Les participants au Sommet ont principalement discuté épargne mondiale et consommation. Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a pour sa part parlé des taux d'épargne élevés en Chine et du besoin d'accroître les dépenses des ménages chinois. Il a également proposé 6 scénarios possibles de développement de l'économie mondiale pour les années à venir.
Selon certains participants, la Chine aussi bien que les États-Unis doivent apporter certains changements à leurs façons d'épargner. On reproche à la Chine d'avoir un taux de dépôt trop élevé, alors que celui des Américains serait trop bas. Zhou Xiaochuan affirme que la Chine est prête à faire des efforts pour régler ce problème, mais qu'il ne faut pas surestimer l'impact des 2 pays. Il croit que le meilleur moyen de diminuer le taux d'épargne est d'accroître la consommation des ménages. Mais il ajoute que cela est plus facile à dire qu'à faire, puisque la structure actuelle de distribution des revenus ne pourra pas être modifiée du jour au lendemain.
Zhou Xiaochuan a également parlé de la direction que prendra l'économie mondiale dans les prochaines années. Il a proposé 6 scénarios.
Pour Zhou, le meilleur scénario est celui dans le cadre duquel le taux d'épargne des ménages américains augmente, alors que les dépenses des consommateurs chinois augmentent aussi. Cela contribuerait à corriger le déséquilibre mondial. Mais Zhou prévient qu'il sera difficile d'en arriver là.
En vertu du 2ème scénario, l'épargne des ménages américains augmente, et le pays diminue sa dépendance aux importations chinoises. Cela mènerait à une surcapacité, à une diminution du nombre d'emplois et à une croissance économique moins importante en Chine. Selon Zhou, il s'agit d'une situation à éviter.
Selon le 3ème scénario, le taux d'épargne augmente aux États-Unis, et la Chine se concentre sur les investissements intérieurs. Les investissements dans l'urbanisation contribuent à diminuer les surplus d'épargne.
Le 4ème scénario propose également une hausse du taux d'épargne américain. La Chine, elle, accroît ses investissements à l'étranger. Cela bénéficie aux pays en voie de développement, et le surplus commercial de la Chine n'est plus une source majeure de conflit.
Le 5ème scénario s'intéresse à la possibilité que les États-Unis ne parviennent pas à faire monter leur taux d'épargne. La consommation reste élevée. Mais les ajustements de la Chine portent fruits, et une partie de la capacité de production est transférée à l'étranger. Dans ce cas, les États-Unis devraient continuer de vivre avec un déficit commercial.
Le 6ème scénario suggère que tous les efforts d'ajustement sont faits en vain, que les déséquilibres économiques persistent, et que le protectionnisme se renforce. C'est, selon Zhou Xiaochuan, un scénario qui n'est pas souhaitable.
1. Le taux d'épargne des ménages américains augmente.
Les dépenses des consommateurs chinois augmentent aussi.
2. Le taux d'épargne des ménages américains augmente, et le pays diminue sa dépendance aux importations chinoises.
Surcapacité, moins d'emplois et taux de croissance plus bas en Chine.
3. Le taux d'épargne des ménages américains augmente.
La Chine se concentre sur les investissements intérieurs. Les investissements d'urbanisation mènent à la chute des surplus d'épargne.
4. Le taux d'épargne des ménages américains augmente.
La Chine transfert des investissements à l'étranger. Le surplus commercial de la Chine cesse d'être une source majeure de conflit.
5. Les États-Unis ne parviennent pas à soutenir le taux d'épargne; la consommation reste élevée.
Les efforts d'ajustement de la Chine portent fruits. Une partie de la capacité de production est transférée à l'étranger.
6. Tous les efforts d'ajustement échouent.
Les déséquilibres économiques persistent, et le protectionnisme s'intensifie.
Rédacteur: Mi Jindie