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Après l'incident du 18 septembre 1931, connu également sous le nom d'"incident mandchou", l'armée japonaise n'a pas tardé à occuper tout le nord-est de la Chine.
L'ambition coloniale japonaise dans la première moitié du siècle dernier était considérable, mais leur première cible était la Chine. Les combats visant à contrôler le nord-est de la Chine ont commencé sous la dynastie des Qing. Les stratèges japonais ont appris qu'ils devaient renforcer leur présence dans cette région avant de réussir l'invasion du reste du continent. Cette invasion a été finalement lancée pour attirer l'attention du peuple sur les problèmes à l'extérieur et pour stimuler l'économie en déclin.
Dans la soirée du 18 septembre 1931, les soldats japonais ont détruit un tronçon de chemin de fer à proximité de la ville de Shenyang sous contrôle japonais. Ils ont laissé 3 cadavres vêtus d'uniformes militaires chinois, et pris ce prétexte pour dénoncer une action chinoise.
En déclarant vouloir protéger les intérêts japonais, les troupes impériales ont alors attaqué la garnison chinoise de Beidaying, à proximité.
Les soldats chinois étaient 15 fois plus nombreux que les japonais. Mais le gouvernement du Kuomintang, basé dans la lointaine Nanjing, ne leur a pas permis de lutter, les obligeant à reculer suivant une politique de non-résistance. Le Japon a ensuite occupé l'importante garnison de Beidaying et son riche stock d'armement. Le lendemain, ils ont poursuivi leur conquête des usines d'armement de Shenyang, saisissant du matériel pour environ 225 millions de dollars américains.
N'ayant rencontré qu'une faible résistance, les forces japonaises bien armées ont pu ensuite prendre le contrôle des 3 provinces du nord-est de la Chine: le Liaoning, le Heilongjiang et le Jilin.
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