Souvenirs du gardien du palais du Polala

Source: | 04-01-2008 10:45

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L'industrie du tourisme a été fortement touchée à Lhassa en raison des émeutes du 14 mars. Les visiteurs commencent à revenir mais leur nombre est encore inférieur à la normale.

Les pèlerins prient au palais du Potala et marchent autour du site saint. Cela ressemble à n'importe quel autre jour ordinaire au centre de Lhassa.

Mais quelque chose est différent. Il faut passer par une sécurité renforcée pour pouvoir entrer dans le palais. Et si d'habitude, le palais est plein de touristes du monde entier, le Potala ne reçoit qu'une poignée de visiteurs.

Touriste

"je savais que c'était la saison basse. Mais je ne m'attendais pas à si peu de touristes."

Le seul bruit qui fait écho dans le palais est ceci...La rénovation d'envergure est en effet en cours pour consolider la structure.

Au lieu d'être bien disposé pour recevoir les touristes, Qamba Galsand, à 66 ans, est en colère. Plus connu sous le nom de guardien du Potala, il s'occupe de la gestion. ce qui le rend en colère, ce n'est pas le peu de touristes, ce sont les émeutiers.

Qamba Galsand, directeur, Bureau de gestion du palais du Potala

"Je suis très en colère. J'ai vu les informations à la télé. Tant de gens ont été tués. C'est n'est pas permis. Le bouddhisme tibétain interdit le meurtre et le pillage. Ces doctrines sont très strictes."

Gamba est en charge du Potala depuis 20 ans. Il nous a confié qu'il était très fier du travail de protection et de sauvetage effectué au fil des années pour conserver ce joyau en bon état. Les derniers travaux ont coûté la bagatelle de 25 millions de dollars.

Qamba Galsand, directeur, Bureau de gestion du palais du Potala

"Le pays a fait de gros investissements pour protéger le palais. Les séparatistes prétendent que tous les écrits bouddhistes classiques sont partis. Ces dernières années, ils n'ont rien pu dire, car toutes les antiquités ont été enregistrées."

Qamba Galsand a ajouté qu'un palais mieux protégé allait de pair avec la croissance rapide de la ville. Le Dalai-lama prétend que le Tibet ne s'est pas développé, mais il rétorque qu'il ne peut le voir et que donc, il n'a pas le droit de faire de tels commentaires.

Fu Yake, CCTV.


Rédacteur: Baiyun