Les préparatifs des Jeux Paralympiques de 2008 
cctv.com 07-01-27 21:30 

Selon le traité du Comité international olympique et du Comité international paralympique, les villes hôtes des JO doivent également organiser une session de jeux paralympiques. Le COJOB a promis que les 2 évènements seront magnifiques. "En attendant les JO" vous emmènent aujourd'hui découvrir où en sont les préparatifs des Jeux Paralympiques de 2008.

Les 13e Jeux Paralympiques auront lieu à Beijing du 6 au 17 septembre 2008. Cette édition comprend 20 épreuves, ce qui est un record dans l’histoire de ces jeux. 4 mille athlètes, de plus de 150 pays et régions, s’y disputeront 471 médailles d’or. L’emblème paralympique, intitulée « Ciel, Terre et Homme », a été dévoilé le 17 juillet 2006, à l’occasion du 3e anniversaire du succès de la candidature de Beijing à l’organisation des jeux de 2008. Le slogan paralympique est identique à celui des JO: "Un monde unique, un rêve commun". « Un monde unique » signifie que les personnes handicapées vivent en harmonie avec tous et jouissent ensemble d'une vie heureuse. « Un rêve commun » symbolise le développement harmonieux et la paix dans le monde que souhaitent également les personnes handicapés. Il suggère aussi que « plus vite, plus haut et plus fort » est aussi le rêve des athlètes handicapés. Les Jeux Olympiques et Paralympiques partageront certains sites. Le Stade national « Nid d’oiseau » et le Centre national de Natation « Cube d’eau », accueilliront, par exemple, les épeuves d’athlétisme et de natation des deux évènements. Mais quelles seront les mesures prises en faveur du public handicapé dans ces sites olympiques ?

Zhang Hengli, Vice-directeur général de la SARL du Stade national

Notre tribune est divisée en 3 étages. Au sommet du plus bas, une zone est réservée aux handicapés. Les places dans cette zone sont plus hautes d'une dizaine de centimètres. Les personnes handicapées auront ainsi une meilleure vue.

Zhao Xiaojun, Architecte du Centre national de Natation

Nous disposerons des écrans tactiles dans les principaux passages. Spécialement conçus pour les malentendants, ces équipements offriront des instructions sur les accès et des informations sur les concours, notamment les résultats des matchs.

Les installations sans obstacles ont pour but de garantir la sécurité et la facilité d’utilisation des passages par les personnes handicapées, les personnes âgées et les enfants. Elles comprennent entre autres des pistes pour les aveugles, des passages pour les fauteuils roulants, des panneaux en braille et des messages sonores. Le Stade des Ouvriers de Beijing, en service depuis près de 50 ans, ne possédait pas d’installations sans obstacles. Puisqu'il acceuillera les épreuves de judo des Jeux Paralympiques de 2008, les travaux de reconstruction du stade portent avant tout sur ces installations.

Huang Shengxin, Grand architecte de l’Institut de recherche en architecture de Chine

Auparavant, quand des spectateurs en fauteuil roulant veulent entrer dans le stade, il fallait installer des planches temporairement, un peu comme ça. Après la reconstruction, il y aura à l’entrée un passage large de 1,5 mètres incliné à 8%.

Selon le projet, dans le Stade des Ouvriers de Beijing, des espaces autour de l’arène seront réservés aux spectateurs handicapés. Des pistes pour aveugles seront pavées et des balustrades seront installées sur les murs des passages. Des panneaux écrits en braille seront également installés sur le terrain réservé aux échauffement, dans les salles de repos et les toilettes.

Wang Sanxiang, malvoyant, habite à Beijing depuis son enfance. Il n’osait pas trop s'éloigner de chez lui sans accompagnateurs. Depuis qu’une piste pour les aveugles a été pavée devant sa maison, il peut descendre dans la rue tout seul. Cependant, il reste encore quelques problèmes qui l’inquiètent beaucoup. Par exemple, il y a souvent des obstacles sur la piste pour les aveugles. Cette voiture est garée sur le trottoir et l’une de ses roues est justement sur la piste pour aveugles. Cette poubelle est quant à elle en plein milieu. Ce qui le tracasse le plus, c’est l'absence de messages sonores dans les autobus.

Wang Sanxiang, Habitant de Beijing

Chaque arrêt accueille plus d’une dizaine de lignes d’autobus, mais aucun n’annonce l’arrêt. Il est plus difficile pour un aveugle de prendre le bus dans un lieu désert. Il attend souvent en vain une demi-heure, voire une heure.

Chen Jiyong est lui paraplégique. Il nécessite d’autres installations sans obstacles.

Chen Jiyong, Habitant de Beijing

Bien que le trottoir ne fait que 15 à 25 centimètres de haut, il est comme une muraille infranchissable pour moi. Par exemple si je veux prendre le métro, il y a des stations où je ne peux pas descendre. Il y a beau avoir un ascenseur ici, je ne peux pas en profiter.

Le monde de l’architecture s'est penché sur les installations sans obstacles dans les années 1930, mais ce n’est qu'un demi-siècle plus tard que Beijing commence à les adopter dans certaines avenues animées, dont l’Avenue Wangfujing. Sa première piste pour aveugles fait son apparition en 1991. Ces dernières années, la capitale chinoise accélère la construction de ces installations.

