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Un vétéran japonais se souvient de la guerre et raconte ce qui aurait pu se passer s'il n'y avait pas eu de guerre.
Shuntarou Kunitomo, âgé de 83 ans, se souvient souvent des temps passés, où il était encore jeune et où il n'y avait pas de guerre.
Shuntarou Kunitomo Vétéran japonais
"Quand j'y pense maintenant, les souvenirs sont vraiment pénibles. Je voulais vraiment devenir peintre. La guerre a anéanti mon rêve".
Kunitomo aime la peinture depuis son enfance. Même à l'école primaire et au lycée, il avait gagné plusieurs prix pour ses peintures.
Cependant, lorsque la guerre s'est déclenchée, il a été appelé sous les drapeaux.
Shuntarou Kunitomo Vétéran japonais
"Je me souviens du jour où j'ai reçu la lettre de recrutement. Je devais rejoindre l'armée le jour même. Si quiconque résistait, il était jeté en prison".
Kunitomo se souvient de son temps au sein de l'armée. Il dit que le gouvernement bourrait les têtes de militarisme. Beaucoup de jeunes étaient entraînés dans la guerre de cette façon.
Shuntarou Kunitomo Vétéran japonais
"Le japon en ce temps-là forçait les citoyens à accepter la soi-disant "guerre sainte". Ils réprimaient les personnes qui avaient un autre point de vue. Le gouvernement voulait que tout le monde accepte cette conception unique de la guerre. C'était la politique de la force. Je l'avais appelé un système totalement militariste sous le règne de l'empereur du Japon".
Après la capitulation du Japon, Kunitomo est emprisonné dans le nord-est de la Chine. Après sa libération en 1956, il retourne au Japon. Regrettant profondément ce qu'il a fait en Chine, Kunitomo fonde la même année le "Comité de liaison des rapatriés de Chine". Depuis lors, il tente de révéler autour de lui les crimes que le Japon a commis contre le peuple chinois et de contribuer au développement des relations sino-japonaises.
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