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La Kfor a dû intervenir à la frontière entre le Kosovo et la Serbie mardi, après que des Serbes ont détruit deux postes-frontières en protestation contre l'indépendance du Kosovo. L'Union européenne a indiqué que ces récentes violences n'empêcheraient pas le déploiement de leur mission Eulex dans le nouvel Etat.
Les soldats de l'Otan au Kosovo ont rouvert les deux postes-frontières attaqués mardi par des Serbes protestant contre l'indépendance de la province sécessionniste.
De nouvelles forces de la police serbe et de la Mission des Nations unies au Kosovo, la Minuk, ont été déployées afin de renforcer la sécurité sur les lieux concernés.
Le commandant de la Kfor a indiqué pour sa part qu'il ne déploierait pas de nouvelles troupes dans la région.
Le lieutenant général Xavier de Marnhac
Commandant de la Kfor
"Nous allons coopérer avec les dirigeants locaux afin d'assurer la sécurité dans ces deux points. Mais je n'ai pas l'intention de déployer davantage de troupes pour l'instant. Je pense que nous avons suffisamment d'effectifs dans cette région."
Le nouveau représentant spécial de l'Union européenne au Kosovo, Pieter Feith, a expliqué aux Serbes du Kosovo qu'ils n'avaient pas de raison de se sentir menacés par la nouvelle mission de l'UE au Kosovo. Il a expliqué que la mission bénéficierait à toutes les communautés du nouvel Etat et qu'elle oeuvrerait pour la réconciliation nationale et la tolérance.
Pieter Feith
Chef de la mission de l'UE au Kosovo
"L'UE a l'intention de déployer sa mission de maintien de l'ordre, sa police, ses juges, ses magistrats partout au Kosovo. Et tout le territoire du Kosovo inclut le nord."
La mission de l'UE au Kosovo, baptisée Eulex, a pour objectif la mise en place d'un cadre administratif et légal dans le nouvel Etat. Il remplacera à terme la Minuk.
Su Miya, CCTV
Rédacteur: Liu Xinyan Origine:
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