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Les échanges en matière d'éducation s'intensifient entre la Chine et la France. Exemples à l'appui: dans la province du Henan, des étudiants de l'Ecole des Mines de Paris apportent leur soutien à l'éducation primaire locale. D'autre part, la célèbre école de commerce française, l'ESSEC, est en train d'ouvrir une branche en Chine.
Pour offrir de meilleures conditions d'études aux enfants du Henan, les étudiants de l'Ecole des Mines de Paris ont fait un don de 8 500 euros pour établir une nouvelle école de l'Espoir. Les étudiants de la grande école française ont également rendu visite à plusieurs autres écoles de l'Espoir déjà existantes ainsi qu'aux familles de quelques écoliers pauvres.
Une écolière
"Les grands frères et soeurs français sont venus pour nous apporter beaucoup de livres intéressants, que nous n'avons jamais lus, nous sommes très émus."
Ces dons proviennent de l'Association Esporiento créée par des étudiants chinois de l'Ecole des Mines, bientôt rejoints par des étudiants français.
Par ailleurs, les Chinois sont de plus en plus nombreux à se rendre à l'étranger pour étudier. Depuis 1978, plus d'un million de Chinois sont ainsi partis. Parmi eux, seulement 20 mille dans l'Hexagone. En terme d'éducation, la France est loin d'être en tête des choix des Chinois. L'ESSEC, qui fête cette année ses 100 ans, a choisi d'ouvrir une branche en Chine. Le patron du groupe, Pierre Tapie, s'efforce de promouvoir son école encore peu connue au pays de Confucius.
Pierre Tapie, Directeur général, Groupe ESSEC
"Nous avons en Chine aujourd'hui plus de 180 anciens élèves, l'ouverture de l'ESSEC à la Chine intéresse beaucoup de monde. Mais si l'ESSEC fait déjà de la formation continue en Chine depuis 1983, notre école est moins connue bien sûr que Standford, ou les très grandes universités anglo-saxonnes. C'est vrai, mais nous gagnons peu à peu en prestige à l'internationale. Et nous serons dans les années qui viennent de plus en plus connus pour notre rôle dans la formation des élites."
L'ESSEC figure parmi les meilleures institutions de formation au niveau international. Le Wall Street Journal a classé pour la première fois son MBA à la 7ème place des choix des plus grands recruteurs. Mais l'ESSEC ne recrute qu'environ 500 étudiants chinois chaque année. La France est loin derrière les pays anglo-saxons. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Le nombre d'étudiants chinois en France a dépassé en 2006 la barre des 20 mille, ce qui représente un peu moins de 2% du chiffre total des Chinois qui ont étudié à l'étranger de 1978 à 2006.
Paris essaie donc de rattraper son retard: de 1998 à 2005, le nombre des étudiants chinois a été multiplié par 12.
Des progrès manifestes de nature à faire remonter la France dans les choix d'études des jeunes chinois. Mais l'avenir seul le dira.
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