Le marché se ranime à Lhassa

Source: CCTV.com | 04-11-2008 11:41

Taille du texte: T+ | T-

Toujours au Tibet, mais de manière plus pragmatique, le plus grand marché d'articles de première nécessité de la Région Autonome du Tibet a repris ses activités normales pour la première fois après qu'il a été saccagé par les émeutiers le 14 mars dernier. La réouverture du Marché de Chomsigkang signifie un retour à la vie normale pour la ville de Lhassa.

Voici le marché de Chomsigkang; il est vieux de 300 ans. Il se situe à l'Est de Lhassa. Ici, on vend des articles de première nécessité comme de la nourriture et des vêtements. Les marchands font partie pour la plupart des ethnies Han, tibétaines, Hui ou ouïgoures.

Les émeutes survenues à la mi-mars ont suspendu le commerce dans ce marché pendant 25 jours. Cette semaine, 80% des quelque 1300 vendeurs ouvrent à nouveau leurs échoppes, sur lequelles on trouve plus de mille produits de toute sorte, depuis le beurre jusqu'à la viande, depuis les légumes jusqu'aux garnitures. Mais le volume des transactions reste bien en-deça de ce qu'il était auparavant.

Zha Xi Luo Bu, Directeur du marché de Chomsigkang

"Avant, notre volume quotidien d'échange se situait aux alentours des 700 mille yuans. Aujourd'hui, nous n'en sommes plus qu'à environ un tiers de cette somme. Mais ce chiffre est en augmentation."

On peut voir des agents de sécurité effectuer des patrouilles à toute heure. Certains commerçants disent qu'ils ont confiance dans le marché de Chomsigkang, alors que tout rentre peu à peu dans l'ordre à Lhassa. D'autres s'attendent même des compensations de la part de l'Etat.

Ma Se Fei You, un marchand hui, travaillait dans une épicerie avec sa famille depuis 16 ans sur ce marché. Son magasin a été réduit en cendres lors des émeutes. D'après Ma et son épouse, leurs pertes s'élèvent au moins à 300 mille yuans.

Ma Se Fei You, Commerçant sur le marché de Chomsigkang

"Toutes les échoppes qui étaient à côté de la nôtre ont brûlé. Nous sommes des civils. Je ne comprends pas pourquoi ces bandits s'en sont pris à nous. Nous avons perdu 16 années de dur labeur. Mais je suis convaincu que le gouvernement nous aidera."

Pour l'instant, le gouvernement offre des compensations graduelles, comme des exemptions de taxe et des allocations pour chômage ou pour revenus minimaux.

You Li, CCTV.


Rédacteur: Baiyun