Source: | 04-18-2008 09:37
Dossier
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La Cité interdite, qui servait de palais impérial sous les dynasties Ming et Qing, a de tout temps entretenu des liens priviliégiés avec le Tibet. Des dizaines de milliers de reliques culturelles du Tibet sont ainsi conservées à la Cité interdite, prouvant que le Tibet a toujours été part inaliénable du territoire chinois.
La Cité interdite est aujourd'hui le Musée du palais, le plus vaste musée de Chine. Parmi les articles les plus précieux figurent de nombreuses reliques culturelles du Tibet, des bouddhas en or et en cuivre notamment.
Wang Jiapeng, Chercheur
Musée du palais
"Voici une statue de bouddha faite au cours du 13ème ou du 14ème siècle, sous la dynastie des Yuan. La facture est très délicate. Il est fait de cuivre, serti de pierres précieuses. L'élément le plus significatif de cette statue, c'est cette étiquette en soie jaune. Le nom du bouddha y est inscrit en mandchou et en chinois. Si vous dépliez l'étiquette, vous pouvez voir que le bouddha a été offert en guise de tribut par le Dalaï Lama de l'époque à l'empereur Qianlong au cours de sa 55ème année de règne."
Sous la dynastie des Qing, le 5ème et le 13ème Dalaï Lama ainsi que le 6ème Panchen Lama ont été reçus en audience par le souverain. La lettre de voeux rédigée par le 6ème Panchen Lama à l'occasion du 70ème anniversaire de l'empereur Qianlong en constitue l'une des preuves les plus percutantes. Le corps de la lettre est écrit à l'encre, en tibétain. Les noms du bouddha et de l'empereur sont, eux, tracés en caractères d'or. Un sceau rouge écarlate fait office de signature.
Wang Jiapeng, Chercheur
Musée du palais
"Ce sceau a été conféré par la cour impériale de la dynastie des Qinq au 6ème Panchen Lama. Les mots qui sont gravés sur le sceau, "Le trésor de Panchen Erdeni", sont écrits en 4 langues, chinois, mandchou, mongol et tibétain. La lettre contient des voeux réitérés pour l'anniversaire de l'empereur Qianlong et des compliments pour ses réalisations politiques ainsi qu'une liste des cadeaux faits à l'empereur."
Une grande quantité de délicats tankas et d'instruments de musique utilisés lors des rituels religieux sont aussi conservés au Musée du palais. Les experts affirment que ces reliques culturelles constituent la meilleure preuve historique que les groupes ethniques han et tibétain ont été historiquement dépendant l'un de l'autre pour leur développement.
Wang Jiapeng, Chercheur
Musée du palais
"Chaque relique culturelle est une chronique de l'évolution historique. Retracer l'origine des riches collections de reliques culturelles tibétaines nous permet de constater que le Tibet fait partie de la Chine depuis des temps anciens déjà."
Les experts soulignent que les relations entre les groupes ethniques han et tibétain, aussi bien que les liens entre le Tibet et le gouvernement central étaient à leur apogée sous la dynastie des Qing.
Luo Lisi, CCTV
Rédacteur: Liu Xinyan