Il s’agit d’un instrument que l’on retrouve dans le monde entier. Nommé cymbalon en Europe, il appartient à une grande famille d’instruments. Au Moyen-Orient ainsi qu’en Asie du Sud, il est appelé santur. En Chine, on l’appelle yangqin. En outre, le renouveau incessant de cet instrument témoigne de sa vitalité. Dans l’émission d’aujourd’hui, des tympanons venus des 4 coins du monde vont se retrouver devant nous pour notre plus grand plaisir. Bienvenue dans l’univers coloré du tympanon !
Le Yangqin, ou en français le tympanon, est originaire du Moyen-Orient. Il a été introduit en Chine dans les années 1650 et son usage s’est d’abord répandu dans la province du Guangdong. Il se caractérise par un timbre clair et cristallin. Joué lento, cela fait penser au glouglou d’une source ; joué allégro, il est comme le murmure d’un ruisseau. Ainsi, dans l’orchestre national de Chine, c’est un instrument indispensable. Sa forme qui rappelle celle d’un papillon, lui valut jadis le nom de " Qin Papillon ".
Le tympanon est l’un des instruments à cordes frappées les plus courants parmi les instruments traditionnels chinois. On peut également le retrouver sous le nom de cythare à cordes de fer ou cythare papillon. L’instrument se compose d’une caisse de résonance, de cordes, de chevalets, etc. Les techniques d’interprétation sont nombreuses et son timbre clair et cristallin lui vaut d’être joué en solo, d’être utilisé dans les ensembles, voire même d’accompagner certains chants traditionnels ou d’opéra. Ainsi, dans les ensembles et les orchestres de musique traditionnelle, il occupe une place très importante. Selon les historiens, le tympanon serait originaire de Perse et aurait été introduit en Chine dès la fin de la dynastie Ming. Son usage s’est largement répandu par la suite et quatre écoles se sont progressivement constituées : les tympanons du Guangdong, du Bas-Yangtsé, du Sichuan et du Nord-Est. Les années 1950 ont vu apparaître un grand nombre de nouvelles œuvres pour tympanon, dont des musiques pour solos, pour concertos de petite envergure et pour des musiques de chambre.
Le Yangqin est issu d’une grande famille. Il est en effet originaire de l’ancienne Perse et on l’appelle santur au Moyen-Orient. On l’a connu plus tard en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie. On peut retrouver ses traces tout autour du globe. D’après certaines recherches, il existerait plus d’une centaine de genres de tympanons dans le monde. Les experts divisent la famille du tympanon en trois systèmes, à savoir le système européen, le système oriental et le système chinois. Dans la famille du tympanon, le tympanon indien, autrement dit le santur, est reconnaissable entre tous. Appelé à l’origine“la cythare à cent cordes”, le santur est un ancien instrument du Cachemire. La légende veut qu’il ait été introduit en Iran au 17e siècle pour devenir un instrument de cour. Ce n’est que plus tard qu’il fut connu en Inde même où il donna des airs sublimes. Petit de taille et au registre moins étendu, le santur indien dispose de 22 notes pour chaque octave. Son style pour le moins exotique diffère tout à fait des styles européens et chinois.
Non content d’être un instrument traditionnel biélorusse, le cimbaly est aussi un instrument représentatif de la culture musicale de ce pays. Bien que les experts n’aient aucune idée des origines de cet instrument, il est largement répandu dans les villes et les villages de tout le pays. Ceux qui confectionnent cet instrument peuvent être des fabriquants aussi bien que des artistes. Le registre du cimbaly biélorusse se situe toujours entre une octave et demie et deux octaves et demie et son timbre est doux et mélodieux. Le cimbaly est un instrument maniable et léger et s’accompagne de deux maillets assez courts. De nombreuses écoles de Biélorussie proposent des cours de cimbaly, ce qui témoigne bien du profond attachement des biélorusses pour cet instrument.
Dès le 8ème siècle, les annales historiques de Hongrie font référence à un instrument appelé cymbalom. Ainsi, dans les années 1890, le cymbalom était déjà en Hongrie un instrument de prédilection. Il comprend trois parties principales : un jeu de 125 cordes, une caisse de résonance ainsi que des pieds démontables. On frappe les cordes à l’aide de petits maillets de bois ou de métal et son timbre a une grande puissance d’expression.
Le tympanon, appellé hackbrett en Suisse, est également répandu en Autriche et en Bavière. Avec un système de tons très simple, ce petit instrument se caractérise par un timbre à la fois moelleux et métallique.
Xue Ting
Rédacteur: Liu Yan