Source: CCTV.com | 08-12-2009 06:30

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Marqués par des origines lointaines et une évolution complexe, les opéras traditionnels chinois n’ont cessé d’emprunter des éléments à la danse, à la musique, à la poésie, à l’acrobatie et aux arts martiaux pour finalement devenir un art en soi. Le chou est le personnage comique par excellence. On le reconnaît grâce à son disque blanc peint au beau milieu du visage. Son rôle est de faire des bouffonneries, et la façon de le représenter est libre. En fait, si l’on veut parler du rôle de bouffon, on ne saurait faire omission de l’opéra des lanternes, originaire du nord du Sichuan. C’est un genre souvent très drôle qui fait la part belle à la vie quotidienne des habitants de cette région et qui s’est développé en fusionnant différentes traditions folkloriques telles que la danse du dragon, la danse du lion, le théâtre d’ombres ainsi que le théâtre du singe. L’opéra des lanternes a souvent sa place lors de grandes fêtes ou de cérémonies.

Généralement, l’opéra des lanternes tournent autour de comédies et de farces. La pièce « Bao le juste se regarde dans le miroir » en est un bon exemple. Dans cette pièce, la figure de ce célèbre fonctionnaire juste et droit laisse place à un Bao plutôt prosaïque. Après avoir tué sous le coup de la colère Chen Shimei, l’époux de la princesse, il rentre chez lui l’esprit tourmenté et boit pour dissiper ses soucis. Alors qu’il se regarde dans un miroir de bronze, il est tout à coup saisi d’effroi en constatant qu’il n’a plus de tête ! Comme on peut le voir, cet exemple illustre bien que c’est le bouffon qui tient le rôle principal dans ce genre d’opéra.

Liu Guangchun


Rédacteur: Juliette