Les 4 soldats géorgiens capturés dans la province séparatiste de l'Ossétie du Sud ont été relâchés. Le président géorgien Saakashvili avait peu avant menacé de faire intervenir la police. Les deux parties continuent de se regarder en chiens de faïence alors qu'une délégation de l'OSCE est sur place pour encourager un dialogue presque inexistant.
Les 4 officiers géorgiens récemment relâchés ont été hospitalisés. Selon le ministre géorgien de la défense, ils avaient été capturés lundi en Ossétie du Sud alors qu'ils rendaient visite à des proches habitant près de cette région. Les autorités sud-ossètes affirment qu'il s'agissait d'artilleurs alors que la zone n'est accessible qu'aux soldats de maintien de la paix.
Soldat relâché
"Nous avons été attaqués au beau milieu de la nuit par des hommes armés. Que doit-on faire lorsqu'on brandit une arme devant vous ? Puis ils nous ont emmenés et nous ont battus en chemin. Regardez le résultat."
Le président géorgien, Mikheil Saakashvili, taxe les responsables de cet acte de malfaiteurs.
Mikheil Saakashvili
Président géorgien
"La détention illégales de nos militaires peut être considérée comme un kidnapping perpétré par des associations criminelles."
Ce dernier incident survient alors qu'une délégation de l'OSCE, l'Organisation Europénne pour la Sécurité et la Coopération, est arrivée dans la capitale d'Ossétie du Sud, Tskhinvali, un jour après s'être arrêtée à Tbilissi.
Cette délégation a pour mission de recueillir des information, afin d'établir un dialogue entre sud-ossètes et géorgiens.
L'Ossétie du sud a vu un regain de tension récemment, alors qu'elle accuse Tbilissi d'avoir mené des opérations militaires à Tskhinvali et dans les environs, tuant et blessant des civils.
Li Chaoyang, CCTV
Rédacteur: Liu Xinyan