Source: | 06-18-2008 10:04
Dossier
Cela fait donc plus d'un mois qu'un séisme a secoué la province du Sichuan. Si de nombreux survivants sont redevenus autonomes, d'autres, surtout dans les régions montagneuses isolées, dépendent toujours du gouvernement et de l'armée pour recevoir provisions et assistance. Nos journalistes ont suivi un convoi de l'armée sillonant les zones sinistrées du Sichuan ...
Dimanche après-midi, les soldats s'affairaient à charger des provisions et leurs propres bagages. Ils savaient que le voyage allait être long. Le premier voyage a eu lieu il y a 4 jours, il en sera de même cette fois-ci.
Leur supérieur explique que ce convoi passera par 12 campements mis sur pied par sa division, dans les régions les plus gravement touchées par le séisme. Ses hommes sont venus en aide à des milliers de survivants qui essayent de retrouver une vie normale dans des zones montagneuses isolées. A présent ils vont arriver à court de produits de première nécessité. Mais la route est incertaine et les officiers de la logistique ne peuvent faire parvenir des provisions sur le front toutes les semaines.
Qin Dashun, officier de la division logistique, Commandement de la zone militaire de Chengdu
"Nos ordres sont de faire avant tout attention à notre sécurité. Il pleut depuis plusieurs jours, et nous attendons que le temps redevienne clément pour partir. Les soldats et les habitants ont assez de provisions pour 20 jours encore."
Lundi matin, le ciel s'est éclairci. Le convoi composé de 7 camions et d'autres véhicules s'est enfin mis en route, avec 2 jours de retard.
A midi le premier campement, dans le comté de An, était en vue. Les soldats restés sur place étaient soulagés de recevoir de l'eau potable.
Puis le convoi s'est de nouveau enfoncé dans les montagnes. Les conducteurs devaient rester alertes tout au long, les glissements de terrain étant le principal danger.
Lundi en début d'après-midi, le convoi doit faire un arrêt forcé en raison des glissements de terrain tant redoutés. Nous avons dû attendre une heure avant de passer. Cet ingénieur explique que cela fait 5 jours que son équipe travaille à rendre la principale route praticable. Ils sont presque au bout de leurs efforts.
Mais un autre glissement de terrain nous attendait plus loin, heureusement la route n'en a pas été bloquée. Il a été décidé cependant qu'un seul véhicule à la fois passerait, avec un délai entre deux véhicules, ainsi si le glissement de terrain progressait, un seul camion serait piégé. Heureusement tout le convoi a pu passer.
Dans la journée nous avons pu rejoindre un autre campement dans la montagne. Les soldats ont distribué les provisions aux réfugiés qui parraissaient très organisés. En guise de remerciement ils se sont empressés d'aider les soldats autant qu'ils le pouvaient.
Rédacteur: Baiyun