Chronique d´un élève tibétain

Source: | 04-03-2008 14:39

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L'école primaire de Haicheng est l'une des trois écoles attaquée par les émeutiers il y a deux semaines. Les classes ont été incendiées, les vitres brisées et la vie des élèves et des enseignants mises en danger. Heureusement, personne n'a été blessé. Maintenant que la vie reprend son cours à Lhassa, nous avons pu nous rendre dans cette école et raconter l'histoire d'un jeune élève tibétain.

(La cloche sonne...Les élèves apprennent l'anglais)

La classe commence à 9 heures. Il y a quelques 50 élèves de 5ème qui débutent la journée en lisant de l'anglais à voix haute. Les quatre cinquièmes sont Tibétains, dont Kunchok Gyaltsen.

(kunchok lit "Il y a beaucoup de monde sur la place Tian'anmen")

Kunchok et ses camarades de classe ont des cours d'anglais deux fois par semaine dans un environnement très tibétain, de l'encens brûle en effet. La pronononciation est la priorité de l'enseignant et Kunchok se débrouille plutôt bien.

(Les élèves chantent en choeur une chanson qui rend hommage aux enseignants)

Le cours suivant est le chant. Il y a peu d'instruments, mais les jeunes voix expriment leur gratitude envers leurs enseignants.

(Les élèves dessinent)

Les dessins faits pendant les 40 minutes qui suivent montrent que ces jeunes sont plein d'imagination. Voici quelques exemples de ce qu'ils peuvent créer.

(Les élèves tapent sur un clavier)

Comme dans les écoles dans les grandes villes, les cours d'informatique sont obligatoires. Les machines ont été données par des villes comme Beijing et Shanghai. Kunchok est meilleur que les autres élèves et il aide ceux qui en ont besoin.

(Les élèves jouent dans la cour)

La matinée terminée, il est temps de s'amuser un peu avant le déjeuner. Le saut à la corde est habituellement réservé aux filles, mais Kunchok les rejoints. Malgré le traumatisme vécu après les émeutes il y a deux semaines, il semble que le moral des élèves n'a pas été affecté.

(Kunchok lit en tibétain)

Dans l'après-midi, il y a des cours en tibétain, une langue obligatoire dans les six premières années de la scolarité de Kunchok. Avec 6 cours par semaine, c'est la même durée que les cours en mandarin.

A 5 heures, l'école est finie et les parents vont chercher les enfants, comme ils l'ont fait des deux dernières semaines en raison de la sécurité. Le grand-père de Kunchok le ramène à la maison. Avec les autres élèves, il espère que sa scolarité ne sera plus perturbée.

Fu Yake, CCTV


Rédacteur: Liu Xinyan