Voici le processus de construction des pistes pour aveugles dans le Subdistrict de Naoshikou, l’un des quartiers les plus animés de Beijing. Jusqu’à présent, ce genre de piste dans la capitale couvre une longueur totale de plus d’un millier de kilomètres. Le gouvernement local projette en outre d’investir des centaines de millions de yuans dans 6 mille points de renseignements numériques destinés aux aveugles dans les arrêts de bus. Avec un appareil portable spécial, les aveugles pourront avoir accès à toutes sortes d’informations sur les lignes d’autobus. Parallèlement, le département des transports publics développe graduellement les autobus équipés d'un accès pour les personnes handicapées. Ce genre d’autobus possède un chassis bas. Ses portes sont presque à hauteur de quai. Les passagers paraplégiques peuvent ainsi monter et descendre de l’autobus très facilement avec l’aide du contrôleur. A l'intérieur du bus, un espace est réservé aux fauteuils roulants.

Zhao Sujing, Vice-directeur du Département des Sports de la Fédération des Handicapés de Chine

L'attention de plus en plus grande accordée à la cause des personnes handicapés est un symbole de la civilisation et du progrès d’un pays. Même s’il n’y a pas de jeux paralympiques, la cause des handicapés se développera. Grace aux jeux paralympiques, la société connaît de mieux en mieux les personnes handicapées et leurs conditions de vie quotidienne. Les jeux paralympiques sensibilisent davantage de gens à la cause des handicapés, ce qui facilite leur intégration sociale.

La Chine accorde de plus en plus d’attention aux personnes handicapées, et la construction des installations sans obstacles se perfectionne de jour en jour. Lors des Jeux Olympiques de 2008, les plus de 4 mille athlètes handicapés venus des 4 coins du monde joueront un grand rôle. Leur volonté inflexible et leur courage face aux défis illustrent le mieux l’idéal olympique. Aujourd’hui, nous allons vous présenter un champion mondial de natation, amputé des deux bras.

Aux Jeux Paralympiques d’Athènes en 2004, un jeune homme est sur la marche la plus haute du podium. Serrant un bouquet de fleurs avec son épaule gauche et son menton, il adresse ses salutations aux spectateurs, tous conquis par son sourire éclatant. Il s'appelle He Junquan. C’est la deuxième fois qu’il participe aux jeux paralympiques. Il a remporté 18 fois le titre de champion du monde et est surnommé « le roi de la brasse sans bras ».

A l’âge de 3 ans, He Junquan est frappé par un courant électrique à haute tension. Il perd ses deux bras et deux côtes. Il a depuis besoin de quelqu'un pour l'aider, notamment pour manger et s’habiller. Il s’aperçoit un jour qu’il peut nager et retrouve la joie de vivre dans un étang.

Son don pour la natation est découvert par l’entaîneur Ai Yong il y a 11 ans. Il commence alors à s’entraîner régulièrement. De l’étang devant sa maison à la piscine, son premier défi est de sortir de l'eau. Au début, il ne peut pas se passer de l’aide de son entraîneur. Mais après de nombreux exercices, il peut finalement sortir par lui-même à l'aide de ses jambes. Cependant, lors des compétitions de natation, qui exigent de la vitesse, il faut toucher rapidement la paroi de la piscine avec les mains quand on atteint l’arrivée. Amputé des deux bras, He Junquan, quant à lui, ne peut faire autrement que de heurter la paroi avec sa tête. Il devient progressivement un expert du "coup de boule".

He Junquan, champion paralympique

Si j’utilise l’épaule au lieu de la tête pour toucher la paroi, j’éprouve davantage la résistance de l’eau quand je lève la tête. De plus, l’épaule est plus distante de la paroi.

(Journaliste : Tu dois heurter la paroi avec force, n’est-ce pas ?)

Oui. Il faut une force de 2 kg, sinon le chronomètre ne s’arrête pas. Il y a parfois des petits trous sur la planche où est installé le chronomètre. Je m’écorche souvent le cuir chevelu.

Lors qu’il se prépare pour les Jeux Paralympiques d’Athènes, He Junquan doit faire plus de 10 kilomètres à la nage, soit 100 allers et retours dans la piscine standard dont la longueur est de 50 mètres. Du fait de l’entraînement intensif de longue durée, il se blesse aux reins et au cou.

He Junquan, champion paralympique

"Puisque je heurte la paroi avec la tête, mes vertèbres cervicales et lombaires se déformaient. Je n’osais pas m’entraîner plus, sous peine d 'avoir encore plus mal aux reins. Il était fréquent que j’ai des nausées après avoir nagé un moment. Penché sur le bord de la piscine, je vomissais. Puis je retournais à mon entraînement. Ma petite-amie était alors chez moi. Je lui ai téléphonée. Elle a dit : « Comment peut-tu participer aux jeux dans un tel état ? Rentre chez toi si tu n'en peux plus. » Je lui ai répondu : « Non, je ne rentre pas chez moi. Je suis soldat maintenant. Si je dois donner ma vie, ce sera sur le champ de bataille. "

Non seulement la natation procure à He Junquan une scène pour déployer son talent, mais elle renforce aussi sa confiance en lui. Malgré son infirmité, il est indépendant et ne cesse de chercher à se perfectionner.

He Junquan, champion paralympique

Quans j’ai commencé à nager, je me suis fixé un objectif : surmonter toutes les difficultés, faire savoir à tous que je ne suis pas un fardeau.

Rédacteur: Baiyun  Origine:CCTV.com

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