|
Depuis longtemps les scientifiques du monde entier étudient la faisabilité d'une base lunaire, les premiers projets ont même vu le jour. Deux problèmes essentiels se posent : l'approvisionnement en eau potable et en oxygène.
Le 5 mars 1998, la sonde américaine "lunar prospector" a détecté la présence d'eau sur la lune, sous forme de glace. Cela a ouvert de nouvelles perspectives sur la possibilité d'établir une base lunaire permanente. Mais les scientifiques ont également décelé la présence d'oxygène. Selon leurs estimations, de l'exploitation de 190 tonnes de sol lunaire on peut extraire une tonne d'oxygène, assez pour permettre à 10 personnes de vivre sur la lune pendant un an.
Mais bien sûr il faut garantir l'approvisionnement en denrées alimentaires. A cet effet les chercheurs ont mené de nombreuses expériences dans la station spatiale internationale. Ils ont procédé à la culture de nombreuses variétés végétales, notamment le blé, le maïs et la tomate. Leurs conclusions : l'état d'apesanteur facilite la germination et la croissance des végétaux s'en trouve accélérée.
Autre facteur important : la fourniture d'énergie, qui ne devrait pas poser problème du fait de la radioactivité importante sur la surface lunaire : 1,5 fois l'intensité terrestre. On peut également profiter de l'énergie solaire pour un usage diversifié : production d'électricité, éclairage ou chauffage.
Les Etats-Unis ont été les premiers à avoir annoncé leur intention d'établir une base lunaire. Dès le début des années 90, un scientifique américain : le professeur Mundell, a commencé à tracer les plans. Selon lui, il faudrait d'abord établir une base provisoire, de taille modérée, pouvant abriter une dizaine de personnes, mais il y a 15 ans il imaginait déjà une base permanente dont la population pourrait monter jusqu'à plusieurs milliers de personnes.
Durant le processus, on mettrait graduellement sur pied une véritable industrie minière de l'astre, comprenant exploitation et support logistique. Mais les projections ne s'arrêtent pas là puisque l'on parle de la vie de tous les jours notamment des divertissements, bref d'une véritable colonie lunaire qui exporterait ses richesses vers la Terre.
Enfin les Etats-Unis ne sont pas les seuls à lorgner sur l'astre, d'autres pays comme le Japon, la Russie ou encore la Chine ont initié leurs propres projets pour établir une base scientifique et évoquent une exploitation en commun des ressources de la lune.
Cette base lunaire serait la première colonie extra-terrestre humaine, pionnière de l'expansion de la vie humaine dans le cosmos car elle servirait de base de transit vers d'autres planètes du système solaire.
Bien sûr les scénarios les plus rocambolesques nourrissent les esprits visionnaires : révolutions technologique, culturelle, économique et sociale. Des études très sérieuses en parlent déjà.
|