Animatrice : Liu Changying
Bonjour, bienvenue à Carnet de route ! Nous partons aujourd’hui découvrir le royaume des éléphants. C’est la Thaïlande, avec sa culture incroyablement diversifiée et son peuple d’un raffinement inouï.
Est-ce que vous le croyez ? Je fais de l’éléphant !
Le peuple Thaï adore tout simplement ses éléphants, les éléphants d’Asie. Et si vous passez un peu de temps dans le pays, vous finirez sans aucun doute par développer vous aussi une affection similaire pour ces énormes et douces créatures. La complexité de cet animal à la fois bienveillant et si puissant incarne d’une certaine façon la religion nationale, le bouddhisme. Presque tout le monde ici est bouddhiste, et cela explique peut-être le sentiment de tolérance et la paix intérieure qui se reflètent sur tous les visages.
Notre voyage débute à Bangkok, cette vibrante métropole du centre de la Thaïlande. De Bangkok, nous partirons vers le nord pour aller visiter l’ancienne cité de Chiang Mai. Nous partirons ensuite en direction de la célèbre station balnéaire de Phuket, au sud. De tous les points de vue, la Thaïlande est un vrai paradis pour les voyageurs. Mais je ne crois pas que « paradis » soit le mot le plus approprié pour décrire ce pays. C’est l’expression « nirvana » qui traduit le mieux l’esprit de la Thaïlande. Le mot « thaï » signifie d’ailleurs « libre » en langue thaïe. Alors bienvenue en Thaïlande, le pays dont les habitants disent qu’il est une terre de liberté.
A moins d’une heure de route au nord de Bangkok, Ayutthaya est en général la première destination des touristes qui viennent y admirer les magnifiques ruines de ses anciens temples. Sa statue de Bouddha remonte à la période pendant laquelle la Thaïlande était encore le Royaume du Siam. Fondée au 14e siècle,
Ayutthaya fut la capitale de la Thaïlande pendant plus de 4 siècles et donc un carrefour commercial stratégique. Construite sur les berges de la rivière Chao Phraya dans un style thaï authentique, cette cité
insulaire entourée d’eau avait pour rues principales un réseau de canaux entrecroisés.
Nous allons visiter le Bouddha assis, c’est le plus haut d’Ayutthaya. Mais tout d’abord, vous devez ôter vos chaussures.
Une fois entrés dans le temple, vous apprécierez immédiatement l’atmosphère fraîche contrastant avec la canicule extérieure. Wat Phanan Choeng a été construit deux décennies avant que ne soit fondée Ayutthaya. Même en position assise, le Bouddha doré fait 19 mètres de haut. Je suis arrivée juste à temps pour le rituel quotidien qui consiste à recouvrir les épaules du Bouddha des robes couleur safran des moines bouddhistes.
Les pieux disciples offrent l’habit de couleur vive au Bouddha avec beaucoup de respect. Ils déploient ensuite les robes pour pouvoir eux-mêmes s’y camoufler, puis se lèvent silencieusement avant de marcher autour de la statue dans le sens des aiguilles d’une montre, symbolisant ainsi le partage de la bénédiction divine. Comme de nouveaux adeptes arrivent, le rituel se poursuit sans interruption. La religion est tant ancrée dans les moeurs que l’on retrouve des influences bouddhistes dans de nombreux morceaux classiques de musique thaïe.
Se déplacer à dos d’éléphant dans l’enceinte de cette ancienne capitale thaïe procure la sensation d’appartenir à la famille royale et de traverser une prestigieuse résidence monarchique. L’ennui toutefois, est que c’est un petit peu trop lent.
La nuit commence à tomber tandis que nous arrivons devant le plus ancien temple d’Ayutthaya, Wat Phra Si Sanphet, où a été construit le tout premier Palais Royal. C’est au milieu du 14e siècle que le Roi Uthong fit d’Ayutthaya sa capitale et y bâtit son palais. Celui-ci était composé de cinq pavillons principaux, probablement tous construits en bois. Lorsque le palais fut presque entièrement brûlé en 1440, un autre palace fut édifié dans le nord et l’ancien fut alors reconverti en une maison religieuse. Aujourd’hui encore, beaucoup viennent ici pour rendre hommage et implorer la bénédiction.
D’une certaine façon, je trouve que les ruines ont toujours plus de charme. Le temps qui passe et l’influence naturelle de la pluie et du soleil dotent les architectures d’un éclat spécial qu’aucune main humaine ne saurait rendre.
A Bangkok, l’actuelle capitale de la Thaïlande, se dégagent l’incroyable dynamisme et la gaieté du peuple Thaï. L’immense ville dispose aujourd’hui d’un aérotrain pour pallier à ses problèmes notoires de circulation. Mais les traditionnels tuk-tuk, ces petits engins à moteur qui vous conduisent à toute allure dans n’importe quel coin de la ville, grouillent encore dans la capitale.
A chaque coin de rue, des stands de nourriture proposent toutes sortes de friandises locales.
L’excitation et la tentation semblent être omniprésentes dans la capitale.
De Bangkok, construite dans une basse plaine, je pars en direction des montagnes du nord et de Chiang Mai, afin d’en apprendre davantage sur les mystères et les merveilles de la Thaïlande.