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Au Liban, les manifestants conduits par le Hezbollah ont mis fin mardi à une journée d'émeutes à Beyrouth pour forcer le gouvernement à démissionner. Trois personnes ont trouvé la mort et plus d'une centaine ont été blessées.
Les manifestants anti-gouvernement avaient commencé à enlever les barrières mises en place plus tôt sur les principales artères de Beyrouth et dans le reste du pays. Plus tôt dans la journée de mardi, des milliers d'entre eux ont brûlé des pneus et bloqué les principales autoroutes de la capitale, notamment celles allant vers le port, vers l'aéroport international de Beyrouth et vers la capitale syrienne Damas.
Et dans de nombreux districts, les usagers des transports ont été bloqués alors que les vols ont été annulés et les activités commerciales ont cessé.Les manifestants et les partisans du gouvernement se sont ensuite affrontés.
Des milliers de policiers et de soldats ont été déployés à travers le pays pour restaurer les communications. Les forces gouvernementales ont tiré des coups de semonce afin de disperser les manifestants.
Pour répondre aux émeutes de mardi, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a appelé à la tenue d'une session parlementaire d'urgence pour discuter de la situation sécuritaire qui pourrait se détériorer rapidement.
Fouad Siniora, Premier ministre libanais "Les différends et les conflits doivent être transférés de la rue aux institutions juridique et politique, c'est pour cela que le Parlement appelle à la tenue d'une session d'urgence. Nous devons inviter les membres du Parlement à s'unir et à jouer leur rôle pour sauver le Liban."
M. Siniora a rejeté l'appel à des élections parlementaires anticipées et à une nouvelle loi électorale. Il a également exhorté les citoyens libanais à ne pas tenir compte des exigences de l'opposition.
Le Premier ministre a déclaré qu'il allait rester ferme devant les méthodes d'intimidation et qu'il avait rejeté les plaintes de l'opposition.
Long Mingying, CCTV
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