans par an.

Le climat de Lanzhou est particulier, et c’est en été et en automne que les croisières en radeau connaissent le plus de succès… et que les journées de Hai Wanfu et son équipe sont les plus éprouvantes. A tel point qu’ils n’ont parfois même pas le temps de prendre une petite pause déjeuner.

Les touristes ont généralement l’habitude de se rendre au bord du Fleuve jaune de midi à la tombée de la nuit. C’est pourquoi on a choisi cette période pour embarquer les badauds sur les radeaux.

Le relais de croisières en radeau ouvert par Hai Wanfu se trouve à l’ouest de la ville. Il faut donc traverser le centre-ville pour se rendre ensuite au parce à norias, situé à l’est de Lanzhou.

Durant la croisière, une interrogation surgit inévitablement : pourquoi les seuls radeaux que l’on rencontre vont tous vers l’est, pourquoi n’en croise-t-on aucun allant en sens inverse ?

La réponse est simple : les radeaux ne sont mus que par la force du courant. Et à l’origine, après avoir descendu le fleuve en radeau, les bateliers devaient revenir en le portant à l’épaule. Aujourd’hui, on peut revenir en tractant les radeaux par bateau motorisé.

Durant notre tournage à Lanzhou, le fleuve Huanghe n’a jamais quitté notre cadre de vue. Les autochtones rappellent volontiers que pour bien saisir la mentalité des habitants de Lanzhou, il faut d’abord comprendre le rapport qu’ils entretiennent avec le Fleuve jaune.Sur la rive nord du Huanghe, on peut trouver un charmant jardin. Il appartient à un cadre à la retraite, Wang Guowen… Un passionné de calligraphie, qui excelle notamment dans l’écriture selon différents styles du caractère Long, caractère qui désigne le Dragon.

Wang Guowen président de l’Institut sur la culture du dragon de Lanzhou

Un jour de 1995, le 21 janvier à midi, il faisait particulièrement beau. Je voulais faire mes petits exercices de calligraphie. C’est naturellement le caractère du Dragon que je comptais tracer. Mais juste à ce moment-là, on m’a appelé pour aller déjeuner. J’ai répondu que je voulais d’abord terminer ce dernier caractère. Je l’ai tracé en trois secondes à peine. Un style bien cursif… On devine une image dedans, une image de tête humaine munie d’un corps de serpent. C’est bien l’image des personnages mythiques, Fuxi et Nuwa.

Wang Guowen est devenu une référence en ce qui concerne le tracé du caractère du Dragon. Mais participer à quelques expositions ne lui suffisait pas. Il avait notamment l’ambition de rendre ses trois dimensions au signe du dragon… Et comptait aussi créer un Institut sur la culture du dragon.

Wang Guowen président de l’Institut sur la culture sur dragon de Lanzhou

Nous avons décidé de construire un jardin dédié au Dragon. Mais on ne savait pas vraiment où l’ériger… Nous nous sommes rendus à plusieurs endroits et, finalement, on a opté pour les rives du Huanghe. D’abord parce que ce fleuve est le berceau de notre nation. Il épouse lui-même la forme d’un dragon. J’ai travaillé plusieurs dizaines d’années au Nord-ouest, au Gansu. Et me suis pris d’une très profonde affection pour le Fleuve jaune, pour Lanzhou, pour le Gansu et pour l’immense région du Nord-ouest.

Dans un vaste atelier situé au sud de la ville, nous avons retrouvé la sculptrice He’E. Elle travaillait alors avec ses assistants au sein d’un séminaire de sculpture dédié à Gengis Khan, pour le compte de la région autonome de Mongolie intérieure.

Cela fait des années qu’elle se consacre corps et âme à des créations liées à la région du grand ouest chinois. Elle avoue volontiers que le fleuve Huanghe lui fournit la base de ses passions et de son inspiration. Son œuvre emblématique est d’ailleurs une sculpture installée sur la rive sud du Fleuve jaune, intitulée « Huanghe, notre mère ». Mais cette statue était à l’origine connue sous un autre nom…

He’E sculptrice

« Huanghe, notre mère » ne s’appelait pas comme ça au début : on l’avait intitulée « Les enfants du fleuve Huanghe ». On avait pensé à la mère Huanghe, mais surtout à l’attachement des habitants de la région pour ce fleuve. Du reste, au départ, on avait préparé la statue d’un homme, autour duquel devait se former une famille… Ensuite, on a pensé à la transmission de génération en génération. Nous sommes tous les descendants du Huanghe, nos enfants aussi, mais seule la mère, la rivière, est éternelle... L’idée a donc fait son chemin, et on a décidé de se passer de la figure masculine. Quant à la statue de la mère, j’avais assez envie d’en faire une femme bien orientale, belle, honnête, simple, mais digne. En fait, la figure est allongée, formée de vagues abondantes. Et j’ai attribué une posture de nageur à cet enfant. De sorte qu’il se retrouve blotti contre sa mère. On s’est abstenu de sculpter une encolure sur la nuque de la mère. Sinon on ne distinguerait pas très bien les visages de la mère et de son enfant. On m’a aussi posé une question : l’enfant ne doit-il pas regarder sa mère ? J’ai répondu qu’il fallait bien réfléchir à cela : le regard de la mère est toujours fixé vers son petit, mais le regard de l’enfant, lui, s’ouvre sur le monde extérieur. A travers son regard, cet enfant échange ses pensés avec le spectateur. En fait, cet enfant, c’est un peu nous-même.

Les habitants de Lanzhou, qui grandissent en s’abreuvant aux eaux bienfaitrices du Fleuve jaune, sont toujours aussi fiers d’être les enfants du Huanghe… Un profond respect dont on trouve des traces dans les moindres recoins de la ville. Même les arbres et les bâtiments, sagement alignés, semblent rendre hommage au fleuve, dont les vagues impétueuses apportent vigueur et vivacité à la ville.

Depuis les années 90, la municipalité de Lanzhou tout comme ses habitants tentent de mettre en valeur les atouts géographiques et naturels de la ville. Ils ont associé la culture du Huanghe et celle de la Route de la soie aux paysages qui bordent le cours du fleuve tout en respectant l’environnement naturel, le passé et les réalités de l’endroit. Les groupes de sculptures sur la rive sud évoquent la culture de la poterie antique, tandis que de l’autre côté des eaux se dressent les bâtiments d’architecture ancienne, où repose Sikuauqnshu, Oeuvres complètes des classiques chinois. La terrasse Qinshui et la Place des Sports sont très prisées par les amateurs d’exercices. Et la Forêt de stèles, tout près de la colline Baita, raconte l’évolution de l’écriture chinoise sur ces terres. Cet itinéraire de 50 km est devenu la fierté de la population de Lanzhou : il représente l’origine de leur attachement au fleuve Huanghe, source éternelle de vie et de conscience.

Rédacteur: Baiyun  Origine:CCTV.com

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